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Mercredi 4 novembre 2009
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Nous allons d'abord faire pour ce mois un point sur l'analyse elliott à long terme du CAC, alors que le rebond semble avoir buté sur le niveau clé des 1100 sur le SP500, correspondant à l'accélération baissière associée au plus fort de la première vague de la crise datant du début octobre 2008.

Voici un décompte possible, dont le départ correspond dans les grandes lignes (mais adapté au CAC) à celui d'elliotwave (Bob Prechter) sur le SP500, et la suite est une interprétation personnelle faite à partir des niveaux du CAC depuis sa création (Le CAC ayant été créé depuis 1987 seulement, il n'est pas possible de proposer ici de décomptes corrects de la période 1987 -2000, et il vaut mieux pour cela se reporter aux indices US).

Ce décompte me semble le plus probable et le plus logique, parce que c'est celui qui prend le mieux en compte les observations faites sur les indicateurs de sentiment de marché depuis 2 ans, les objectifs visés (le plus bas des années 90, soit 1500 pour le CAC) me semblent réalistes, bien qu'assez optimistes dans le contexte actuel ou les déséquilibres accumulés depuis des décennies sont bien plus graves que pour la crise des années 30 (cela fera sans doute bondir certains haussiers, mais ce blog n'a pas vraiment pour but de résumer le consensus dominant de la place !), parce que cela suppose une baisse d'amplitude inférieure à celle de la crise des années 30.
Il faudrait donc pour qu'il se réalise qu'il y ait évidemment un retour à une situation de forte récession, mais que les pays émergents résistent suffisamment pour modérer ses impacts, et il n'est pas du tout impossible que l'on aille plus bas.

Le niveau de 2400 (résistance en 1994, support en 2003 et 2009), qui a joué un rôle important au cours des deux dernières décennies (résistance en 1994, support en 2003 et 2009) pourrait dans ce scénario être cassé au cours de la vague III.3.3, qui serait la partie la plus intense de la crise, mais serait retesté ensuite.

L'image agrandie



Faisons à présent un zoom à moyen terme, avec un détail de la vague III.1 dans laquelle nous serions si ce scénario baissier devait se réaliser : Après un rebond technique (cible possible : la zone 3700-3730) motivé par le pic du VIX passé nettement au dessus de sa bollinger supérieure, une nouvelle vague de baisse pourrait conduire le CAC vers la zone 3150-3200.

Nous voyons bien sur ce graphique que les pics du VIX au dessus de la bollinger supérieure sont associés aux points bas du SP500, donc à un signal de vente de position baissière (ou d'achat pour les haussiers).
Cependant si le marché redevient franchement baissier, notamment pour les vagues 3, le VIX pourra rester de nombreuses séances au dessus de cette bollinger, ce qui donnerait un signal de sortie de position baissière trop précoce.





Le décompte du CAC à moyen terme (détail du rebond II et de la vague 3.1. pour faire la correspondance avec le décompte LT précédent : W = II.a ; X = II.b ; Y = II.c).

image agrandie



Dans cette hypothèse, on pourra revenir en position baissière à partir de 3700-3730 sur le CAC (pour ceux qui croient dans le scénario baissier bien entendu), la moyenne long terme (20j) de l'equity put/call ratio laissant une large marge à la baisse si le rebond technique en cours depuis mars est terminé.

Un petit mot pour finir sur les fondamentaux de l'économie : c'est la caractéristique des vagues II de faire croire aux opérateurs que la nouvelle tendance de fond en cours (c'est à dire une longue baisse dans le cas présent) est terminée. On retrouve donc aujourd'hui  très logiquement une partie des comportements des années 2005-2007 : des prêts subprimes qui font leur retour, des bonus généreux dans les milieux financiers, de la spéculation sur les matières premières et les métaux précieux (avec des investisseurs de nouveau totalement convaincus qu'il s'agit du retour d'un grand marché haussier des matières premières), des consommateurs temporairement beaucoup plus confiants. Il faut à mon avis simplement y voir le signe d'une fin de rebond, avec une psychologie qui est redevenue proche de celle de 2007.

Le dynamisme réel de l'économie n'a pourtant rien à voir avec celui de la bulle de crédit précédente :

Le crédit (stat H.8 de la FED) continue de se contracter, et la reprise reste insignifiante au niveau de l'immobilier,  des ventes de détail, de l'activité industrielle.
La force de la récente hausse du VIX, passé en quelques séances de 21 à 31, montre enfin que l'aversion au risque est prête à flamber de nouveau à la moindre alerte, malgré les apparences.

 
Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Dimanche 25 octobre 2009
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Nota : il semble y avoir de temps à autres des problèmes d'affichages des commentaires sur la plate-forme d'over-blog uniquement avec le navigateur internet explorer. Je ne peux malheureusement rien y faire, ne faisant qu'utiliser les services d'over-blog. Pour éviter ces problèmes, il est préférable d'utiliser un autre navigateur, comme firefox ou opéra 10 (un des plus rapides et des plus efficaces).


