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Lundi 12 mars 2007 1 12 03 2007 11:25
Que faire en situation de crise déflationniste ?
 
Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre ce qu’est une bulle d’actifs et comment elle se forme.
Dans "l'ère de la dette /2", on a montré que toute la croissance 2003-2006 est liée à un afflux de liquidités lié à la croissance anarchique de la dette et au refinancement hypothécaire. Cet afflux de liquidités va en grande partie à la consommation, mais une autre partie va s’investir : certains ménages après avoir consommé vont chercher à placer ce qui leur reste…et comme les liquidités sont surabondantes et ne savent plus ou se placer, tous les moyens seront bons :
On achète de l’immobilier, des actions, puis on investit dans des fonds spéculatifs sur les matières premières ou les métaux précieux.
Résultat : tous les actifs montent rapidement, et la hausse attire de nouveaux investisseurs débutants qui entretiennent à leur tour la hausse. Des bulles se créent sur tous les types d’actifs en même temps : actions, immobiliers, pétrole, matières premières, métaux précieux…
 
Quand la crise déflationniste arrive, on a la situation inverse : les liquidités sont brutalement retirées du marché (il faut rembourser les dettes), et tous les actifs baissent en même temps. C’est là qu’est le point essentiel :
 

1) En situation de déflation, il n’y a pas de "valeur refuge" à acheter : tous les actifs baissent en même temps.


2) « CASH IS LIFE » : Le seul refuge c’est le cash, c’est à dire la monnaie papier et ses dérivés (placements de trésorerie, éventuellement obligations d’état sans risque.)

Ce conseil de tout vendre avant la crise pour ne garder que de la monnaie papier peut paraître « délirant » tellement il est naturel de penser que les actifs « tangibles » (immobilier, métaux précieux et autres) seront plus « solides ».

Et pourtant celui qui les aurait appliqués en 1929 aurait vu son pouvoir d’achat en 1932
-         multiplié par 9 en actions.
-         multiplié par 4 ou 5 en bien immobiliers.
-         augmenté de 30% en biens de consommation courants (l’indice des prix ayant chuté d'autant).
et se serait donc enrichi « sans rien faire ».
 
En situation de déflation, le seul gagnant c’est le cash !
 
La plupart des économistes baissiers conseillent d’acheter de l’or (ou des mines d’or) censé être une « valeur refuge » pour « se protéger de la crise».
La vérité est qu’en situation de krach déflationniste, l’or qui a profité de la bulle d’actifs comme le reste sera aussi vendu pour obtenir les précieuses liquidités nécessaires, et son cours chutera. Et les mines d’or encore plus !.
 
Il peut être malgré tout utile de posséder un peu d’or pour se protéger des aléas politiques qui peuvent arriver au plus fort de la crise. Mais ne pas en faire le principal actif de son patrimoine.
Par loïc - Publié dans : conseils et stratégies
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Lundi 12 mars 2007 1 12 03 2007 11:43
  1. Voici quelques conseils simples pour passer la crise sans trop de problèmes, basés sur le principe « cash is life » (avec quelques nuances de bon sens)

 

1) Ne vous endettez pas  :

 

En situation de déflation, les salaires diminuent, mais malheureusement pas les mensualités à payer ! Vous risquez alors de vous trouver en difficulté et de faire partie des « victimes » dont les biens seront liquidés !

 

 

2) Transformez vos actifs en cash !

 

En situation de déflation c'est le cash qui prend de la valeur : vendez donc sans attendre toutes vos actions, sicav actions (quelque soit le secteur d'activité), obligations (sauf obligations d'état). Placez le cash en instruments de trésorerie ou assurance-vie monosupport (contrat en euros basé sur des obligations d'état) dans une banque très sûre et capable de résister à n'importe quelle crise (par exemple : la banque postale).

 

3) Si vous avez une assurance-vie multisupport, Il est plus que temps de tout basculer vers l'option monosupport sans risque.

 

 

 

4) Seul le cash est précieux !

 

 

Vendez vos objets d'art, votre mobilier précieux et autres objets de valeur immédiatement. Leur valeur sera quasiment nulle pendant la crise. Le cash obtenu et conservé précieusement vous permettra par contre de profiter pleinement des fantastiques opportunités qui se présenteront à vous au point bas de la crise !

