flux W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

arrêtons la fuite en avant !

Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:30

N.B : Voici une série ponctuelle d'articles politiques sur les "plans de relance" et les stratégies actuelles des gouvernements. Bien entendu nous en reviendrons ensuite à l'objet principal de ce blog qui est la protection de l'épargne et du patrimoine au niveau individuel.

Il y a eu quelques "cafouillages" hier dans la date et l'heure de publication de ces articles, le cyclone Gaël qui passe en ce moment à (bonne) distance de la Réunion ayant provoqué une coupure de courant de 24h, et mon groupe électrogène refusait également de prendre le relais. Toutes mes excuses aux lecteurs pour ces incidents.

Vu le caractère un peu "sensible" de ces sujets (et les perturbations actuelles sur le réseau électrique), je passe le blog en modération à priori pour quelques jours (je ne m'attendais pas du tout au résultat du sondage en faveur de la modération à priori), ensuite on reviendra à la situation antérieure, mais avec une charte précise et une modération très stricte sur les hors-sujet hors "file trading" (voir la charte du blog).

Pour les commentaires sur ces articles politiques, merci d'éviter de faire des commentaires qui ne seraient que de simples échafaudages philosophiques sur des mondes imaginaires peuplés d'anges parfaits dotés d'un altruisme total et d'un sens absolu de l'intérêt général. Cela n'existe pas dans le monde réel, et nous sommes justement là pour parler du monde réel, pas pour construire des utopies (extrême-gauche ou autres) qui n'ont aucun intérêt pratique.

Avec la crise, comme il fallait s'y attendre, les tenants du « toujours plus d'état » se font entendre de plus en plus bruyamment, au point que le keynésianisme est en train de devenir aujourd'hui une véritable pensée unique, et que certains (qui ne reculent devant aucune déformation de la réalité) le présentent comme une idée à « redécouvrir ».


Selon le discours dominant (porté par exemple par le récent prix Nobel d'économie Paul Krugman, nouveau porte-drapeau de la fuite en avant), il y aurait eu au cours des dernières décennies une « insuffisance d'état » provoqué par un « néolibéralisme » qui aurait provoqué les dérives actuelles.
Seul problème : Ce soi-disant néolibéralisme n'a jamais existé (en dehors de l'imagination de certains nostalgiques des utopies de la gauche radicale), que ce soit en Europe ou aux USA.

Où est en effet le « néo-libéralisme » quand la part des prélèvements obligatoires passe de 30% en 1960 à 45% en 1999 en France ?

Où est le « néo-libéralisme » quand la part des prélèvements obligatoires passe de 25,8 % du PIB en 1965 à 37,5 % en 2000 (de 25,8 % du PIB en 1965 à 37,5 % en 2000) ?

 

Où est le « néo-libéralisme » quand la part du secteur public passe de 22% après guerre à 44% aujourd'hui aux USA et de 34,6% en 1960 à 55% à la fin des années 90 en France ?

(voir cet autre article du blog)


Où est le « néo-libéralisme quand la politique de l'état américain conduit les agences parapubliques Fannie Mae et Freddie Mac à contrôler 50% du marché des prêts hypothécaires, en provoquant une expansion incontrôlée du crédit ?

 

Où est le « néo-libéralisme » dans les politiques de stimulation forcée du crédit du début des années 2000, basées sur la mise en place par la FED de taux anormalement bas et sur l'utilisation de Freddie Mac et Fannie Mae comme fer de lance de l'expansion du crédit à tout va ?

La vérité est que ce « néo-libéralisme » cache en fait une constante qui se vérifie depuis des décennies dans les pays occidentaux :

Toujours plus d'état pour toujours plus de dettes.


Certains libéraux ont effectivement fait une grosse erreur dans les années 90 : Celle de présenter les USA, l'Angleterre ou d'autres pays comme des modèles de libéralisme, alors que les dirigeants de ces pays avaient depuis longtemps trahi les vraies idées libérales. Les partisans de l'étatisme, qui ont mal digéré la chute du mur de Berlin se sont évidemment engouffrés dans la faille. Du point de vue de la communication, c'est effectivement de « bonne guerre » (bien que d'une totale mauvaise foi). Mais tous ne sont pas tombés dans ce piège, et de nombreux libéraux avaient prévu la crise actuelle et dénoncé la fuite en avant.