Le mouvement de rebond en cours sur les indices montre des signes d'essoufflement depuis environ 2 mois :


Commençons par un graphique du SP500 (réalisé à partir de stockcharts) :



Nous constatons que :

- Le SP500 est arrivé au contact d'une oblique baissière passant par son plus haut de 2007 et par le sommet du rebond de mai 2008.

- Cet indice a également comblé son gap d'octobre 2008 qui correspondait au paroxysme de la première séquence baissière de la crise en cours.

- Des divergences baissières sont en place sur la plupart des oscillateurs (RSI, MACD, chaikin money flow).

- Deux indices importants (le DJ transports et le Russell 2000) n'ont pas été en mesure de confirmer la hausse du SP500 et se sont contentés de réaliser une figure en double sommet.

Au niveau des indicateurs de sentiment de marché, presque tous militent en faveur d'une baisse dans les semaines et mois à venir :

- Le VIX est au plus bas depuis plus d'un an.

- L'equity put/call ratio (moyenne à 10 jours) forme une figure qui rappelle étrangement celle observée au cours du sommet de l'été 2007 :


- L'OBSG est au plus haut depuis l'été 2007.

- Le bull-bear spread forme une sorte de plateau, qui ressemble à celui de l'été 2007.

Sur le CAC, les divergences baissières sont les mêmes, mais le décompte elliott, avec un rebond correctif complexe ne nous renseigne pas vraiment sur le moment exact de la fin du rebond (tout ce que l'on peut dire est que la hausse en cours depuis mars est un mouvement correctif, ce qui signifie qu'une nouvelle séquence baissière est à venir, et que les investisseurs de long terme ont intérêt à ne pas prendre de positions à l'achat dans le contexte actuel). Voici malgré tout un décompte baissier (image agrandie), en sachant que de nombreuses alternatives sont possibles.



En résumé, il y a une opportunité baissière dans une optique de swing moyen terme (objectif 3400 sur le CAC dans un premier temps) qui peut être tentée.
Un stop peut être placé vers 3920 sur le CAC (juste au dessus des plus hauts d'octobre) pour ceux qui ne veulent pas prendre trop de risques (le franchissement des 1110 sur le SP500 et de son oblique baissière dans des volumes importants serait mauvais signe à court terme pour les baissiers, et le risque d'une poursuite de la hausse du CAC vers 4200 existe).

P.S : une petite info que j'ajoute après la rédaction de cet article : le PIB US (estimation avancée qui sera publiée jeudi à 13h30 (heure de Paris) est attendu en hausse importante pour le T3 2009 (+3,2% en rythme annualisé), même si il restera en forte baisse sur un an.
Reste à savoir si cette "nouvelle" (qui n'en est pas encore une, mais qui a de fortes chances de se réaliser à quelques dixièmes près) a déjà été prise en compte par les investisseurs (c'est certainement le cas pour les professionnels) ou si elle sera en mesure de provoquer un sursaut haussier en fin de semaine (sous l'effet des petits porteurs achetant cette nouvelle).





Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Dimanche 18 octobre 2009

 

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En Europe :


Selon les statistiques de la banque centrale européenne, le crédit s’est contracté de façon générale, celui des ménages étant encore en très légère hausse. Nous sommes en tout cas bien loin des rythmes de hausse de 8 à 10% d’avant crise, et les politiques de relance ne sont visiblement pas parvenues à leurs fins.

Voici le tableau résumé des montants de prêts observés, en milliards d'euros.



Janvier 2009

Août 2009

variation (rythme annualisé)

Prêts globaux ( zone euro)

18 203

17 786.5

-3,9%

Ménages (zone euro)

4 893.8

4 901.8

+0,3%

Prêts globaux (France)

3 979.5

3 948

-1,4%

Ménages (France)

926

935

+1,7%

 

Aux Etats Unis :


- La statistique Z1 portant sur le 2ème trimestre 2009 a montré une répétition à l’identique de ce qui avait été constaté au 1er trimestre : la fuite en avant effrénée du gouvernement US (dette publique en hausse de 28% en rythme annualisé) a été incapable d’enrayer la contraction du crédit des autres secteurs :


-1,7%/an pour les ménages.

-1,8%/an pour les entreprises.

-12,2% par an pour les institutions financières.


En global (hausse de la dette publique comprise), le crédit s’est contracté de 123 milliards de $...laissant malgré tout la montagne de dettes du système presque intacte (52 792 milliards de $) pour « nourrir » les prochaines étapes à venir de la dépression économique.


Les données plus récentes (statistiques H8 de la FED) montrent que la contraction du crédit s’est poursuivie sur le 3ème trimestre en ce qui concerne le crédit à la consommation, et s’est même accélérée si on considère l’ensemble des prêts bancaires.

 

 

 

 

 

 


Conclusion :


- Les plans de relance ont échoué dans leur objectif de relancer le crédit.


- Aucune reprise durable n’est à attendre dans ce contexte, vu que la période de croissance qui a précédé était entièrement provoquée par l’expansion du crédit.