 

5) Si vous êtes propriétaires de votre résidence principale et avez déjà payé votre emprunt, il n'y a évidemment aucun inconvénient à la conserver (même si elle perdra une bonne partie de sa valeur pendant la crise, ça peut toujours être utile pendant une période difficile d'avoir son « chez soi »).

Par contre si vous n'avez pas encore remboursé votre emprunt (surtout si il vous reste beaucoup à rembourser et que vos mensualités sont élevés), le choix de vendre votre résidence au moment ou les prix sont encore au plus haut (c'est à dire maintenant) pour devenir locataire est alors une bonne option. Vous pourrez racheter une autre résidence principale beaucoup moins cher au point bas de la crise.

 

6)  Si vous êtes locataires, restez le !

Surtout n'écoutez pas votre entourage qui vous conseille d'acheter de toute urgence sous prétexte que le loyer serait de « l'argent perdu ». Ne vous endettez pas et attendez tranquillement le point bas de la crise pour acheter votre logement à des prix défiant toute concurrence !

 

7) Si vous possédez des biens immobiliers en location, leur valeur va baisser fortement.

Posez vous donc la question de leur rentabilité locative. Si elle est bonne (6% et plus), il n'y a aucun inconvénient à les garder, même si la valeur d'actif baisse, ces biens vous amèneront une source de revenus utiles pendant la crise. Si la rentabilité est insuffisante, vendez rapidement et gardez le cash en attendant le point bas de la crise pour réinvestir.

 

8) Ayez une banque solide

 

  Posez-vous la question de la capacité de votre banque à résister à une crise très puissante. Les faillites bancaires sont nombreuses en situation de déflation. Si vous avez le moindre doute,  basculez vos actifs vers une banque « inattaquable » comme par exemple la banque postale (paradoxalement, des banques régionales non exposées aux produits dérivés  les marchés internationaux offrent probablement des garanties meilleures que les « géants »).

 

9) Pariez sur la baisse...avec prudence ! 

 

 Si vous êtes très habitués au fonctionnement des marchés financiers et uniquement dans ce cas, placez une petite partie de votre cash en fonds baissiers (voir l'article à venir sur le BX4) pour parier sur la baisse des marchés (avec des stop-loss fixés à l'avance pour chaque trade). Une petite partie seulement (10 à 15% de votre patrimoine par exemple) et de préférence en début de crise, car en milieu et fin de crise, les établissements bancaires qui proposent ces fonds peuvent se trouver à un moment ou à un autre en situation de faillite.

 

10) Ayez un peu d'or "à tout hasard"

 

Même si il devrait baisser, il est bon de placer une petite partie de son cash en or physique (mais pas en mines d'or). On ne sait jamais ce qui peut arriver en temps de crise grave (décision politique d'interdire les retraits bancaires par exemple en cas de panique collective). Dans ce type de situation, l'or peut permettre de « tenir le choc » en attendant que ça s'arrange. Il devrait y avoir en début de crise de bonnes occasions pour acheter de l'or moins cher qu'actuellement.

 

11) Préférez les emplois stables.

 

Si vous avez la possibilité de faire un choix professionnel, optez pour la fonction publique, vous pourrez toujours évoluer vers un autre emploi après la crise si vous le souhauitez. En situation de déflation, le taux de chômage explose et les faillites d'entreprises sont très nombreuses. Avoir un emploi stable et sans risque est donc un avantage considérable.

 

12) Les moments difficiles ont heureusement une fin !

 

Dès que vous entendrez tous les journaux économiques se lamenter et produire des articles type « fin du monde occidental », « la crise va s'aggraver » et que les gouvernements lanceront de grands plan d'action « anti-crise », il sera grand temps d'aller à contre-courant des foules pour investir et à racheter avec votre cash précieusement conservé toutes sortes de biens (immobiliers, actions et autres) à des prix totalement bradés. Car la reprise et la prochaine vague de croissance sera alors sur le point d'arriver !

 

 

 

 

 

 

Par loïc - Publié dans : conseils et stratégies
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Mardi 8 mai 2007 2 08 05 2007 16:09

Bonjour, les élections sont passées, j'en reviens donc à ce blog...cette fois par une opinion sur le CAC :

Le CAC a beaucoup progressé depuis sa baisse de fin février, passant de 5300 à plus 6060 en 2 mois, soit 14% de hausse.