Le « keynésianisme » n'est pas une idée nouvelle, les dirigeants en usent et en abusent depuis des décennies pour stimuler l'expansion du crédit par tous les moyens, en espérant ainsi reporter à plus tard chaque problème qui se présente à eux.
Ce keynésianisme a conduit à la création d'une véritable économie-Madoff, ou des consommateurs européens et américains achètent à crédit des produits dont ils ont de moins en moins besoin à des pays émergents qui croyaient jusqu'ici que leurs clients débiteurs resteraient solvables.
Comme ces consommateurs disposent de plus en plus de biens et que leur appétit de consommation diminuait en conséquence, il a fallu accélérer sans cesse l'expansion du crédit et l'inondation de liquidités associés pour que la consommation se maintienne...le keynésianisme est une drogue dure qui est à l'origine de la crise que nous traversons.

Nous allons voir dans les articles suivants un peu plus en détail les effets délétères de cette drogue.


Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 13 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:31
Seuls des ministres de l'économie, des secrétaires d'état au Trésor, des adeptes du Père Noël ou du socialisme (ainsi que quelques prix Nobel d'économie qui les inspirent) peuvent croire qu'imprimer des morceaux de papier portant une inscription du type « 100$ » ou « 100€ », pour les distribuer ensuite à la population améliorera le pouvoir d'achat de celle-ci et créera de la richesse à partir de rien.

Si cela était vrai, la première économie mondiale serait le Zimbabwe, qui est l'aboutissement ultime du Keynésianisme. Là-bas, pour reprendre une expression du nouvel économiste tendance du moment (Paul Krugman), on n'est pas « angoissé du déficit » et on n'a pas peur d'enchaîner les plans de relance. On y imprime des $ zimbabweens par milliards, avec une inflation qui se compte en millions ou milliards de %. Le résultat ne semble pas vraiment brillant.

C'est bien entendu un exemple extrême, et il n'est pas dans mon intention d'assimiler l'Europe ou les USA au Zimbabwe. Mais inverser les valeurs et la chronologie naturelle comme le font les dirigeants actuels, c'est à dire faire passer la consommation avant la production et le travail en faisant croire qu'il suffit de consommer pour que la richesse arrive, c'est aller droit dans le mur.
Beaucoup dénoncent aujourd'hui la spéculation, et demandent une réglementation plus sévère. Plus de réglementation sur certains points (tout ce qui touche à l'expansion anarchique du crédit), je suis pour, évidemment. Mais il faudrait d'abord commencer par se demander d'où vient la spéculation !

Le prix des logements aurait-il pu monter au ciel sans une volonté délibérée des états de « relancer l'économie » par le crédit facile et les subventions en tous genre ? 

Le prix des matières premières aurait-il pu flamber de 2006 à 2008 si il n'y avait pas eu au préalable une demande artificiellement boostée par la bulle immobilière dans les pays occidentaux, elle même provoquée par le crédit facile ?

Les multiples bulles d'actifs que nous avons connues auraient-elles pu se développer autant sans l'apport d'une masse de liquidités issue de la multiplication de politiques laxistes visant à entretenir une expansion de la dette à un rythme largement supérieur à celui de la création de richesses réelles ?

La floraison de créances hypothécaires à risque, de dérivés de crédit et autres produits financiers aurait-elle pu avoir lieu sans l'appui massif des dirigeants, trop heureux de trouver là un nouveau moyen de soutenir la bulle de crédit ?

La réponse à toutes ces questions est évidemment non. 

Avant la crise, ce sont bien les politiques keynésiennes de soutien au crédit et de « relance » qui ont dans les faits : 

- Rendu les logements et de nombreuses autres classes d'actifs de moins en moins accessibles aux classes populaires et moyennes, les logements devenant toujours plus chers.

