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Dimanche 27 avril 2008

 


Même si il reste quelques % de marge à la hausse pour le rebond en cours, dans un scénario baissier et si la crise se déroule comme attendu, nous ne sommes sans doute plus très loin de la fin de ce rebond.

Sur le CAC40 et l'Eurostoxx, des figures "épaule-tête-épaule" de grande ampleur semblent en préparation :

Un échec du rebond aux environs de 5100-5200 sur le CAC et de 3900 sur l'Eurostoxx permettrait la poursuite et l'amplification de la baisse des marchés, avec des objectifs de 2700 sur le CAC et 2250 sur l'eurostoxx (pour commencer). La dernière phase de rebond sur le CAC s'est faite avec des volumes en baisse, un élément supplémentaire en faveur de l'essouflement à venir du rebond.

On n'ira pas en ligne droite et d'un coup sur ces niveaux, évidemment, mais ce sont quand même des objectifs à avoir en tête pour l'étape suivante du marché baissier en cours...
A plus long terme, il n'y a aucune raison, vu l'ampleur de la crise actuelle pour que les points bas de 2002-2003 ne soient pas cassés à la baisse, vu que toute la croissance enregistrée depuis 2002 a été générée artificiellement par une bulle de crédit.







(on notera la tendance baissière sur le RSI, et le fait que les excès baissiers récents sont totalement corrigés sur cet oscillateur, laissant la place possible à une nouvelle vague de baisse).

Du coté des autres places, le Dow Jones et le Nikkei s'approchent également à grand pas de résistances importantes (le Dow est déjà au contact de sa moyenne mobile 30 semaines, et s'apprête à rencontrer une résistance à 13000 points).

Le Nikkei se dirige également vers une zone de résistance clé entre 14000 et 14500 points.






Pour tous ceux qui pensent que la crise actuelle n'est pas un petit "hoquet" passager dans la croissance, la période actuelle semble donc idéale pour sortir du marché pour les retardataires, et commencer à reprendre des positions baissières pour les spéculateurs. (Même si les marchés ont encore quelques % de marge à la hausse, et que les "puristes" pourront attendre au moins les 5100 sur le CAC avant de se lancer).

coté psychologie des foules, on notera que l'indice de volatilité VIX est revenu à des niveaux bas (largement sous les MM150 et 200) et touche sa bollinger inférieure.
Dans un contexte général de marché baissier, c'est le signe que l'anxiété des acteurs a beaucoup diminué, et qu'un point haut intermédiaire est en train de se mettre en place.

 

par loïc abadie publié dans : bourse
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Mardi 18 mars 2008
Par rapport aux plus hauts de 2007, on observe actuellement les pertes suivantes qui sont déjà lourdes pour ceux qui sont restés investis :
 
Europe – Asie :
 
CAC : -28%
Eurostoxx : -25%
Nikkei : -35%
Hang seng : -34 %
 
USA
Nasdaq :–24%
SP500 : -19 %
Dow : –16%
 
Les indices US (sauf le Nasdaq) résistent malgré tout mieux que les autres, en particulier le CAC.
 
A mon avis, il y a deux grandes raisons à cela :
 
1) La composition du CAC le rend plus volatil et plus cyclique et fait que cet indice a tendance à amplifier les phases de baisse par rapport au DOW (on l’a vu en 2001-2002).
J’ai donné quelques détails dans cet article http://tropicalbear.over-blog.com/article-12301041.html
 
2) Et surtout, il y a l’influence des monnaies. La finance est internationale, et les indices s’ajustent aussi en fonction des variations monétaires.
Si on exprime les indices US en euros, la « meilleure » performance de ceux-ci disparaît complètement à cause de la baisse du $ :
Par rapport aux plus hauts on observe :
 
-31% sur le Nasdaq
-28% sur le SP500
-24% sur le DOW.
Montants totalement semblables à ceux observés en Europe !
 
Voici un graphique du SP500 (l’indice le plus représentatif des marchés US)
par loïc abadie publié dans : bourse
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Mardi 11 septembre 2007
Le CAC approche actuellement, vers 5400 pts de seuils importants, et un argument avancé par certains analystes est que le PER (rapport cours/ bénéfices) du CAC40 serait suffisamment bas (autour de 13) pour empêcher une baisse importante du marché, et lui donnerait au contraire un bon potentiel de hausse.

Qu'en est-il réellement ?

- D'abord rappelons les références historiques long terme, observés par exemple sur le marché US : 
Les PER de marché oscillent habituellement dans une fourchette entre 10 et 20, en fonction des conditions économiques...en situation de bulle spéculative, ils dépassent 20, alors qu'au contraire en situation de pessimisme important, ils reculent sous les 10.
Sur le CAC, on trouve des niveaux plutôt compris entre 7 et 17 (sauf pendant la bulle internet qui a précédé le marché baissier de 2000), mais les références sur le LT sont difficiles à trouver.

Ces références portent sur des PER réels (donc des bénéfices réalisés effectivement par les sociétés, et non des prévisionnels, souvent optimistes).

Actuellement le PER réel du CAC (basé sur les bénéfices de 2006) se situe selon mes calculs à 19,77 en non pondéré (moyenne des 40 PER du CAC) ou 16,77 en pondéré.