- La psychologie des investisseurs est à l'euphorie, les indicateurs (RSI, momentum et autres) sont tous surachetés, le CAC en hebdo dépasse sa bollinger supérieure, mais des divergences baissières se manifestent sur le RSI (hebdo) et l'oscillateur de chaikin (hebdo).

- Ajoutons à cela l'élection de Nicolas Sarkozy (qui avait été très largement anticipée par les marchés la semaine dernière) qui a fait "galoper" le CAC plus vite que les autres marchés avant l'élection.

- Le décompte elliotiste fait apparaîtres des structures en 5 vagues achevées. A la fois pour la hausse entamée en mai 2006, et pour la hausse plus récente entamée depuis mars 2007.

- La période de l'année (mai) est historiquement très favorable aux retournements de conjoncture.

- La conjoncture économique qui reste très faible aux USA et qui se dégrade de plus en plus (croissance du PIB à 1,3% seulement au T1 2007), signal complètement ignoré des marchés.

- La petite baisse du pétrole et l'or qui "cale" et n'a pas accompagné la fin de la hausse des actions.

Vu cette situation d'optimisme extrême, le moment me semble idéal pour prendre une position contrarienne baissière sur le CAC.

Deux objectifs pour moi (dans un premier temps) :

- le bas du canal haussier actuel (5600 pts)

- 5320 pts : retracement de 50% de la vague haussière démarrée en mai 2006, et support important.

J'ai personnellement repris une position baissière importante pour spéculer sur la baisse du CAC40.

Par contre, pour moi, si ça doit partir à la baisse, c'est maintenant ! Donc ne pas insister trop longtemps si le marché continue de monter dans les jours qui viennent, on choisit un stop loss très serré (6100 sur le CAC) !

Résumé : acheter des trackers BX4 (cours actuel 50,4), couper la position si le CAC dépasse 6100 (perte potentielle : 2,4%)

Viser 5600 sur le CAC (gain potentiel sur le BX4 avec levier de 1,75 : 12%)

N.B :

- Prise de position réservée uniquement aux investisseurs expérimentés !

- Cette correction que j'anticipe n'est pas forcément le grand départ baissier des marchés : la récession effective aux US n'étant pas à attendre avant la fin 2007, il y a de la place pour une dernière vague haussière cet été (tout dépendra de la capacité des marchés à anticiper...elle semble très réduite en ce moment vue l'euphorie ambiante !)

 

Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Mercredi 15 août 2007 3 15 08 2007 17:19
Suite à la récente baisse des indices, le tracker BX4 a bien profité de la situation et cote à 59€ après avoir touché les 60€.
Le CAC a perdu environ 12% sur ses plus hauts, et la volatilité sur les indices US (indice VXN) est à un plus haut d'au moins 3 ans.

volat.jpg

Une petite divergence haussière commence également à se dessiner sur le RSI pour le CAC40.
Enfin beaucoup d'analystes tablent sur un rebond du CAC dans la zone des 5300-5350 points.

Coté fondamentaux, la crise des prêts exotiques semble maintenant prise en compte par les marchés (en attendant la contagion au consommateur, qui sera autrement plus grave et qui elle n'est pas prise en compte).

Donc il y a plusieurs éléments en faveur d'un rebond technique de court terme sur les marchés avant reprise de la baisse cet automne, et on pourrait donc prendre par prudence ses bénéfices sur le BX4 (notamment si le CAC baisse encore demain à la suite de mauvais chiffres immobiliers US)...sans oublier de reconstituer la ligne au prochain rebond !

Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Lundi 31 décembre 2007 1 31 12 2007 13:51
D’abord je souhaite une très bonne année à toutes et à tous, et qu'elle soit pleine de bonheur et de prospérité…

C'est l’occasion aussi de faire un retour sur 2007 et ce qui nous attend en 2008.
 
Par rapport à ce qui avait été annoncé dans ce blog, que s’est-il passé ?
 
-         La crise des crédits à risque (subprime et taux révisables), des dérivés de crédit a démarré comme attendu, ce secteur du crédit étant aujourd’hui complètement sinistré aux USA, avec des pertes globales évaluées actuellement en moyenne à 500 milliards de $.
 
-         La dégradation de la conjoncture immobilière s’est également accélérée aux USA, avec comme dernière nouvelle en date la poursuite de la chute des ventes de logements neufs (à un plus bas de 12 ans).
 