- Provoqué une inflation qui réduit le pouvoir d'achat des ménages (nous l'avons vu lors de la flambée du prix des matières premières de 2006-2007)

- Amené des dizaines de millions de ménages américains à oublier l'importance de l'épargne, à développer une perception complètement faussée de la valeur réelle de leurs actifs et de leur patrimoine, ceux-ci se trouvant à présent démunis après que la crise ait laminé la valeur de leurs actifs.

- Amené des dizaines de millions de ménages à être ruinés par surendettement.

- Permis à des entreprises vendant des produits trop chers et inadaptés de survivre.

Le keynésianisme « fuite en avant » actuel est au final une politique profondément injuste et anti-sociale.



Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 8 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:32

Certains responsables (en général de gauche) s'inquiètent de la montée des inégalités dans nos sociétés et accusent le « néo-libéralisme ». Sur les inégalités, ils ont entièrement raison, les inégalités ont effectivement fortement augmenté. Mais pas sur le responsable.

Pendant l'automne de Kondratieff, qui est une étape du cycle économique où la consommation est peu dynamique (les ménages sont déjà équipés et se contentent de renouveler leur biens), les salaires augmentent peu.
Dans ce contexte, les stimulations étatiques artificielles de l'économie génèrent un flot de liquidités, de « monnaie temporaire » (via l'expansion du crédit), qui dans les faits devient de plus en plus permanente, dont une grosse partie se dirige vers l'achat d'actifs patrimoniaux D'où la formation de bulles spéculatives de plus en plus grandes, les liquidités cherchant un endroit pour s'investir à n'importe quel prix...Les excès spéculatifs ne sont que la conséquence de la liquidité excessive impulsée par les états.

Le résultat : les revenus du travail progressent peu, mais la valeur des actifs patrimoniaux flambe : Ceux qui ont du patrimoine s'enrichissent encore plus (jusqu'à l'implosion finale), ceux qui n'en ont pas voient leur revenus stagner...Les inégalités augmentent, et les états tentent ensuite de corriger le problème et les dérèglements qu'ils ont eux-même créés par encore plus d'impôts et une profusion de subventions et d'allocations qui arrivent bien plus dans les poches de ceux qui savent faire des grèves gênantes et sont capables de défendre leurs intérêts corporatistes que dans celles des plus démunis.

Dites merci aux « plans de relance » étatiques qui sont à l'origine du phénomène !



Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:33
Certains lecteurs m'ont demandé ma position sur les thèses de la décroissance, de la croissance et de l'écologie.

Ma réponse, en tant que libéral (au sens premier et authentique du terme), est simple : L'état n'a pas à se mêler de ce qui ne le regarde pas. Il n'a donc ni à « stimuler la croissance », ni à imposer une « décroissance »...Qu'il laisse simplement les gens vivre, travailler, choisir leur mode de vie, et consommer comme ils l'entendent !
A certains moments, les sociétés connaissent des périodes de forte croissance, à d'autres moments elles présentent des périodes de croissance nulle ou négative. L'état n'a pas à intervenir dans ces cycles naturels.

La croissance peut se faire de deux façons : 

- Par du volume (on produit plus de voitures, grâce à des gains de productivité, de l'automatisation). Cette croissance consomme évidemment beaucoup de ressources naturelles.

- Par une transformation plus poussée des matériaux de base de départ : un ordinateur demande plus de transformation qu'une table faite de plastique, métal et verre, mais pas forcément plus de matières premières. Ce second type de croissance consomme peu de ressources naturelles.

Le progrès n'est pas linéaire :

Il y a des périodes où des avancées scientifiques et technologiques donnent lieu à la fabrication de nombreux produits nouveaux, qui se répandent ensuite dans la société, et où la croissance est forte.

Il y a d'autres périodes où il y en a moins et où les marchés de renouvellement dominent, la croissance est alors faible ou négative. 