- La situation actuelle est sans doute plus mauvaise qu’à la fin 2008, parce qu’au problème du surendettement global du système (toujours pas réglé) s’est ajouté un nouveau problème : celui de la dette publique et de la marge de manœuvre de l’état qui se réduit un peu plus chaque mois.

 

- Dans ce contexte, les marchés US, avec des rendements sur dividende de 2,2% pour le SP500 et des PER 2010 estimés à 25 (dans l’hypothèse où tout se passerait bien au niveau de l’économie !) sont surévalués à l’extrême, et je ne vois  aucune raison de modifier pour le moment mon objectif à long terme d’un retour des indices à leurs niveaux du début des années 90 : Dow 3000-3500, SP500  vers 300-360 (l'alternative nettement moins probable, mais évidemment non exclue, étant un scénario à la japonaise, avec 10 ou 15 ans de correction plus douce avec alternance de rebonds et de corrections dans une tendance globale presque horizontale, sur le modèle du Nikkei des années 90).

 

Pour finir, un petit graphique des ventes de véhicules légers aux USA, qui résume à lui seul l'effet des "plans de relance" et l'absurdité de ceux-ci : La relance"du secteur automobile a consisté en un programme de prime à la casse appelé "cash for clunkers".

Avec ce programme, le gouvernement a effectivement obtenu d'incontestables résultats...qui ont duré 2 mois (juillet-août 2009), puis les ventes sont retombées à niveau d'avant plan dès la fin du programme (septembre 2009).

Le coût du véhicule supplémentaire vendu grâce au plan "cash for clunkers" est estimé à plus de 45 000$ par Avery Goodman...Toute "l'efficacité" économique des politiques de relance de la demande s'exprime ici : Une pluie de dollars jetée par la fenêtre en pure perte pour repousser le problème de quelques mois en l'aggravant au final.


A ce prix, le gouvernement pourrait d'ailleurs aussi bien acheter lui même les voitures en question (ce serait logique vu qu'il entretient dans le même temps des constructeurs non viables suivant les "bons principes" collectivistes), pour les offrir par exemple à une loterie générale (ou pourquoi pas, sur le modèle de l'ex-URSS, à de "méritants" apparatchiks keynésiens ayant  suffisamment contribué au grand effort national de fuite en avant).



Par loïc abadie - Publié dans : économie générale
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Dimanche 13 septembre 2009
J'ai déjà parlé à plusieurs reprises (catégorie inflation / déflation du blog) d'une première force de nature à limiter fortement la capacité des dirigeants à créer une quantité de monnaie et de dette suffisante pour contrer l'implosion en cours de la bulle de crédit privé à l'origine de la crise actuelle : Le fait qu'au delà d'un certain niveau de fuite en avant dans la dette de l'état et des autorités monétaires, le marché refuserait d'absorber les suppléments de dette et que les taux monteraient, ce qui ne ferait que précipiter le deleveraging et au final la déflation.

Mais depuis quelques mois, une autre force commence à se manifester : celle de la foule.

Avant la crise, la confiance était très élevée, et l'aversion au risque quasiment nulle : les opérateurs s'endettaient massivement, les ménages avaient un taux d'épargne historiquement bas et voisin de 0.
Cette situation était le résultat d'une période de stabilité et de calme assez exceptionnelle, en cours depuis plusieurs décennies (en gros depuis l'après-guerre aux USA, sensation de sécurité qui a encore augmenté avec la fin de la guerre froide).
Avec l'arrivée de la crise, cette vague de confiance a commencé à refluer, et les opérateurs ont redécouvert l'aversion au risque, et commencent à adopter des comportements plus frugaux...A l'exception de l'état bien entendu, qui pratique la fuite en avant dans la dette au rythme moyen de 1500 à 2000 milliards de $/an aux USA.

La grande nouveauté est que les électeurs américains commencent aujourd'hui à demander à l'état plus de maîtrise des dépenses, et commencent à s'inquiéter de l'explosion des déficits publics...En un mot, ils demandent à l'état plus de frugalité, ce qui va à l'encontre des politiques actuelles de relance de la consommation par le déficit et la dette.

Quelques faits :

- Le pourcentage d'avis favorables sur la politique du Congrès est au plus bas depuis 24 ans (sondage du 2/9, article).
- Le déficit public fait maintenant partie des 5 principales sources d'inquiétude des ménages US (article).
- La cote de popularité d'Obama chute régulièrement depuis plusieurs mois, principalement à cause de la politique économique : lien 1   lien 2.

Encore bien plus étonnant, une manifestation contre la réforme du système de santé et les dépenses publiques excessives  a eu lieu ce samedi (12/9/09) sous le nom de "tea party". Le nombre de participants a été apparemment exceptionnel, et au delà des prévisions, avec des estimations allant jusqu'à 2 millions de personnes (mais très variable évidemment selon le bord politique d'où elles viennent). article 1 (examiner) ;  article 2 (daily mail)

Il aurait certainement été inimaginable que dans la période de bulle des années 90 - début 2000 1 ou 2 millions de personnes manifestent  (ou même simplement quelques centaines de milliers) pour demander des choses aussi surprenantes que "moins de protection sociale", "moins de dépenses publiques" et "plus de rigueur budgétaire". Nous sommes ici à l'opposé exact du "toujours plus" décrit par François de Closets au sujet de la France.

