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Lundi 12 mars 2007 1 12 03 2007 12:42

Ce nouveau produit est l'outil idéal pour l'investisseur qui veut parier sur une chute du CAC 40 sur un horizon moyen / long terme :

- Il n'a pas de valeur temps contrairement aux puts et autres options.

- Il rapporte un rendement monétaire allant jusqu'à 3 fois le taux EONIA.

- Le levier de 175 à 250% est attractif, tout en étant suffisamment raisonnable pour éviter de perdre sa mise à la moindre hausse imprévue.

- La liquidité est très correcte et le spread achat/vente à 0,3% est bien moins coûteux que les spreads supérieurs à 2% qu'on trouve sur la plupart des certificats

- Last but not least, le BX4 est éligible au PEA !

Attention, ce tracker est réservé aux investisseurs avertis, il y a risque de perte totale de l'investissement.

On peut donc en acheter dès aujourd'hui à 58,7€ (CAC à 5528) avec un stop loss sur un niveau de CAC à 5680 ou 5750 pts pour protéger sa position.

Voici un lien vers le prospectus d'information sur le  BX4.

Par loïc - Publié dans : bourse
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Lundi 3 septembre 2007 1 03 09 2007 18:31

Nos amis chinois ont décidément le sens de la démesure !
Alors qu'on pensait que la bulle allait imploser à partir de mars dernier, le shangaï index continue de défier les lois de la gravité et de l'économie...49,8% de hausse en moins de deux mois sur un indice boursier général, passé de 3550 points à 5320 points en seulement 42 séances. Qui dit mieux ?

Rien n'y fait : ouverture de l'accès à la place de Hong-Kong (3 fois moins chère) pour les investisseurs chinois, crise du crédit aux USA, surévaluation délirante (PER moyen supérieur à 50). L'euphorie d'une foule d'investisseurs, qui n'ont aucune expérience de l'économie de marché et des outils d'évaluation des actions donne à la bulle chinoise un caractère "hors du commun".

Malgré tout, si on analyse la hausse en vagues d'Elliot depuis son demarrage (juillet 2005), le décompte semble indiquer une fin imminente de la hausse

C'est un cas d'école de hausse en 5 vagues, avec une extension sur la vague 5 typique des hausses paraboliques (l'allure parabolique ne se voit pas sur ce graphe à cause de l'échelle logarithmique, mais se voit mieux sur
ce graphe)
Les divergences baissières associées à la vague 5 sont en place sur le RSI depuis le début 2007, et la dernière sous-vague 5.5 est presque terminée.

shangai2.jpg

L'analyse en vagues d'Elliott milite donc en faveur d'un retournement prochain du marché chinois, à brève échéance (moins de deux mois). Et il n'est vraiment pas garanti que l'année du cochon d'or se termine aussi bien (fin en février 2008) qu'elle n'a commencé !

Cette année, qui revient tous les 600 ans est censée être associée à une prospérité exceptionnelle dans l'astrologie chinoise...je ne suis évidemment pas superstitieux. Par contre il est possible qu'un certain nombre d'investisseurs chinois y croient et que cela ait donné encore plus d'ampleur à la bulle !

Vu l'allure parabolique de la hausse depuis 2 ans, ce retournement, quand il aura lieu, sera brutal comme pour toutes les grandes bulles spéculatives , donc sous forme de krach (objectif : la zone 1500-1750 pts).

On surveillera attentivement le marché chinois les semaines à venir, vu qu'un gros krach à Shangaï aura probablement des répercussions sur les autres places mondiales.

Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Mardi 11 septembre 2007 2 11 09 2007 15:23
Le CAC approche actuellement, vers 5400 pts de seuils importants, et un argument avancé par certains analystes est que le PER (rapport cours/ bénéfices) du CAC40 serait suffisamment bas (autour de 13) pour empêcher une baisse importante du marché, et lui donnerait au contraire un bon potentiel de hausse.

Qu'en est-il réellement ?