Cela n'a rien de dramatique, dans ces périodes de stagnation, les entreprises qui veulent survivre doivent augmenter leur effort de recherche, pour trouver de nouveaux produits répondant à un réel besoin des ménages : Les crises stimulent l'inventivité, ce sont des accélérateurs de l'évolution.
Si l'état s'en mêle via la relance keynésienne (je ne critique évidemment pas du tout ici la recherche publique, qui a son utilité), il va dérégler ce processus : En stimulant artificiellement la consommation, il va favoriser la croissance « volume » par gaspillage au détriment de la croissance « technologique » (transformation plus pointue et plus poussée des matières premières), et gêner considérablement l'évolution technologique en maintenant en vie des unités obsolètes.
Les primes à la casse, les subventions, la consommation à crédit, tout cela conduit à un gaspillage des ressources naturelles :
Le keynésianisme est totalement incompatible avec la préservation des ressources naturelles.

Et le discours des dirigeants actuels, qui veulent forcer des foules à consommer ce dont elles n'ont plus besoin, tout en se prétendant les porte-drapeaux du « développement durable » (autre outil keynésien utile qui permet surtout de forcer les ménages à acheter de nombreux produits inutiles estampillés « DD » et à gaspiller ainsi encore plus de ressources) est complètement schizophrène.

Que les états laissent donc la société s'organiser comme elle l'entend, et la planète s'en portera certainement beaucoup mieux !




Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:34
Là nous touchons le sommet de l'absurdité du système actuel.

Nous voyons des dirigeants fustiger les banquiers et les spéculateurs pour avoir pris trop de risques avant la crise (alors que ce sont ces mêmes dirigeants qui les ont incité à le faire), puis demander ensuite à ces mêmes banquiers de relancer le crédit à n'importe quel prix.

En France, 60% des ménages pourront ainsi bénéficier de prêts à taux zéro garantis par l'état. Message clair (qui se fait même menaçant ces derniers temps) adressé aux banques : prêtez à fond à n'importe qui, ne vous occupez surtout pas des risques, on vous couvre !

Aux USA, en Angleterre et dans d'autres pays, on met en place des « bad banks », consistant à décharger les banques de tous les mauvais choix faits auparavant, et on les inonde dans le même temps de liquidités (quantitative easing) afin qu'elles puissent prêter encore et toujours plus...Les exemples pourraient être multipliés presque à l'infini. 
Ensuite on dit au « bon peuple » qu'il va y avoir des « règlementations plus strictes » (où ???) et de la « morale ».

Il s'agit sans doute de la « morale » très spéciale de la génération baby-boom (également connue sous le nom de génération 68), actuellement au pouvoir, qui consiste :

- A consommer avant de produire et de travailler, et à faire produire par des pays
émergents naïfs (mais ils ne le resteront pas toujours, sauf dans les rêves des baby-boomers !) les biens dont on a besoin en les payant avec dettes, et si nécessaire avec de la monnaie qui ressemblera de plus en plus à de la monnaie de singe, en espérant que ce système pourra durer éternellement.

- A prendre de l'argent aux agents économiques (ménages, entreprises et autres) qui sont restés responsables et raisonnables, ainsi qu'aux générations futures (elles aussi ne resteront pas éternellement aussi naïves !) pour le donner à ceux qui font le plus de bêtises et de cavalerie...Cette « grande» idée a un nom : le socialisme
.


Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 7 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:35
Il est absurde de prétendre résoudre une crise provoquée par un excès de dette par encore plus de dettes. C'est pourtant ce qu'essaient de faire actuellement les gouvernements des USA et d'Europe. Voyons plus en détail les montants qui seraient nécessaires :

1) Avec la crise, les ménages auront tendance à se remettre à épargner, vu qu'ils seront moins confiants dans l'avenir.
Le passage d'un taux d'épargne de 0% (situation d'avant-crise aux USA) à un taux d'épargne normal de 8% (moyenne historique) retirerait 800 milliards à la consommation.
2) Il y a environ 35000 milliards de dettes en excès dans le système US (en faisant l'hypothèse d'un retour à des ratios d'endettement normaux de 100% du PIB). Si cet excès était résorbé sur 15 ans (sous forme de remboursement et de faillites), cela représenterait environ 2300 milliards de $ annuels.
3) La croissance artificielle d'avant-crise était basée sur un flux annuel d'accroissement de la dette de 4000 milliards de $ par an (valeurs moyennes observées en 2006 et 2007).