Ces évolutions se produisent pourtant à un moment où la récession marque une pause, et où le contexte est relativement favorable à l'équipe dirigeante en place...Si la récession reprend dans les années à venir comme je le pense, l'aversion au risque augmentera encore, et avec elle la pression de la foule vers plus de frugalité et de rigueur. Et les dirigeants, très sensibles à l'opinion publique pourraient alors changer de politique et abandonner la doctrine  actuelle (relance incessante de la demande par les déficits publics et la dette).

Tout cela est évidemment déflationniste.

Un dernier graphique pour finir : les prêts des banques commerciales (stat H8 de la FED).

Nous constatons que malgré tous les efforts déployés par l'état et la politique de quantitative easing mise en oeuvre, la contraction du crédit s'est nettement accélérée depuis trois mois, et que nous sommes repassés sous la barre des 7000 milliards de $, et aussi sous le niveau du début de la politique de Q.E qui remonte à l'automne 2008. L'état n'a apparemment pas la capacité de s'opposer à l'implosion de la bulle de crédit en cours, et l'aura de moins en moins à l'avenir...Négliger la force des pressions déflationnistes à l'oeuvre actuellement  et pour les prochaines années est à mon avis une grosse erreur, surtout si l'évolution du sentiment dominant vers la frugalité se confirme à l'avenir au sein de l'électorat US !











Par loïc abadie - Publié dans : inflation et déflation
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Mercredi 2 septembre 2009
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Voici une série de graphiques sur le sentiment des opérateurs en cette rentrée de septembre.


Le ted-spread (source : Bloomberg) est de retour à ses étiages de 2007, comme si rien ne s'était passé et que les banques se faisaient de nouveau totalement confiance entre elles :



Le spread entre les obligations Aaa et Baa est aussi de retour à des niveaux bas, identiques à ceux de la fin 2007-début 2008. Les opérateurs sont ici aussi très confiants, puisqu'ils semblent estimer que le risque de défaillance des obligations à risques (Baa) n'est pas plus élevé aujourd'hui qu'à la fin 2007.




Le VIX n'est quand à lui pas encore de retour aux étiages exceptionnels de 2007. Mais il a touché au mois d'août un support oblique de long terme, qui peut là aussi indiquer un niveau de confiance très élevé compte tenu du contexte actuel.



Le même constat peut être fait sur le marché français (indice VCAC) :




Le bull-bear spread, à 31,8% est lui aussi proche des sommets moyens des années 2006-début 2008 (35%) :



Le put/call ratio  (courbe verte) a retouché ses plus bas de 2007 :



Le nova/ursa enfin a marqué au début août un pic qui n'avait pas été observé depuis la fin 2007 (un nouveau pic étant cependant possible).

Tous ces éléments montrent une chose : le niveau d'optimisme des investisseurs est revenu à des sommets proches de ceux observés avant la crise. Si on considère que cette crise n'est pas terminée (hypothèse défendue et développée dans ce blog), alors cela signifie que le rebond en cours depuis mars 2009 est soit déjà terminé, soit très proche de sa fin.

Voici le décompte elliott associé pour le CAC (image agrandie), avec deux options : un décompte noir baissier immédiat, et un décompte rouge comportant une prolongation de la vague C qui nous amènerait un peu au dessus de 3800 points.

Il est impossible pour le moment de départager ces deux décomptes, le décompte baissier noir étant quand même légèrement favori vu la saisonnalité (septembre est traditionnellement baissier), et surtout le nombre d'indicateurs de sentiment de marché déjà à des niveaux de sommet.

Comme arguments en faveur du décompte rouge par contre, nous avons le fait que le VIX soit déjà proche de 30 alors que les marchés n'ont que peu corrigé pour le moment, et la résistance curieuse de l'or (qui semble sortir d'un triangle de consolidation pour démarrer une nouvelle poussée haussière) et de l'euro.



Le seuil clé à retenir pour que le décompte rouge soit invalidé est 3400 sur le CAC et surtout 980 sur le SP500 (indice qui dirige les autres). Si ces 980 sont cassés, il n'y aura plus qu'à attendre un petit rebond (1.2 du décompte noir) pour passer short sur les indices dans le cadre du début d'une nouvelle grande séquence baissière,  qui gagnerait alors beaucoup en probabilité. Sur ce graphique du CAC, seule les vague 1.1 à 1.5 de cette séquence baissière sont représentées, la totalité de la séquence ayant pour objectif minimal la cassure des plus bas de 2003.

Tant que ces 980 ne seront pas cassés, il vaudra mieux être prudent et attendre (pour ceux qui ne sont pas déjà en position).