- D'abord rappelons les références historiques long terme, observés par exemple sur le marché US : 
Les PER de marché oscillent habituellement dans une fourchette entre 10 et 20, en fonction des conditions économiques...en situation de bulle spéculative, ils dépassent 20, alors qu'au contraire en situation de pessimisme important, ils reculent sous les 10.
Sur le CAC, on trouve des niveaux plutôt compris entre 7 et 17 (sauf pendant la bulle internet qui a précédé le marché baissier de 2000), mais les références sur le LT sont difficiles à trouver.

Ces références portent sur des PER réels (donc des bénéfices réalisés effectivement par les sociétés, et non des prévisionnels, souvent optimistes).

Actuellement le PER réel du CAC (basé sur les bénéfices de 2006) se situe selon mes calculs à 19,77 en non pondéré (moyenne des 40 PER du CAC) ou 16,77 en pondéré.

Si on regarde le marché parisien en général, au delà du CAC : 

-> le PER moyen réel du SBF 250 se situe à 22,27
sur d'autres marchés, j'ai recherché le PER médian (50% des valeurs présentent un PER supérieur à la médiane)

Voici les résultats : 

Eurolist A : 19,6
Eurolist B : 20,1
Eurolist C : 18,57
Alternext : 23,2

Le détail des calculs sur cette feuille excel : http://ddata.over-blog.com/xxxyyy/0/59/04/76/PER-france.xls

Sur le CAC40 maintenant, son PER est un peu moins haut que le reste du marché, c'est vrai. Mais les entreprises qui composent le CAC sont assez particulières : 50% de la pondération du CAC est constituée de valeurs cycliques, qui seront les premières visées en cas de récession / déflation, qui ont effectivement un PER faible (parce que le marché anticipe logiquement qu'elles vont souffrir du retournement à venir).

- valeurs bancaires et financières
- BTP
- sidérurgie / matières premières.

Le PER du CAC se trouve artificiellement décalé vers le bas par cette pondération !

Le bénéfice moyen des sociétés du CAC a ainsi progressé de 39% par an en moyenne de 2004 à 2006...alors que la croissance générale était restée très modeste. En cas de retournement de conjoncture, l'amplification du cycle jouera à plein en sens inverse.

Si on regarde par contre les PER de valeurs du CAC à priori peu sensibles à une crise, ils sont très élevés : 30 pour EDF, 22 pour Danone, seul France-Télécom faisant exception à la règle.

Conclusion : les PER moyens ou médians du marché parisien se situent autour de 20, donc tout en haut de la fourchette historique, celui du CAC étant un peu inférieur (16,7 à 19,7 selon qu'on pondère ou non la moyenne), mais faussé par la pondération excessive des valeurs cycliques dans cet indice

Cela peut être acceptable si on anticipe une expansion rapide de l'économie, mais la protection offerte en cas de croissance moins forte qu'anticipé est inexistante...sans parler de ce qui se produirait en situation de récession.

Les PER actuels du marché n'offrent donc aucun parachute contre une forte baisse si la conjoncture se retourne (même modérément), contrairement à ce qui est dit dans la presse.


Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Mardi 18 mars 2008 2 18 03 2008 05:13
Par rapport aux plus hauts de 2007, on observe actuellement les pertes suivantes qui sont déjà lourdes pour ceux qui sont restés investis :
 
Europe – Asie :
 
CAC : -28%
Eurostoxx : -25%
Nikkei : -35%
Hang seng : -34 %
 
USA
Nasdaq :–24%
SP500 : -19 %
Dow : –16%
 
Les indices US (sauf le Nasdaq) résistent malgré tout mieux que les autres, en particulier le CAC.
 
A mon avis, il y a deux grandes raisons à cela :
 
1) La composition du CAC le rend plus volatil et plus cyclique et fait que cet indice a tendance à amplifier les phases de baisse par rapport au DOW (on l’a vu en 2001-2002).
J’ai donné quelques détails dans cet article http://tropicalbear.over-blog.com/article-12301041.html
 
2) Et surtout, il y a l’influence des monnaies. La finance est internationale, et les indices s’ajustent aussi en fonction des variations monétaires.
Si on exprime les indices US en euros, la « meilleure » performance de ceux-ci disparaît complètement à cause de la baisse du $ :
Par rapport aux plus hauts on observe :
 
-31% sur le Nasdaq
-28% sur le SP500
-24% sur le DOW.
Montants totalement semblables à ceux observés en Europe !
 