Si l'état veut compenser par ses interventions les effets de la crise, il devra à la fois : 

- compenser le retour des ménages à un taux d'épagne normal.
- compenser la réduction de la dette en excès (faillites et remboursements de crédits).
- rétablir l'accroissement de la dette à son niveau précédent, puis l'amplifier (vu qu'une croissance basée sur une fuite en avant dans le crédit nécessite une hausse exponentielle de la dette, chaque $ de dette en plus ayant de moins en moins d'effet, de même qu'un drogué a besoin de doses toujours plus fortes).

Au total, il faudrait pour commencer injecter 7100 milliards (800 + 2300 + 4000) dans l'économie chaque année. Soit l'équivalent de 8 plans Obama par an.
Ces montants impliqueraient : 
- Un déficit public égal à 45-50% du PIB.
- Une doublement de la dette publique nette US en moins d'un an.

Inutile de dire qu'un état qui se lancerait dans ce type de solutions ne trouverait plus de financeurs très rapidement et serait mis en situation de faillite. Aucune politique économique au monde, même proposée par un prix Nobel d'économie, ne peut permettre la poursuite éternelle d'un schéma de Ponzi.

Certains répondront « un coup d'inflation et tout repart comme avant »...Ont-ils simplement une idée de la gravité de la crise au Zimbabwe ?
Parce qu'il faut bien être conscient que ce n'est pas une inflation "gentille" à 7-10 % / an qui règlerait les problèmes actuels : il faudrait à ce rythme plus de 10 ans pour résorber l'excès de dette, et entre temps, la hausse des taux aura achevé le peu de résistance qui reste à nos économies...Sans compter que résorber l'excès de dette ne permettrait même pas à la machine de repartir (si on vise le rétablissement du système précédent), vu que notre système avait besoin d'une hausse exponentielle de la masse de crédit pour rester à flot.

Donc : 

- Les plans type Obama, Paulson ou autres échoueront aussi rapidement que les précédents, et ne réussiront qu'à dégrader la situation financière des états qui les mettent en place. Si ils persistent dans leur impasse keynésienne, les dirigeants vont se trouver de plus en plus dépassés par la situation à chaque mois qui passe (ils le sont d'ailleurs déjà) : 
Les états devront devenir à la fois : 
- Banquiers.
- Constructeurs automobiles.
- Promoteurs immobiliers.
- Assureurs
- Transporteurs aériens
- Employeur universel
(...etc)

Au final, nous aurions des états qui récupèreront toutes les dettes en excès du système, mettraient en place une véritable « Union des Républiques socialistes des Etats-Unis et d'Europe »...République qui ferait bien vite faillite comme ses prédécesseurs parce que les pays émergents et les producteurs de matières premières n'auront aucun intérêt à continuer à fournir un groupe de pays dont les états sont devenus insolvables et produisent une monnaie de singe sous le prétexte de « relancer leur économie ».


Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 10 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:36
Nous l'avons vu précédemment, il faudrait plus de 7000 milliards de $ annuels aux USA pour maintenir à flot le système de fuite en avant précédent. 

Revenir à un niveau d'endettement normal, c'est à dire diviser par 3 la montagne de dette totale actuelle des USA (plus de 50 000 milliards de $, 35000 milliards de dette en excès, plus de 650 000$ par ménage standard, c'est à dire un couple avec deux enfants) demanderait une inflation de 200% (division par 3 de la valeur de la monnaie).