L’ampleur de la chute est pour le moment analogue aux crises des années 70-80, mais vu que les stocks d’invendus continuent de s’accumuler et que la baisse de prix ne fait que commencer, cette chute devrait se poursuivre sur 2008, faisant de la crise immobilière en cours la plus grande observée depuis 1929…et peut-être de toute l’histoire des USA.
Les baisses de prix sont pour le moment très modérées : -6,1% sur le case shiller index au cours des 12 derniers mois. Ne vous y trompez pas, l’immobilier est un marché très visqueux, qui ne fera jamais –40 ou –50% sur un an…mais qui est tout à fait capable de perdre 10 ou 15 % par an pendant plusieurs années pour aboutir aux mêmes dégâts. Sur les 3 derniers mois disponible, la baisse se situe d’ailleurs déjà à 12% en rythme annuel.
 
-         Coté Europe et France, l’immobilier s’est comporté aussi comme attendu, en ralentissant sa hausse et en entrant progressivement dans sa phase de plateau. La situation ressemble beaucoup à celle des USA en 2006 : le rythme des permis de construire et des ventes décroît, l’indice des actions du secteur immobilier commence à plonger depuis mars 2007 avec une chute qui dépasse déjà 30% ; ce qui indique une forte anticipation de retournement du secteur.
 
 
-         Par contre le crédit en général (hors prêts à risque) et la consommation ont bien résisté aux USA, mieux que je ne l’attendais au départ :

Les ventes au détail ont maintenu sur l’ensemble de l’année 2007 une croissance de l’ordre de 2% (en monnaie constante).
 
La fuite en avant dans le crédit s’est poursuivi à un rythme assez rapide, et même très rapide au T3 2007, comme le montre les données de la FED .
Le rythme moyen de croissance de la dette (8% / an en global et 7%/an sur les emprunts hypothécaires, contre des niveaux de 9% sur les années 2005 et 2006) est resté fort, et cela explique évidemment la croissance de l’économie observée cette année.
Les dernières données disponibles (partielles) jusqu’en décembre () n’indiquent pas de changement de tendance significatif (9% de croissance en rythme annuel entre la mi-septembre et le 19/12 pour le crédit bancaire, et il est clair que si la croissance ralentira au T4 2007 aux USA, ce pays ne sera pas encore en récession fin 2007.
 
Seules les ventes au détail ont marqué le pas (stagnation des ventes en monnaie constante, inflation déduite pour la partie hors carburants). C'est un signal important, mais qui demande à être confirmé sur au moins 3 mois.
Lire l'analyse de Nouriel Roubini sur ce sujet.
 
 Qu’attendre et que faire pour 2008 ?
 
-         La conjoncture immobilière va continuer de se dégrader aux USA : nous avons plusieurs années de baisse de prix à venir, et vu l’accumulation des stocks, la baisse des prix devrait s’accélérer.
 
-  Au niveau de la conjoncture générale, l’indicateur des permis de construire est au rouge vif, une baisse de cette ampleur a toujours été suivi dans le passé par une récession, dans les mois qui ont suivi la baisse : lien à consulter.
 
Il est très difficile de dire si la stagnation des ventes de détail en décembre est le « signal de départ » ou si il y aura encore quelques mois de sursis avec une hausse temporaire des marchés (qui dessinent presque tous actuellement des configurations en triangle, signe d'incertitude).
Une chose est sûre en tout cas : Sur le moyen / long terme ce serait de la folie dans le contexte actuel que de rester investi sur les marchés actions ou d’acheter de l’immobilier.
 
Je m'attends en tout cas toujours pour 2008 à l’arrivée d’une vraie récession aux USA, et elle pourrait débuter dès le premier semestre…pour l’Europe, l’évolution devrait se faire avec un certain retard, mais une entrée en récession fin 2008 reste à craindre.
 
Plus que jamais, les conseils donnés courant 2007 restent donc valables :
 
-> Rester en placements d’abri : livrets A et B, éventuellement sicav monétaires régulières, le tout dans une banque sûre, l’idéal étant qu’elle bénéficie de la garantie de l’Etat ou ne soit pas exposée à la conjoncture internationale (banques régionales de détail).

