file trading, novembre 2009

Publié le par loïc abadie

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Nous allons d'abord faire pour ce mois un point sur l'analyse elliott à long terme du CAC, alors que le rebond semble avoir buté sur le niveau clé des 1100 sur le SP500, correspondant à l'accélération baissière associée au plus fort de la première vague de la crise datant du début octobre 2008.

Voici un décompte possible, dont le départ correspond dans les grandes lignes (mais adapté au CAC) à celui d'elliotwave (Bob Prechter) sur le SP500, et la suite est une interprétation personnelle faite à partir des niveaux du CAC depuis sa création (Le CAC ayant été créé depuis 1987 seulement, il n'est pas possible de proposer ici de décomptes corrects de la période 1987 -2000, et il vaut mieux pour cela se reporter aux indices US).

Ce décompte me semble le plus probable et le plus logique, parce que c'est celui qui prend le mieux en compte les observations faites sur les indicateurs de sentiment de marché depuis 2 ans, les objectifs visés (le plus bas des années 90, soit 1500 pour le CAC) me semblent réalistes, bien qu'assez optimistes dans le contexte actuel ou les déséquilibres accumulés depuis des décennies sont bien plus graves que pour la crise des années 30 (cela fera sans doute bondir certains haussiers, mais ce blog n'a pas vraiment pour but de résumer le consensus dominant de la place !), parce que cela suppose une baisse d'amplitude inférieure à celle de la crise des années 30.
Il faudrait donc pour qu'il se réalise qu'il y ait évidemment un retour à une situation de forte récession, mais que les pays émergents résistent suffisamment pour modérer ses impacts, et il n'est pas du tout impossible que l'on aille plus bas.

Le niveau de 2400 (résistance en 1994, support en 2003 et 2009), qui a joué un rôle important au cours des deux dernières décennies (résistance en 1994, support en 2003 et 2009) pourrait dans ce scénario être cassé au cours de la vague III.3.3, qui serait la partie la plus intense de la crise, mais serait retesté ensuite.

L'image agrandie



Faisons à présent un zoom à moyen terme, avec un détail de la vague III.1 dans laquelle nous serions si ce scénario baissier devait se réaliser : Après un rebond technique (cible possible : la zone 3700-3730) motivé par le pic du VIX passé nettement au dessus de sa bollinger supérieure, une nouvelle vague de baisse pourrait conduire le CAC vers la zone 3150-3200.

Nous voyons bien sur ce graphique que les pics du VIX au dessus de la bollinger supérieure sont associés aux points bas du SP500, donc à un signal de vente de position baissière (ou d'achat pour les haussiers).
Cependant si le marché redevient franchement baissier, notamment pour les vagues 3, le VIX pourra rester de nombreuses séances au dessus de cette bollinger, ce qui donnerait un signal de sortie de position baissière trop précoce.





Le décompte du CAC à moyen terme (détail du rebond II et de la vague 3.1. pour faire la correspondance avec le décompte LT précédent : W = II.a ; X = II.b ; Y = II.c).

image agrandie



Dans cette hypothèse, on pourra revenir en position baissière à partir de 3700-3730 sur le CAC (pour ceux qui croient dans le scénario baissier bien entendu), la moyenne long terme (20j) de l'equity put/call ratio laissant une large marge à la baisse si le rebond technique en cours depuis mars est terminé.

Un petit mot pour finir sur les fondamentaux de l'économie : c'est la caractéristique des vagues II de faire croire aux opérateurs que la nouvelle tendance de fond en cours (c'est à dire une longue baisse dans le cas présent) est terminée. On retrouve donc aujourd'hui  très logiquement une partie des comportements des années 2005-2007 : des prêts subprimes qui font leur retour, des bonus généreux dans les milieux financiers, de la spéculation sur les matières premières et les métaux précieux (avec des investisseurs de nouveau totalement convaincus qu'il s'agit du retour d'un grand marché haussier des matières premières), des consommateurs temporairement beaucoup plus confiants. Il faut à mon avis simplement y voir le signe d'une fin de rebond, avec une psychologie qui est redevenue proche de celle de 2007.

Le dynamisme réel de l'économie n'a pourtant rien à voir avec celui de la bulle de crédit précédente :

Le crédit (stat H.8 de la FED) continue de se contracter, et la reprise reste insignifiante au niveau de l'immobilier,  des ventes de détail, de l'activité industrielle.
La force de la récente hausse du VIX, passé en quelques séances de 21 à 31, montre enfin que l'aversion au risque est prête à flamber de nouveau à la moindre alerte, malgré les apparences.