Voici un graphique du SP500 (l’indice le plus représentatif des marchés US)
Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Dimanche 27 avril 2008 7 27 04 2008 19:50

 


Même si il reste quelques % de marge à la hausse pour le rebond en cours, dans un scénario baissier et si la crise se déroule comme attendu, nous ne sommes sans doute plus très loin de la fin de ce rebond.

Sur le CAC40 et l'Eurostoxx, des figures "épaule-tête-épaule" de grande ampleur semblent en préparation :

Un échec du rebond aux environs de 5100-5200 sur le CAC et de 3900 sur l'Eurostoxx permettrait la poursuite et l'amplification de la baisse des marchés, avec des objectifs de 2700 sur le CAC et 2250 sur l'eurostoxx (pour commencer). La dernière phase de rebond sur le CAC s'est faite avec des volumes en baisse, un élément supplémentaire en faveur de l'essouflement à venir du rebond.

On n'ira pas en ligne droite et d'un coup sur ces niveaux, évidemment, mais ce sont quand même des objectifs à avoir en tête pour l'étape suivante du marché baissier en cours...
A plus long terme, il n'y a aucune raison, vu l'ampleur de la crise actuelle pour que les points bas de 2002-2003 ne soient pas cassés à la baisse, vu que toute la croissance enregistrée depuis 2002 a été générée artificiellement par une bulle de crédit.







(on notera la tendance baissière sur le RSI, et le fait que les excès baissiers récents sont totalement corrigés sur cet oscillateur, laissant la place possible à une nouvelle vague de baisse).

Du coté des autres places, le Dow Jones et le Nikkei s'approchent également à grand pas de résistances importantes (le Dow est déjà au contact de sa moyenne mobile 30 semaines, et s'apprête à rencontrer une résistance à 13000 points).

Le Nikkei se dirige également vers une zone de résistance clé entre 14000 et 14500 points.






Pour tous ceux qui pensent que la crise actuelle n'est pas un petit "hoquet" passager dans la croissance, la période actuelle semble donc idéale pour sortir du marché pour les retardataires, et commencer à reprendre des positions baissières pour les spéculateurs. (Même si les marchés ont encore quelques % de marge à la hausse, et que les "puristes" pourront attendre au moins les 5100 sur le CAC avant de se lancer).

coté psychologie des foules, on notera que l'indice de volatilité VIX est revenu à des niveaux bas (largement sous les MM150 et 200) et touche sa bollinger inférieure.
Dans un contexte général de marché baissier, c'est le signe que l'anxiété des acteurs a beaucoup diminué, et qu'un point haut intermédiaire est en train de se mettre en place.

 

Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Dimanche 15 juin 2008 7 15 06 2008 19:12
Le rebond qui s'est produit de mars à mai sur les indice nous offre une belle occasion de vérifier l'utilité des indicateurs de sentiments de marché pour comprendre et prévoir l'évolution de la situation sur les places boursières : Durant cette période, les acteurs économiques se sont progressivement mis à croire que le pire de la crise était passé, et cela s'est traduit au niveau des indicateurs "psychologiques" :

Le VIX qui a marqué un point bas très important à la mi-mai :
 

Au même moment, le ratio put call donné par le site
market- harmonics signait en mai un point bas à 0,65, traduisant le pic d'optimisme des investisseurs.



Et le même constat peut être fait sur l'indicateur de sentiment sur options.
(on peut aussi remarquer que chaque nouveau pic d'optimisme est plus faible que le précédent, ce qui traduit l'évolution de long terme vers le pessimisme de la psychologie des investisseurs au fur et à mesure que la crise avance.)


Ou bien sur le pourcentage de personnes qui croient dans la possibilité d'une récession aux USA en 2008 mesuré sur le
site "intrade" (site de prédiction basé sur des échanges de contrats qui correspondent à des "paris" sur divers évènements)  : il était de 70 à 75% en mars /avril, puis est tombé d'un coup à 25/35% en mai/juin !