-> Ne pas investir sur les marchés actions (sauf pour ceux qui maîtrisent parfaitement le trading à court terme)

->  
Ne pas investir dans des fonds diversifiés contenant une part d’actions (sicav, FCP et assurance-vie multi-support)

->  
Surtout ne pas s’endetter pour un nouveau projet immobilier, et penser à une vente éventuelle des biens immobiliers détenus (hors résidence principale si on a fini de payer son emprunt)

->  
Ne pas acheter de mines d’or ou de valeurs du secteur aurifère. Il y a une énorme bulle spéculative en cours sur ce secteur, il est impossible de dater son implosion, et on peut continuer à monter encore un peu, mais sur le long terme, la baisse devrait y être encore beaucoup plus violente que sur les indices généraux…non seulement les mines d’or ou d'argent ne sont pas une valeur refuge dans le contexte actuel, mais elles font partie des actifs les plus dangereux et les plus exposés qui soient !
Et au risque de me répéter, il n'y a aucun signe sérieux d'inflation actuellement, la courbe des taux longs reste obstinément basse. Ce qui est devant nous, c'est la déflation et la contraction du crédit, pas l'inflation !
-> Pour les investisseurs avertis, et uniquement ceux-là, consacrer une petite partie de son patrimoine en produits baissiers, pour parier sur une baisse des marchés : BX4 (avec levier) ou B40 (sans levier et plus tranquille) sur le CAC40, le certificat baissier 4176B sur l’EPRA eurozone (panier d’actions du secteur immobilier), le certificat 3254S (pour parier à levier sur la baisse des indices chinois, risque élevé) ou le fonds « prudent bear fund », plus tranquille,  pour ceux qui ont accès aux marchés américains sont des idées possibles…mais il faut garder à l’esprit que ce sont des outils très spéculatifs et à haut risque, en particulier les produits à levier !

En résumé : encore et toujours, vive les liquidités !
Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Mardi 15 janvier 2008 2 15 01 2008 17:21
Des supports essentiels ont été cassés sur le CAC40 ces derniers jours, comme le montre ce graphique : 

CAC40.JPG

La ligne de cou d'une figure en ETE (épaules-tête-épaules) un peu inclinée a été franchie à la baisse, la moyenne mobile 30 semaines (ligne rose sur le graphique) est bien installée en tendance baissière : 
La dégradation du contexte économique s'est donc comme prévu traduite par un retournement sur les marchés boursiers.
Le fait que cette cassure de supports importants soit intervenue la 1ère quinzaine de  janvier, période traditionnellement haussière en renforce encore la portée.

Ceux qui sont en cash, avec un peu de produits baissiers type BX4, comme conseillé dans le blog n'ont évidemment rien à craindre de cette tendance, au contraire, le tracker BX4 ayant déjà progressé de 12% depuis le 1er janvier 2008 !

La séance d'aujourd'hui et celles des jours à venir pourraient signer un excès baissier à court terme, et on pourra donc prendre des bénéfices sur les BX4 ou autres produits baissiers cette semaine, en attendant un rebond technique pour revenir.

Si la dégradation du contexte économique se poursuit comme prévu dans le blog aux USA, puis en Europe, ce marché baissier a toutes les chances de durer plusieurs années, pendant lesquelles il vaudra mieux rester en cash, et profiter de chaque rebond du marché pour prendre quelques positions baissières et optimiser ainsi les performances de son épargne...

Du coté des fondamentaux, il n'y a évidemment aucun signe d'amélioration : les ventes au détail aux USA (-0,4% en décembre) confirment après les autres indicateurs que ce pays se situe déjà au bord du seuil de la récession.

De plus en plus d'analystes, dont certaines grandes banques comme Goldman Sachs, commencent maintenant à prononcer ce mot qui était quasiment tabou au début 2007. L'ancien dirigeant de la FED, Alan Greenspan estime ainsi que les USA sont en récession ou sur le point d'y entrer (après avoir beaucoup oeuvré pendant sa présidence pour gonfler la bulle de crédit américaine, c'est donc un "connaisseur" si l'on peut dire !).

Une dernière chose : plus que jamais, il vaut mieux être méfiant sur l'or et les matières premières, croire que ces actifs résisteront à la chute de consommation associée à une récession massive aux USA et en Europe, et que les pays émergents seront capables de compenser cette chute en maintenant leur croissance intacte pendant que leurs clients occidentaux leur font défaut est un pari plus que risqué...qui a de grandes chances d'être perdant (au moins dans un premier temps) quand la récession se généralisera.
Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 04 2008 20:26

Comme chacun le sait, nous sommes actuellement dans une période censée être "fantastique" pour l'or, qui ne cesse de progresser,  et qui est considéré par beaucoup comme une "excellente valeur refuge".