Pour ceux qui sont investis sur les marchés actions enfin, il est à mon avis vivement conseillé de les alléger fortement ou de les solder, sauf cas très particuliers, le potentiel restant étant très limité à la hausse, et le risque à la baisse étant au contraire très grand vu les sentiments de marchés anormalement optimistes compte tenu du contexte économique réel.



Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Mercredi 5 août 2009
Voici le décompte elliott que je propose pour le CAC début août (qui reprend en bonne partie les décomptes précédents). Lien pour l'image agrandie.



Et le détail du rebond long en cours depuis mars, qui est assez complexe (il existe évidemment d'autres possibilités) :
image agrandie



Dans cette hypothèse, il nous resterait à faire une correction puis une petite vague de hausse avant le démarrage de la grande séquence baissière suivante.

Les indicateurs de sentiment de marché ne sont pas encore homogènes : le bull-bear spread et le VIX indiquent déjà un niveau d'optimisme assez élevé, mais ils ont encore une petite marge de progression. La vague A de juillet s'est également faite dans d'assez bons volumes sur le SP500, ce qui laisse penser que le rebond pourrait ne pas avoir épuisé complètement son potentiel.
Par contre, le nova/ursa est déjà au plus haut depuis la fin 2007, et les oscillateurs classiques (RSI, chaikin money flow) sont au plus haut depuis mai 2007 et sont déjà compatibles avec une fin de rebond (ou au moins favorables à une correction du marché).
Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Lundi 27 juillet 2009
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C'est le nouveau bouc émissaire et le sport favori d'une certaine blogosphère économique : dénoncer les agissements de Goldman, ses bénéfices « intolérables », son « trading algorithmique » et ses pratiques en matière de spéculation.


Etant un éternel contrarien, et n'aimant pas hurler avec les loups, je voudrais juste soulever trois points essentiels, que les auteurs de blogs spécialisés dans le populisme et les fantasmes de gauche radicale se gardent bien d'aborder :


1)    Qu'est-ce qui est plus gênant : Qu'une banque commerciale fasse 3,44 milliards de $ de bénéfice, en partie grâce à l'argent que l'état et la FED jettent en abondance par les fenêtres sans aucun contrôle, ou bien que l'état US vole aux générations futures et aux épargnants raisonnables 2000 milliards de $ en un an (c'est le montant de l'augmentation de la dette publique US), soit 600 fois plus que le bénéfice de Goldman, pour réaliser des « relances » qui ne fonctionnent pas ?


2)    Peut-on reprocher à des banques d'essayer de s'adapter et de tirer parti d'un système absurde basé sur la fuite en avant dans la dette et une cavalerie à grande échelle instituée par l'état ?


3)    Je suis tout à fait d'accord pour dire que le trading algorithmique, ou quantique, les paris à leviers 50 ou 100 sur le forex et d'une façon générale la spéculation excessive n'ont aucune utilité sociale ou économique. Mais qui fournit le carburant de cette spéculation ?

La réponse est très simple : les crédits et  liquidités surabondantes déversés par les politiques de relance keynésiennes et le système monétaire à réserve fractionnaire...Une fois de plus la politique de l'état en faveur du crédit est la cause du problème.

Dans un système à réserve pleine où le crédit serait limité, chacun spéculerait avec son argent, pas celui des autres, et le problème de la spéculation excessive serait réglé de façon simple, naturelle, et sans contraintes.


Je ne défends pas ici spécialement Goldman ou n'importe quelle autre banque, je trouve simplement que dénoncer des boucs émissaires est décidément un moyen très commode de masquer le vrai problème.

Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
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Dimanche 26 juillet 2009
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Voici un petit bilan d'étape sur l'économie US, les résultats des plans Bush-Paulson-Obama-Geithner.
On me pardonnera les fonds de certains graphiques, je faisais simplement quelques tests des fonctions décoratives de mon tableur à partir d'images trouvées (presque) au hasard sur le web :-)

Commençons d'abord par les domaines où ces plans ont produit des résultats incontestables, et très largement au delà des "espérances" de leurs promoteurs :

La croissance de la dette publique (source)



Le rythme de creusement de la dette nette US (j'entends pas "dette nette" ce que l'état doit aux autres acteurs économique, donc hors dette intra-gouvernementale) s'est maintenu au rythme moyen d'environ 1000 milliards de $ par semestre.
La somme due par l'état a donc augmenté d'environ 38% en à peine plus d'un an.

L'évolution du taux de chômage.

Il y a plusieurs chiffrages possibles du taux de chômage US (donnes  BLS) : le chômage au sens strict (personnes à la recherche d'un emploi, n'exerçant aucune activité), et une mesure au sens large, incluant notamment les personnes obligées de travailler à temps partiel pour des raisons économiques).


 
On trouvera ici en comparaison ce que le taux de chômage était censé faire dans un univers imaginaire keynésien où les "plans de relance" auraient l'efficacité qu'on leur prête.

Pour le moment, le taux de chômage au sens large est passé de 8% avant le démarrage de la crise à 16,5% aujourd'hui, c'est à dire qu'un travailleur américain sur 12 a perdu son emploi partiellement ou totalement. Ce qui ne sera évidemment pas sans conséquences sur la "reprise" que l'on nous promet, d'autant que cette hausse est loin d'être terminée.