 

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Jalil 08/12/2009 08:14



bonjour les traders


 


une reflexion ce matin pour prendre un peu de hauteur


sur l'analyse graphique de cette file je voudrai souligner la config du moment qui a presenté la figure du diamant avec trois top et un nouveau top en place


cette config ressemble a s'y meprendre a la periode septembre 2001 qui fini en juin 2002


pour moi nous sommes ds la periode apres triple top de janvier 2002 qui se termine le 28 janvier 02


la phase parabolique qui est suivie de baisse jusqu'en juin 2002 nous donne une idée de la mise ne place du scenario a venir


encore que , la bulle en place et la gravité du mal qui atteint le systeme economique mondial pourrait accelerer violemment cette phase


la responsabilité des politiques ds la situation extremement explosive des places foinancieres ne semble que plus evidentes ; ils ont arrosée le feu avec de l'essence et lui ont tourné le dos


le probleme c'est que le politique ne pourra plus faire appel a la carte utilisée la derniere fois : les temps a venir sont plus que sombres !


 


 


 


 



alix 08/12/2009 05:59


@ bxx
Je me suis peut-etre trompe, mais il m'a semble que ta reponse "bandes velpeau" etait sarcastique et un brin agressive a mon egard. Voila le pourquoi de mon post.
Au cas ou je me serais trompe, je te prie de bien vouloir m'en excuser.
Alix.


eco 08/12/2009 04:33



Bonsoir a tous et a toutes,

"Craintes d’un second krach financier de très forte intensité !"



Dans les hautes sphères du milieu politique
allemand la crainte d’un second krach financier international dépassant en intensité et en impact celui de l’automne 2008 augmente de jour en jour.


Ce week-end, la chancelière Angela Merkel et le ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, (tous deux de l’Union chrétienne-démocrate, CDU) ont mis en garde que la crise économique était loin d’être
terminée. « Nous avons tout d’abord réussi à limiter les effets de la crise sur les gens, mais le plus dur est à venir, » a dit Merkel au cours d’une réunion du CDU.


Schäuble a comparé la présente crise financière à la chute du Mur de Berlin vingt ans plus tôt. « La crise financière changera le monde aussi profondément que le fit la chute du Mur [de Berlin].
L’équilibre entre les Etats-Unis, l’Asie et l’Europe est en train de se déplacer radicalement, » a-t-il déclaré au journal Bild am Sonntag. Il a également appelé les banquiers à faire preuve de
retenue dans le versement des bonus.


Jean-Claude Trichet, le président de la Banque centrale européenne, a émis des craintes quant à un effondrement social en cas d’une nouvelle série de faillites bancaires. « Il est certainement trop
tôt pour dire que la crise est finie, » a-t-il déclaré lors d’un congrès bancaire à Francfort en ajoutant l’avertissement : « Nos démocraties n’accepteront pas une seconde fois de voler au secours
de l’économie financière avec l’argent des contribuables. »


L’énorme bulle spéculative qui s’est formée sur les marchés d’actions au cours de ces huit derniers mois est considérée être le plus gros facteur de risque d’un nouveau krach. Les indices boursiers
les plus importants, le Dow Jones, le Nikkei japonais et le DAX allemand, ont grimpé de 50 à 60 pour cent depuis mars. Les cours du pétrole brut, du cuivre et d’autres matières premières ont plus
que doublé. Ces énormes augmentations ne sont fondées sur aucune croissance économique correspondante. Au contraire : l’activité économique a chuté dans de nombreux pays et de nombreuses
entreprises affichent encore des pertes.


La montée des cours est due à la quantité énorme de liquidités que les gouvernements et les banques centrales ont injectée dans l’économie. Les institutions financières sont en mesure d’emprunter à
taux d’intérêt quasi zéro des sommes d’argent illimitées auprès des banques centrales et de réaliser ainsi des gains spéculatifs considérables. De même, les milliers de milliards provenant de
l’argent des contribuables et qui ont été dépensés pour renflouer l’économie ne sont pas utilisés pour des investissements mais sont destinés à des activités spéculatives, à l’octroi de dividendes
élevés aux actionnaires et au versement de bonus exorbitants aux banquiers.
« Les cours boursiers grimpent parce que l’argent doit aller quelque part, et non pas, parce que les actions en soi sont considérées comme
attractives, » écrit l’hebdomadaire économique allemand Wirtschaftswoche, dans son analyse de l’actuel essor boursier. Selon le magazine, le price earning ratio (PER), le rapport du cours d’une
action au bénéfice par action d’une entreprise d’un secteur donné, a atteint un maximum historique de 133. A partir d’un PER de 14 ou plus l’on estime que les actions sont
surévaluées. 

suites ===> http://www.spreadthetruth.fr/?p=5926
 


Video à voir 07/12/2009 22:50




Bonsoir à tous


Concernant l'or, l'europe, la dette américaine, bretton wood


j'ai trouvé sur le net une série de vidéo réalisé par un inspecteur des finances que j'ai apprécié.


c'est là:
http://www.dailymotion.com/video/x9us1s_qui-gouverne-la-france-1-de-7_news


il y en a donc 7. les premières et les dernières sont bien au milieu c'est parfois un peu longuet.



bonne video



bxx 07/12/2009 19:02


Alix,merci pour tes conseils affectueux.Il me vont droit au coeur.Entre deux mises au point de ta super méthode, tu veux bien pousser mon fauteuil dans les champs alentour?