Nombreux sont donc ceux qui conseillent d'investir sur les mines d'or dont le cours serait en train de crever tous les plafonds pour se diriger prochainement vers la stratosphère puis échapper ensuite à la gravitation terrestre.

Seul petit grain de sable dans ce monde merveilleux : le cours de l'or et des indices miniers est publié en $, monnaie qui a subi une baisse importante face à l'euro.
Exprimé en euro (monnaie de base pour beaucoup de lecteurs de ce blog), la réalité est un peu "différente".


Le graphique ci-dessous montre l'évolution de l'indice HUI (panier international regroupant les principales mines d'or non hedgées) exprimé en euros.



Pour l'investisseur européen qui a choisi d'investir son argent en mines d'or il y a 2 ans, cette décision s'est soldée pour le moment par une perte moyenne de 9 à 10% (en monnaie courante) ou 14-15% en tenant compte de l'inflation. Bien sur, certaines mines ont mieux réussi que d'autres, mais en moyenne, leur performance a été assez mauvaise.

J'ai eu l'occasion d'exprimer à plusieurs reprises dans ce blog ma grande méfiance vis à vis des mines d'or, et la situation actuelle semble pour le moment confirmer mes craintes :

Malgré un contexte théoriquement porteur, les mines sont loin d'avoir profité pleinement de la hausse de l'or, à cause de la hausse du prix de l'énergie et des coûts de production et à cause de la baisse du $ face à de nombreuses monnaies.

Si en plus le contexte devait changer (comme je le pense) et évoluer d'une situation modérément inflationniste à une forte récession (déflationniste), inutile de dire que la situation deviendra critique pour le cours des mines d'or. 

Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Mercredi 16 juillet 2008 3 16 07 2008 13:35

Suite à des commentaires ou questions qui reviennent fréquemment sur la sécurité de nos banques, j'ai tenté de faire une petite synthèse (qui ne reflète que la modeste opinion d'un investisseur individuel). Elle sera présente en permanence dans la rubrique "divers" dans le cadre de gauche du blog.

La page est consultable ici.

 

Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Dimanche 3 août 2008 7 03 08 2008 07:02

Suite à des questions de certains lecteurs du livre « la crise financière 2008-2010» ou du blog, cet article a pour but de donner quelques compléments d'information sur la gestion de positions baissières.

1) Quelques rappels utiles pour commencer :

- Une position baissière (position « short ») permet de réaliser des plus-values lorsque les marchés baissent, et se trouve au contraire perdante quand les marchés montent.
- Toute position baissière est risquée, avec possibilité de perte totale ou partielle de l'investissement.
- Tout produit baissier comporte un risque de défaillance de l'émetteur qui le propose, et/ou de la contrepartie (Matif et Monep)...Il n'y a pas de miracle, on ne peut pas réaliser des plus-values importantes sans risque !


2) les supports pour prendre des positions baissières.

Vous trouverez dans ce tableau word un résumé rapide des caractéristiques des principales familles de produits baissiers actuellement disponibles sur le marché.

Si vous avez peu d'expérience sur les marchés et souhaitez malgré tout tenter des positions baissières, soyez raisonnables : Limitez vous pour commencer à des produits simples à effet de levier faible, en petites quantités, comme le Tracker B40, puis des trackers à levier 2 type BX4 ou BXX quand vous serez un peu plus expérimenté...il serait en tout cas "suicidaire" de vouloir démarrer par des ventes de contrats CAC sur le Matif à levier 15 ou des CFD à levier 20 !

3) Les indicateurs de sentiment de marché : un outil essentiel pour gérer une position baissière .

Un grand marché baissier (comme celui de 2001-2002, ou celui de 1929-1932 aux USA) n'est pas linéaire : Il évolue en zigzag vers le bas, avec une successions de vagues de baisses (qui durent le plus souvent 1 à 4 mois) entrecoupées de rebonds techniques (le plus souvent quelques semaines à 2 mois, parfois plus) pendant lesquels le marché regagne une partie de ce qu'il avait perdu (la hausse atteint ou dépasse souvent 10%) avant l'arrivée de la vague de baisse suivante.