Si on regarde le marché parisien en général, au delà du CAC : 

-> le PER moyen réel du SBF 250 se situe à 22,27
sur d'autres marchés, j'ai recherché le PER médian (50% des valeurs présentent un PER supérieur à la médiane)

Voici les résultats : 

Eurolist A : 19,6
Eurolist B : 20,1
Eurolist C : 18,57
Alternext : 23,2

Le détail des calculs sur cette feuille excel : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/59/04/76/PER-france.xls

Sur le CAC40 maintenant, son PER est un peu moins haut que le reste du marché, c'est vrai. Mais les entreprises qui composent le CAC sont assez particulières : 50% de la pondération du CAC est constituée de valeurs cycliques, qui seront les premières visées en cas de récession / déflation, qui ont effectivement un PER faible (parce que le marché anticipe logiquement qu'elles vont souffrir du retournement à venir).

- valeurs bancaires et financières
- BTP
- sidérurgie / matières premières.

Le PER du CAC se trouve artificiellement décalé vers le bas par cette pondération !

Le bénéfice moyen des sociétés du CAC a ainsi progressé de 39% par an en moyenne de 2004 à 2006...alors que la croissance générale était restée très modeste. En cas de retournement de conjoncture, l'amplification du cycle jouera à plein en sens inverse.

Si on regarde par contre les PER de valeurs du CAC à priori peu sensibles à une crise, ils sont très élevés : 30 pour EDF, 22 pour Danone, seul France-Télécom faisant exception à la règle.

Conclusion : les PER moyens ou médians du marché parisien se situent autour de 20, donc tout en haut de la fourchette historique, celui du CAC étant un peu inférieur (16,7 à 19,7 selon qu'on pondère ou non la moyenne), mais faussé par la pondération excessive des valeurs cycliques dans cet indice

Cela peut être acceptable si on anticipe une expansion rapide de l'économie, mais la protection offerte en cas de croissance moins forte qu'anticipé est inexistante...sans parler de ce qui se produirait en situation de récession.

Les PER actuels du marché n'offrent donc aucun parachute contre une forte baisse si la conjoncture se retourne (même modérément), contrairement à ce qui est dit dans la presse.


par loïc abadie publié dans : bourse
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Lundi 3 septembre 2007

Nos amis chinois ont décidément le sens de la démesure !
Alors qu'on pensait que la bulle allait imploser à partir de mars dernier, le shangaï index continue de défier les lois de la gravité et de l'économie...49,8% de hausse en moins de deux mois sur un indice boursier général, passé de 3550 points à 5320 points en seulement 42 séances. Qui dit mieux ?

Rien n'y fait : ouverture de l'accès à la place de Hong-Kong (3 fois moins chère) pour les investisseurs chinois, crise du crédit aux USA, surévaluation délirante (PER moyen supérieur à 50). L'euphorie d'une foule d'investisseurs, qui n'ont aucune expérience de l'économie de marché et des outils d'évaluation des actions donne à la bulle chinoise un caractère "hors du commun".

Malgré tout, si on analyse la hausse en vagues d'Elliot depuis son demarrage (juillet 2005), le décompte semble indiquer une fin imminente de la hausse

C'est un cas d'école de hausse en 5 vagues, avec une extension sur la vague 5 typique des hausses paraboliques (l'allure parabolique ne se voit pas sur ce graphe à cause de l'échelle logarithmique, mais se voit mieux sur
ce graphe)
Les divergences baissières associées à la vague 5 sont en place sur le RSI depuis le début 2007, et la dernière sous-vague 5.5 est presque terminée.

shangai2.jpg

L'analyse en vagues d'Elliott milite donc en faveur d'un retournement prochain du marché chinois, à brève échéance (moins de deux mois). Et il n'est vraiment pas garanti que l'année du cochon d'or se termine aussi bien (fin en février 2008) qu'elle n'a commencé !

Cette année, qui revient tous les 600 ans est censée être associée à une prospérité exceptionnelle dans l'astrologie chinoise...je ne suis évidemment pas superstitieux. Par contre il est possible qu'un certain nombre d'investisseurs chinois y croient et que cela ait donné encore plus d'ampleur à la bulle !

Vu l'allure parabolique de la hausse depuis 2 ans, ce retournement, quand il aura lieu, sera brutal comme pour toutes les grandes bulles spéculatives , donc sous forme de krach (objectif : la zone 1500-1750 pts).

On surveillera attentivement le marché chinois les semaines à venir, vu qu'un gros krach à Shangaï aura probablement des répercussions sur les autres places mondiales.

par loïc abadie publié dans : bourse
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Lundi 12 mars 2007

Ce nouveau produit est l'outil idéal pour l'investisseur qui veut parier sur une chute du CAC 40 sur un horizon moyen / long terme :

- Il n'a pas de valeur temps contrairement aux puts et autres options.

- Il rapporte un rendement monétaire allant jusqu'à 3 fois le taux EONIA.

- Le levier de 175 à 250% est attractif, tout en étant suffisamment raisonnable pour éviter de perdre sa mise à la moindre hausse imprévue.

- La liquidité est très correcte et le spread achat/vente à 0,3% est bien moins coûteux que les spreads supérieurs à 2% qu'on trouve sur la plupart des certificats

- Last but not least, le BX4 est éligible au PEA !

Attention, ce tracker est réservé aux investisseurs avertis, il y a risque de perte totale de l'investissement.

On peut donc en acheter dès aujourd'hui à 58,7€ (CAC à 5528) avec un stop loss sur un niveau de CAC à 5680 ou 5750 pts pour protéger sa position.

Voici un lien vers le prospectus d'information sur le  BX4.

par loïc publié dans : bourse
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