Continuons à présent par les mesures centrales de l'activité économique : ventes au détail, immobilier, véhicules, activité manufacturière.

ventes au détail :



ventes de véhicules légers



ventes de logements neufs



Index de la production industrielle des USA



Tout ce que nous pouvons dire à la lecture de cette série de graphiques est qu'il n'y a aucun rebond sérieux de l'activité, nous observons simplement pour l'instant un palier dans la récession.

Signalons aussi cet article synthétique sur l'actualité économique US à partir du trafic ferroviaire, avec de nombreux indicateurs.

Les indices de confiance à présent.

Sur ce plan par contre, le rebond est incontestable, les consommateurs semblent avoir repris espoir, même si leur niveau de confiance reste encore faible. On trouvera ici l'indice de confiance du Michigan, d'autres indices présentent le même aspect.
Le seul problème est que cet "espoir" n'a aucune traduction concrète pour le moment.

Les deux indicateurs les plus positifs de ce tableau sont les ISM manufacturiers et services, qui ont rebondi de façon importante. Mais ils restent sous la barre des 50 signalant une contraction de l'activité, ce qui confirme ce que nous venons de voir, à savoir un simple palier dans la récession.

Que penser de la suite ? Est-ce que ce palier peut se transformer en véritable reprise ou est-ce que la descente va reprendre son cours après une pause ou un faible rebond de quelques mois ?

Pour ma part, je maintiens mes prévisions de poursuite de la descente, dans un contexte qui est pour moi celui d'une vraie dépression économique (prévision d'une chute du PIB de plus de 10% entre le point haut et le point bas de la crise), pour plusieurs raisons :

1) Malgré sa politique de cavalerie sans précédent, l'état US est incapable de relancer le crédit, et c'était cette seule expansion du crédit qui avait permis de réaliser la croissance artificielle des années 2000.

La statistique Z1 de la FED a montré que la dette totale des USA a baissé (très légèrement) au 1er trimestre 2009, fait sans précédent depuis des décennies de croissance du crédit, et ce malgré la frénésie d'emprunt du gouvernement que nous avons vu plus haut dans cet article.
Au niveau des prêts détenus par les banques commerciales (statistique hebdomadaire H8 de la FED), la tendance est la même : après un sursaut à l'automne 2008 lié au plan Bush, la tendance à la baisse a repris, malgré toutes les efforts de l'état en matière de déficit et de gaspillage d'argent public :



Pour relancer le crédit et le faire revenir au rythme des années précédentes, il faudrait que l'état dépense au moins 4000 milliards de $ chaque année uniquement au titre de la fuite en avant dans la dette (et sans doute plus, vu que les autres secteurs n'augmentent plus leur endettement, mais le réduisent), soit environ 1 plan Obama tous les 2 mois.
Si on arrivait à ce niveau de dépenses, la cavalerie croissance des années précédentes pourrait effectivement repartir, peu avant une faillite totale de l'état US. En cela, le prix Nobel Paul Krugman,  keynésien "ultra" et admirateur de Charles Ponzi et de Bernard Madoff a "raison" de dire qu'il faudrait creuser encore plus le déficit des USA et voler encore plus d'argent aux générations futures et aux épargnants raisonnables pour "contrer" la crise (il oublie juste de parler du désastre qui se produirait après les quelques trimestres de "reprise" qu'il aurait ainsi obtenus).

2) La marge de manoeuvre de l'état se réduit chaque mois :

A cause de la crise, les recettes de l'état US fondent en effet rapidement, et ont baissé de plus de 22% en un an. Dans le même temps, les dépenses de ce même état ont augmenté de presque 80%.




Une telle gestion peut-elle être prolongée durablement ?
La réponse est évidemment non (sauf si on écoute les extrémistes de la cavalerie comme P.Krugman).
Deux forces viendront contrer rapidement ce mouvement, et limiter la marge de manoeuvre de l'état (dont la capacité d'action est déjà insuffisante) :

- Les taux d'intérêt. Le premier avertissement s'est produit au printemps 2009 quand les taux des prêts hypothécaires ont commencé à monter en suivant les taux des emprunts d'état. Les choses sont plus ou moins rentrées dans l'ordre pour le moment, mais la pression augmentera à chaque tentative des dirigeants d'augmenter encore le niveau des dépenses et de l'endettement public.