Pendant chaque vague de baisse, les investisseurs deviennent de plus en plus pessimistes et leur niveau de peur augmente. La séquence se termine souvent par une ou plusieurs séances de « capitulation » pendant lesquelles la panique est maximale...le rebond est alors imminent.
Au contraire, pendant les rebonds techniques, les investisseurs reprennent confiance en eux, et quand la fin du rebond approche, le sentiment redevient assez optimiste (discours type « le pire est derrière nous »)...et la vague de baisse suivante est alors prête à démarrer .

La stratégie que j'aborde ici consiste alors à agir à l'inverse du sentiment de foule dominant : lancer sa position baissière (vendre le marché) quand les investisseurs ont repris confiance en eux, et solder la position quand leur niveau de peur et de pessimisme est maximal.

Pour cela on utilise des indicateurs de sentiments de marché.

Dans le livre « la crise financière 2008-2010», je propose une méthode assez « basique » et simple d'utilisation, mais qui a le mérite d'éviter aux investisseurs de grosses erreurs (comme lancer une position baissière en pleine panique au plus bas du marché et/ou couper la position pendant un rebond technique).
Cette méthode est basée sur les indicateurs de volatilité (VIX / VXN) qui sont en général associés dans un contexte de marché baissier au niveau de peur des opérateurs et la détection de séances de capitulation.
En résumé : on lance une position baissière à chaque point bas sur le VIX (lorsqu'il se trouve sous sa moyenne mobile long terme à 150 ou 200 jours), et on solde la position à chaque pic important du VIX associé à des volumes anormaux sur les indices boursiers.

Des graphes de l'indicateur VIX avec les moyennes mobiles (paramétrables selon vos choix) sont disponibles sur le site stockcharts.

Vous pourrez aussi utiliser en complément cet excellent site  comparant le VIX et le CAC (ou le VXN et le CAC) pour affiner vos propres stratégies et modèles...de nombreux graphiques y sont proposés. On y voit très bien l'évolution inversée du CAC et du VIX : chaque pic sur le VIX est associé à un point bas sur le CAC et chaque point bas du VIX est associé à un rebond du CAC.

Pour permettre aux lecteurs d'affiner leurs décisions (et surtout de les rendre encore plus autonomes) je présenterai ici deux autres indicateurs de sentiments de marché, avec les liens associés : 

a) le put/call ratio :

Il fonctionne un peu comme le VIX, les points bas sur le put/call ratio signalent un optimisme élevé des investisseurs (bon moment pour lancer une position baissière) et les pics signalent un pessimisme fort (bon moment pour solder la position).

Le site indexindicators propose un suivi régulier de cet indicateur, comparé au CAC ou à l'indice de votre choix.

On voit très bien sur ce graphique l'évolution inversée du CAC et du put/call ratio. (ovales bleus = points hauts du marché ; ovales rouges = points bas du marché)

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Dans un marché baissier, comme pour le VIX, les moyennes à 6 mois et 1 an sur le put/call ratio ont tendance à augmenter : Pour prendre une position baissière, on attendra donc que le put/call ratio soit en dessous de sa moyenne à 6 mois ou 1 an (ligne "mean" du graphique)...les plus prudents attendront les seuils de -1SD sur le graphique à 6 mois, au risque de rater certaines vagues de baisse.

b) Le nova/ursa ratio

Le site market-harmonics propose un suivi régulier de cet indicateur.

C'est un rapport de flux d'investissements entre un grand fond acheteur et son « jumeau » vendeur. Pour lancer une position baissière, il faut que le nova/ursa ratio soit au dessus de 0, et si possible au dessus de 2. Les pics de pessimisme (moment où il faut solder la position vendeuse) se produisent en général à des ratios en dessous de -7.

Sur le graphique ci-dessous, on voit bien (ronds bleus) les signaux pour lancer les positions baissières (octobre 07, début dec.07, fin janvier 08, mai 08 et fin juillet 08, et les signaux pour solder ces positions (ronds rouges) qui correspondaient aux points bas du marché. null



En combinant ces trois outils, je pense que l'on dispose de bonnes bases pour choisir ses points d'entrée et sortie de positions baissières.

Un avertissement essentiel pour finir : les idées développées ici sont valables dans un contexte de marché baissier et uniquement dans ce cas. En fin de crise et quand le marché se retournera durablement à la hausse, il faudra évidemment changer de stratégie...ça n'est à mon avis pas encore le cas, loin de là !