Comme d'habitude aussi, les déclarations optimistes de divers analystes ont fleuri tout près du plus haut du marché :

« le gros de la baisse est derrière nous ». Gerard Menut, gérant actions chez Federal Finance, 28 avril 2008

« Cac à 6500 fin 2008 », Ian scott, analyste chez Lehman Brothers, fin avril 2008.

"les pires nouvelles" sont "derrière nous" (Dominique Strauss-Kahn, mai 2008)

Dans un marché baissier, il faut toujours chercher les pics d'optimisme, c'est à dire le moment où les investisseurs reprennent temporairement confiance en eux en croyant que "le pire est passé" pour se placer à contre-courant, vendre et parier sur la baisse.

Les indicateurs du site market-harmonics (put/call ratio et sentiment sur options) ont été particulièrement efficaces pour détecter le point haut...et ils nous disent aussi que la nouvelle étape du marché baissier en cours, étape qui a débuté le 19 mai, est loin d'être terminée.

Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Dimanche 29 juin 2008 7 29 06 2008 19:27

Le scénario que j'avais envisagé fin avril dans un article précédent, avec la fin du rebond puis la formation de figures « têtes-épaules » (ETE) de grande ampleur semble pour le moment se vérifier.

Une première figure baissière importante en tête-épaules vient d'être validée sur l'indice eurostoxx 50 (même situation sur l'eurofirst 100), puisque la ligne de cou de l'ETE a été franchie la semaine dernière.

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L'objectif théorique se situe à 2200 points pour l'eurostoxx (Ce n'est pas pour moi l'objectif final de la baisse, et je continue de penser qu'on ira à terme  sous les plus bas de 2003).

Deux scénarios baissiers semblent possibles  : 

- Celui indiqué par la flèche rouge : poursuite temporaire de la vague de baisse en cours, suivie d'un rebond technique sur la ligne de cou de l'ETE, puis grande baisse à partir de l'automne.

- Celui indiqué par la flèche bleue : rebond immédiat suivi d'une grande vague de baisse à l'automne.

A court terme (cet été), j'aurai tendance à privilégier pour le moment (sans grande certitude évidemment) le scénario rouge (un supplément de baisse avant le rebond technique) parce qu'il y a encore un peu de marge au niveau des indicateurs « psychologiques » (VIX, ratio bull/bear sur equities) pour cela.

A moyen terme, cet automne, on risque d'observer une dégradation importante sur le front de la consommation des ménages et de la conjoncture économique, pour deux raisons : 

- L'effet des « chèques Bush » prendra fin en juillet 2008. Ces chèques ont permis d'entretenir artificiellement la consommation aux USA, selon le principe de fuite en avant qui constitue malheureusement la base de la politique économique de la plupart des pays occidentaux aujourd'hui depuis des années. Voir cet article de l'expansion  pour comprendre le principe de ces "chèques".

Il est très peu probable qu'il y en ait d'autres, vu que les autorités US « coincées » par la chute du $ et l'inflation sur les matières premières ont de moins en moins de marge de manoeuvre (chaque « cadeau » de ce style revient à faire acheter de la croissance artificielle à crédit par l'état, et diminue d'autant la confiance dans le $).

- Une bonne partie de l'argent des « chèques Bush » a été épargnée au lieu d'être consommée : la
confiance des ménages US est en chute libre, et vient de signer un plus bas sur 25 ans.
Du coup les américains semblent redécouvrir la nécessité de se constituer des réserves de précaution...Le taux d'épargne qui était voisin de 0 depuis 2 ans vient ainsi de
bondir à 5% en mai 2008, ce qui signifie qu'une part importante de l'argent des « chèques Bush » a fini dans un bas de laine au lieu d'être consommée.

A long terme, il est évidemment sain et normal que les américains se remettent à épargner un minimum. Mais à moyen terme cela signifie qu'il y aura moins de liquidités disponibles pour la consommation. Et le choc pourrait être marqué bien cet automne.