- L'opinion publique. C'est pour moi l'élément le plus important. J'attaque souvent les "keynésiens" ici et leur politique de fuite en avant. Mais je n'oublie pas que cette politique n'est que l'expression de la volonté d'une foule euphorique.
Avec l'arrivée de la crise le sentiment de foule commence à changer, comme le montre ce sondage à mon avis capital pour la suite  : 60% des américains sont à présent opposés à l'adoption d'un nouveau plan de relance, contre 27% seulement qui y sont favorables. La volonté de rigueur budgétaire se fait de plus en plus forte, avec 45% des sondés qui souhaitent l'annulation des dépenses restant à faire dans le cadre du premier plan Obama, la réduction du déficit étant vu comme bien plus importante (37%) que la réforme du système de santé (20%).
Ce n'est pas pour moi une saute d'humeur, il s'agit d'un basculement de psychologie des foules de la vie à crédit vers la frugalité, qui ne va cesser de s'amplifier, comme à chaque fin de supercycle économique (hiver de kondratieff).
On peut reprocher beaucoup de choses à Barack Obama et à sa politique économique, mais il y a un domaine où je le crois très bon : c'est un fin politique, qui sait sentir les changements d'opinion. Si l'opinion devient majoritaire en faveur de la rigueur budgétaire, il la suivra, et le siège éjectable de Bernanke en fera les frais.Ses derniers discours marquent d'ailleurs une inflexion vers plus de rigueur budgétaire.
Les thèses de Ron Paul (que je soutiens et qui n'a jamais trahi ses idées libérales, contrairement à beaucoup) gagnent en popularité, et sa proposition d'audit de la FED a déjà l'appui de plus de la moitié des parlementaires. C'est un autre signe de défiance clair vis à vis du système FED, basé sur le crédit.

Plus le temps passera, plus la déflation apparaîtra comme ce qu'elle est vraiment, c'est à dire le remède, et non le problème.

3) la hausse du taux de chômage sapera les capacités des ménages à consommer.

La mesure qui nous intéresse ici est celle du taux de chômage au sens large (perte d'emploi totale ou temps partiel forcé). Ce nombre, déjà passé de 8% à 16,5% de la population active va continuer d'augmenter, et le franchissement de la barre des 20% n'est qu'une question de temps. Entre le début de la crise et aujourd'hui, environ 1 actif sur 12 a perdu totalement ou en partie son emploi, et a donc subi une perte partielle ou totale de revenus.  Cela fait autant de personnes en moins disponibles pour participer à une éventuelle reprise de l'économie.

4) Les pressions sur le marché immobilier vont continuer au moins jusqu'en 2011 ou 2012, et aucune reprise à ce niveau n'est à attendre.

Le niveau des prix immobiliers aux USA(selon l'historique de Case-Shiller) peut être consulté ici, sur le site de Robert Shiller.
On peut voir que l'index des prix immobiliers (en monnaie constante), a 130 aujourd'hui a déjà corrigé une part importante de la bulle (202 au plus haut). Mais vu l'importance de la crise, il reste du chemin à parcourir avant d'arriver à un véritable excès baissier caractéristique des grandes crises (entre 70 et 80)...Cela dit il y a sans doute déjà de très bonnes affaires à réaliser dans certains endroits pour les résidents US qui connaissent bien leur marché.



L'immobilier US ne repartira pas tant que les stocks ne seront pas revenus à un niveau normal.
Le problème est que jusqu'en 2011-2012 au moins, le flot de saisies immobilières restera très élevé.
D'abord à cause des prêts à taux révisables dont les mensualités vont être "révisées" (c'est à dire fortement augmentés comme le prévoient les contrats sur ce type de prêts), voir les données de calculated risk sur ce sujet.
Ensuite à cause de la hausse du chômage qui provoque des défauts sur toutes les catégories de prêts (y compris sur les "prime", c'est à dire les emprunteurs censés être solides).
Les saisies immobilières ont déjà marqué de nouveaux records sur le premier semestre 2009 (malgré tous les plans gouvernementaux, qui n'ont servi comme prévu à rien). Voir ce graphique de foreclosurepulse.com et cet article.

5) Les ménages épargnent de plus en plus au lieu de consommer

Le retournement de tendance est très clair sur ce graphique de la FED.
Et comme il ne s'agit que d'un retour à une situation normale, il y a peu de chances de voir cette tendance s'inverser.

En conclusion :

Nous allons sans doute observer une pause dans la récession, qui se verra dans les chiffres du PIB des 2ème et 3ème trimestres. Cette pause ne doit à mon avis pas faire oublier que la partie la plus intense de la récession reste devant nous. Nous ne sommes pas dans le cadre d'une reprise en W, en V ou en L, mais plutôt dans celui d'un escalier descendant.

Le seul scénario alternatif que l'on puisse espérer pour les pays développés est celui d'un scénario à la Japonaise, où une très forte croissance des pays émergents adoucirait la récession dans les pays développés.
Mais attention, ce n'est pas le plus probable pour le moment, vu que les exportations des USA vers la Chine par exemple sont insignifiantes et ne s'élèvent qu'à 0,5% de son PIB. Reste quand même la part d'activité des entreprises occidentales implantées chez les émergents, qui est difficile à évaluer.












Par loïc abadie - Publié dans : économie générale
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Samedi 4 juillet 2009

charte du blog


Une video fait un buzz depuis quelques semaines sur internet, vous pouvez consulter une version traduite ici (merci aux lecteurs du blog qui l'ont signalée). Elle affirme notamment que la FED aurait "égaré" plus de 9 trillions (9000 milliards) de $.