4) Point sur la situation actuelle : 

à 4400 pts, le CAC avait regagné environ 10% par rapport à ses plus bas de juillet. Le ratio nova/ursa vers +2 donnait déjà un signal correct pour prendre une position baissière, le VIX était passé sous sa MM150, mais sans former un point bas majeur comme en mai. Le ratio put/call était en zone neutre, sur sa moyenne à 1 an.

Conclusion : Le signal actuel est pour le moment  moins clair et moins marqué que celui de mai. Les plus « agressifs » auront déjà repris leurs positions baissières autour de 4400 pts sur le CAC en se disant que le rebond en cours a épuisé déjà une bonne partie de son potentiel (l'eurostoxx a rejoint la ligne de cou de sa figure en tête-épaules à 3400 points ; cf l'article de fin juin sur ce sujet ; il en est de même pour le CAC).

Les plus prudents attendront que le rebond en cours aille jusqu'à la zone des 4550 pts pour le faire (au risque de rater le mouvement de baisse suivant si le rebond avait épuisé son potentiel fin juillet).


Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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Vendredi 8 août 2008 5 08 08 2008 15:54

Voilà un article qui fera sans doute "débat", une bonne partie des "pessimistes" sur l'économie générale étant contrairement à moi haussiers sur l'or.

On peut lire sur de nombreux sites des affirmations comme quoi la "crise" et la "récession" seraient un facteur de soutien pour l'or, censé être une "valeur refuge" dans ces situations...image d'Epinal évidemment partagée par une large majorité d'investisseurs.

La réalité est à mon avis totalement différente dans le contexte actuel.

Voici quelques faits sur la demande en or du 1er trimestre 2008 par rapport au 1er trimestre 2007 (données
World gold council) : 

- Demande mondiale en or pour la joaillerie : -21% (cette demande représente plus de 63% du total). 
- Demande industrielle quasi stable à -5% (13% du total) 
- Demande en or au détail pour l'investissement : barres -46% ; pièces -27% ; autres (médailles et pièces) : -52% 
- Demande des fonds spécialisés : +100% 

Bilan -----> Demande totale en or : -16% à 701 tonnes au 1er trimestre 2008

En clair : nous sommes dans une situation où la demande mondiale en or est en train de chuter assez fortement... d'abord à cause de la hausse des prix, mais aussi de la crise en cours qui réduit la demande des particuliers pour la joaillerie et les pièces et lingots. 

L'Europe est actuellement en train d'entrer en récession, le Japon aussi, les USA le sont aussi par certaines mesures, et le PIB des USA ne devrait pas tarder à plonger avec la fin de l'effet des chèques bush et confirmer ainsi l'entrée en récession de ce pays.

Le ralentissement de la demande en or concerne aussi les émergents, avec par exemple un effondrement des importations d'or en Inde de 68% en juin.

Ce contexte où de plus en plus de pays développés entrent en récession et où les émergents ralentissent n'est pas un facteur de soutien de la demande en or, c'est un facteur puissant de réduction de celle-ci, la consommation des ménages en joaillerie et investissement de détail ayant toutes les chances de continuer à décroître.

Les prix ont été soutenus jusqu'ici par des fonds spéculatifs spécialisés (demande des fonds à +100% au 1er trimestre 2008) qui ont acheté de l'or "papier" via des contrats à terme...Mais derrière ces fonds, il y a aussi des particuliers dont la capacité d'épargne sera entamée par la crise en cours. Que ces fonds soient obligés de réduire à leur tour leur demande et l'or perdra son dernier facteur de soutien.

Un marché dont les prix sont soutenus uniquement par des fonds et par l'espoir d'une hausse, mais dont la demande de "base" (joaillerie, investissement de détail) est en forte baisse et de plus en plus menacée par la conjoncture mondiale est à mon avis en danger  et exposé à une baisse. 

Dans ce contexte, je maintiens donc ce que j'ai pu écrire en 2007 :

- Ceux qui souhaitent s'assurer contre des troubles géopolitiques "extrêmes" peuvent prendre à tout hasard un peu d'or physique (5% du patrimoine) à titre d'"assurance"...En sachant qu'ils auront sans doute des occasions d'acheter de l'or à moindre prix plus tard. Mais si c'est dans une optique d'investissement et de plus-value, ce choix ne me paraît pas bon pour le moment. 

- Rester à l'écart des mines d'or (en dehors d'éventuelles positions de très court-terme)...les pertes de ce secteur sont déjà très lourdes depuis le début de l'année.


Par loïc abadie - Publié dans : conseils et stratégies
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