Cette situation renforce en tout cas sur le plan fondamental la probabilité de réalisation du scénario baissier indiqué par la figure en tête-épaules.


Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Mardi 8 juillet 2008 2 08 07 2008 04:43

 

N'y a t-il pas d'étranges ressemblances entre ces deux courbes ?

La première est celle du Nasdaq entre 1994 et 2001.

La seconde est celle du baril de Brent entre 2002 et 2008.

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Ces courbes qui montent de plus en plus vite jusqu'à devenir presque verticales s'appellent des hausses paraboliques. Elles traduisent un sentiment d'euphorie extrême des opérateurs, qui ne recherchent plus l'actif pour ses fondamentaux, mais parce qu'il « monte vite ».

Dans la phase verticale de la courbe, tous les opérateurs sont convaincus que leur actif va monter jusqu'au ciel, avec la conviction absolue qu'ils sont dans une « ère nouvelle » : Discours sur « l'ère internet » en 2000, discours sur « la fin du pétrole » et le « peak oil » en 2008.

Je ne dis évidemment pas que le pétrole est inépuisable, ni même que le peak oil conventionnel ne sera pas une réalité à échéance de 10 ou 15 ans (peut-être moins) et reconnais que la hausse actuelle du pétrole repose sur des raisons fondamentales très sérieuses...Mais attention quand même aux mythes !

Les solutions de remplacement au pétrole existent (j'en ai déjà parlé), et on sait faire du pétrole synthétique à des cours bien inférieurs aux cours actuels du baril.
Attention aussi aux conséquences d'une récession aux USA et en Europe, toute récession suffisamment importante fera chuter la demande en pétrole (même si ce n'est que temporaire), et le cours du baril avec.

Ce type de courbes paraboliques se termine presque toujours « dans la douleur », par une chute brutale. 
L'or en 1981, le Nikkei en 1991, le Nasdaq en 2001, le marché chinois cette année...les exemples de hausses paraboliques qui se sont effondrées sont légion...Méfions nous donc de l'engouement actuel des investisseurs sur le pétrole !
Il est évidemment impossible de savoir le moment exact où le mouvement parabolique sur le pétrole « cassera »...il peut très bien aller à 160 ou 180$ avant. Mais un investisseur raisonnable évitera de suivre les foules sur ce terrain hautement « avalancheux », à moins d'avoir un horizon de court terme.

Pour ceux qui supportent le risque et recherchent la performance, il y a à mon avis tout autant à gagner, avec une meilleure sécurité, en prenant des positions baissières sur les indices au bon moment, à l'occasion de chaque rebond technique du marché.


Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Lundi 18 août 2008 1 18 08 2008 19:32

Le rebond qui a commencé depuis la mi-juillet ressemble étrangement aux précédents : des volumes forts au début, qui faiblissent au fur et à mesure que le rebond progresse, et une dynamique haussière de plus en plus faible.

C'est un comportement caractéristique de marché baissier : les rebonds techniques sont lancés au début par les rachats massifs des vendeurs à découvert, suivis par quelques optimistes...mais la tendance de fond restant orientée à la baisse, le vivier d'acheteurs s'épuise assez vite, et la vague de baisse suivante est alors prête à démarrer. Pour nuancer mon analyse, on notera qu'il y a sans doute un facteur saisonnier sur les volumes lié au mois d'août ...mais en août 2007 la baisse des volumes était loin d'être aussi marquée.

Au niveau des indicateurs de sentiment de marché, la situation va dans le sens d'une fin de rebond, vu qu'on observe une nette diminution de la peur et des anticipations baissières des opérateurs :

Le graphique ci-dessous montre que les rebonds précédents des indices ont été associés à une série de points bas de plus en plus hauts sur le VXN d'octobre à mars, puis il y a eu un gros point bas du VXN en mai associé à un rebond plus important des marchés en avril-mai 2008 (en termes "elliotistes", cela traduit un rebond de degré fractal supérieur avant une nouvelle séquence baissière impulsive).