Je ne suis évidemment pas adepte des théories du complot, mais comme souvent dans ce type de videos, il y a une part de vérité, et le député Alan Grayson est certainement de bonne foi lorsqu'il pose ses questions à l'inspectrice de la FED.

 

- Le premier trillion cité par Alan Grayson (1,2 dans la réalité) correspond "simplement" à l'expansion du bilan de la FED, donc à la politique de "quantitative easing" visant à apporter des liquidités aux organismes financiers privés dans l'espoir (à mon avis illusoire) de relancer le crédit.

Evidemment, l'objectif étant ici que les banques prêtent (peu importe à qui et comment !), on comprend que la FED ne soit pas très regardante sur l'utilisation de ses prêts.


- Sur le chiffre plus spectaculaire de 9 trillions (près de 70% du PIB US), ils n'ont très probablement pas été « égarés », et sont encore moins partis dans la poche de je ne sais quelle « organisation occulte ». Il s'agit plutôt d'un total de prêts et de garanties accordés par le système état US / FED (je ne fais aucune différence entre ces deux entités qui représentent pour moi la même chose dans les faits...même si la FED est en théorie privée, dans le monde réel c'est un simple outil de l'état US).

Le chiffre est sans doute issu de cet article de Bloomberg.

Cela signifie que l'état et la FED ont fait des prêts aux organismes financiers en difficulté, mais se sont aussi portés caution pour des géants hypothécaires comme Freddie Mac et Fannie Mae : Une part importante des 9 trillions est donc formée par ces cautions qui ne sont pas (encore) des dépenses (pour le moment !).


Mais la video illustre malgré tout très bien ce qu'on obtient dans une économie où un état omniprésent et fortement interventionniste se mêle de ce qui ne le regarde pas via les politiques keynésiennes qui ont mené au désastre actuel :


Nous sommes arrivés en effet aujourd'hui à une situation où l'état et le système bancaire privé sont unis dans une relation contre nature. L'état s'est servi pendant des décennies des banques et de la FED pour mener à bien ses politiques de fuite en avant et d'expansion incontrôlée du crédit pour obtenir une croissance totalement artificielle et reporter à chaque fois les ennuis à plus tard.

En retour les banques sont aujourd'hui en position de dire à aux élus à la tête de l'état « vous nous soutenez à n'importe quel prix et sans contrôle, faute de quoi le système s'effondrera et vos électeurs vous mettront à la porte ».


L'absence de contrôle sérieux des engagements pris par la FED et par l'état et la déresponsabilisation générale associée (le discours de l'inspectrice de la Fed sur la video en est un bel exemple) est une simple conséquence des politiques keynésiennes et d'un interventionnisme économique qui a totalement déréglé le système.


La mise en place d'un système monétaire à réserve pleine serait la solution pour éviter ce type de problèmes, avec :


- Une monnaie imprimée exclusivement par l'état, elle-même basée sur un étalon que les élus ne pourraient pas gonfler ou manipuler pour satisfaire leurs besoins électoraux de fuite en avant dans le crédit.


- Un système bancaire vraiment privé et sans liens avec l'état, mais n'ayant aucune possibilité de création monétaire (ce qui rendrait l'existence de la FED et des réserves fractionnaires inutile).

Dans un tel système, les banques ne pourraient pas prêter à un tiers l'argent des déposants, sauf accord explicite de leur part (dans ce dernier cas, l'argent prêté serait explicitement débité du compte du déposant, et ne serait plus disponible jusqu'à ce que l'emprunteur l'ait remboursé).

 

Il y a malheureusement peu de chances pour que nous voyons un tel changement dans les années à venir...Il faudra pour cela que les keynésiens soient allés jusqu'au bout de l'échec de leurs politiques.

Par loïc abadie - Publié dans : économie générale
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Samedi 4 juillet 2009
charte du blog

Voici un décompte possible (baissier) pour le CAC valable pour les semaines à venir (la situation à plus long terme étant pour le moment encore peu claire.
Sa réalisation suppose la rupture de la ligne de cou des figures de tête-épaules en formation actuellement sur le dow (vers 8270), le SP500 (vers 880) et l'eurostoxx (vers 2340).

Le CAC pourrait dans ce scénario retester une résistance oblique vers 3150 dans les jours à venir (après un petit supplément de baisse), avant d'entamer une nouvelle séquence baissière d'au moins 250 points (objectif vers 2900 sur le CAC).

Ce décompte serait totalement invalidé au dessus de 3235, mais un franchissement confirmé en clôture de la résistance oblique formée par le bas du drapeau de la fin juin (3150) diminuerait déjà sa probabilité.

Graphique agrandi


Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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  • : loïc abadie
  • tropicalbear
  • : Homme
  • : 07/06/1973
  • : Réunion
  • : escalade parapente snowboard sports de pleine nat
  • : Je ne suis pas un professionnel de la finance (enseignant), mais possède une solide expérience ds ce domaine. Formation-expérience : ingénieur INA-PG (spé.économie de l'entreprise); 7 ans de gestion en compte propre sur les marchés actions

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