Même situation sur le put/call ratio, revenu à des niveaux intéressants :

L'eurostoxx est revenu sur la ligne de cou de sa figure tête-épaules (pull-back classique), et cale pour le moment au voisinage de ce niveau : 

A titre indicatif (ce n'est pas une incitation à agir dans le même sens), j'ai choisi de reprendre progressivement mes positions baissières, sur des niveaux de CAC compris entre 4400 et 4530, en visant un objectif intermédiaire de 3500 pts sur le CAC qui correspond aux supports de 2004...l'objectif baissier final restant nettement plus bas.

Une reprise du rebond des indices associée à des volumes en forte hausse, et surtout la formation de points bas sur le VIX ou le VXN en dessous des niveaux de mai remettrait en cause (temporairement) ce scénario.

 

 

Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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Dimanche 31 août 2008 7 31 08 2008 16:16

Une petite mise à jour, après les bons chiffres du PIB US de jeudi dernier et la hausse associée, qui auront sans doute ébranlé la confiance de certains baissiers (je ferai mon prochain article sur ces chiffres du PIB et leur caractère à mon avis peu significatif).

Beaucoup attendent à présent une deuxième vague de hausse sur les indices, qui conduirait le CAC à des niveaux de 4650 à 4700 pour certains, 4900 pour d'autres...Ce scénario est évidemment possible, et il faudra être prêt à s'en protéger. Mais il ne faut à mon avis pas vendre trop vite la "peau de l'ours" :

- L'indice de volatilité du Nasdaq (VXN) forme depuis 2 semaines une structure de creux bien nette, sur des niveaux bas (-1 déviation standard), et loin sous la MM150. Cela signale un retournement potentiel à la hausse à brève échéance du VXN, donc une baisse des indices.

- Malgré la hausse du jeudi 28 août, les haussiers n'ont rien réalisé de convaincant sur le CAC et les indices européens depuis la fin juillet : chaque vague de hausse s'est faite dans des volumes de plus en plus faibles, l'eurostoxx amorce une figure en ETE potentielle (pour le moment toujours valide), que l'on retrouve en version inclinée sur le CAC. Les résistances associées à ces figures n'ont pour le moment pas été franchies en clôture.

 

- Le pourcentage de haussiers (bulls) est en haut de son canal de tendance. Là aussi c'est un élément en faveur d'un sommet intermédiaire sur les indices.

 Rappelons aussi pour finir qu'au niveau de la saisonnalité, le mois de septembre est traditionnellement le plus mauvais mois boursier.

Pour ma part, j'avais accumulé (comme indiqué dans un article précédent) des positions baissières entre 4400 et 4530, soldées temporairement en matinée du jeudi 28 uniquement pour me protéger contre un gros chiffre du PIB (après lecture de plusieurs articles dans ce sens), mais ayant des convictions baissières "solides" je les ai reprises dès le lendemain (vendredi 29).

Les niveaux actuels sont à mon avis intéressants pour prendre ou renforcer des positions baissières, parce que elles pourront être coupées rapidement et avec peu de frais (vers 4530 sur le CAC) en cas de franchissement de la résistance oblique associée aux figures en ETE sur l'eurostoxx ou le CAC, alors que le potentiel de gain est très important (objectif à 3500 sur le CAC détaillé dans l'article précédent).

Pour ceux qui en ont déjà, quelles sont les mesures de protection possibles ? 

- Les plus réactifs pourront couper leurs positions dès le franchissement de la résistance oblique sur le CAC et l'eurostoxx (voir graphes plus haut), une nouvelle vague de hausse des indices devenant alors plus probable, surtout si ce franchissement se fait avec des volumes en hausse.

- Les autres attendront l'invalidation de la figure en creux sur le VXN (passage du VXN sous les 22) pour couper les positions.

Un petit rappel pour finir : je ne fais ici que donner mon sentiment, et ne suis pas un  spécialiste du court-terme. N'hésitez donc pas à consulter d'autres sources avant toute prise de décision, pour vous faire votre propre jugement !

 

 

 

Par loïc abadie - Publié dans : bourse
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