Les keynésiens affirment ceci : « l'état peut imprimer autant de monnaie qu'il le souhaite, il suffit donc d'imprimer cette monnaie pour provoquer une dévaluation et « remettre à zéro » le compteur des dettes et éradiquer définitivement la déflation...Naïveté assez effrayante d'une génération de baby-boomers euphoriques, complètement dépassée par les évènements aujourd'hui, qui en est arrivée à oublier que les Etats-Unis et l'Europe ne sont plus le centre du monde, et le seront de moins en moins à l'avenir, qui imagine pouvoir impunément payer ses fournisseurs en monnaie de singe, qui imagine que ses créanciers accepteront éternellement que leurs dettes ne soient jamais payées (ou payées avec une monnaie sans valeur, ce qui revient au même).

Plus en détail, quelques autres chiffres : 

Face à la montagne de dettes US de plus de 50 000 milliards de $, nous avons deux « nains » dont la capacité d'action est presque insignifiante : l'état US (2500 milliards de recettes annuelles) et la FED (dont le bilan est à peu près du même ordre), et un plan de relance encore plus insignifiant, le « plan Obama » et ses 850 milliards de $.
Jusqu'ici l'état US n'a pas vraiment imprimé en masse des billets, il a surtout choisi d'emprunter. Mais il est bien évident qu'il n'aura pas la marge de manœuvre nécessaire pour contrer l'effondrement de la montagne de dette totale, qui est à la base de la crise en cours. Jamais les créanciers des USA n'accepteront de financer les 7000 milliards de $ annuels qui seraient nécessaires pour pousuivre la fuite en avant.

Donc si il souhaite vraiment explorer jusqu'au bout son absurde politique Keynésienne, l'état devra imprimer de la monnaie fictive en masse, pour dévaluer le $ d'un facteur 3 (pour résorber par l'inflation l'excès de dette, il est évident qu'une inflation à 10%/an ne servirait à rien, il faudrait plus de 10 ans à ce rythme pour alléger le fardeau de la dette).

Mais ce « beau » schéma ne fonctionne pas aussi simplement dans le monde réel : nous sommes dans un système de changes flottants, et les gouvernements n'ont qu'une action très indirecte sur le cours de leur monnaie (ils ne peuvent pas la « dévaluer » de x %). 
Le $ n'est aujourd'hui arrimé à rien de particulier. Donc si le gouvernement imprime en masse des $, il arrivera effectivement un moment où leur valeur finira effectivement par chuter, les keynésiens ont raison sur ce point.
Mais le gouvernement n'a aucun contrôle précis du phénomène...Ce qui est très probable dans ce cas de figure est que la valeur du $ résisterait d'abord bien (parce que le contexte est fortement déflationniste) jusqu'à un point où les détenteurs de $ (pays étrangers notamment, mais pas seulement) paniquent et provoquent l'effondrement de la valeur du $, qui pourrait alors voir son cours divisé par 10, 100 ou 1000.
Les citoyens US auraient alors une monnaie sans valeur, comme celle du Zimbabwe (94% de chômeurs dans ce pays autrefois prospère avant d'avoir expérimenté le keynésianisme et la planche à billets jusqu'au bout). 
Le pays ne pourrait plus acheter les matières premières dont il a besoin (qui accepterait de fournir un pays qui vient de les escroquer en payant ses dettes avec du papier sans valeur ?), la crise de confiance serait totale, avec un effondrement de la consommation sans comparaison possible avec la crise en cours, et il est probable qu'un régime autoritaire s'installerait sans difficulté pour combler le « vide » existant.
Dans le cas des Etats-Unis, la situation serait cependant moins dramatique que dans un pays comme la France : Les USA ont des ressources en matières premières et en énergie, et peuvent se permettre de survivre quelques années en semi-autarcie (au prix de grosses privations quand même). Mais il n'en va pas de même pour un pays comme la France, totalement dépendant de l'extérieur.

Dernier point...Imaginons malgré tout qu'un conte de fées pour baby-boomer keynésien se réalise : des keynésiens de génie ont réussi à diviser précisément la valeur du $ par 3 sans provoquer de panique, les autres pays l'ont accepté sans faire d'histoires, et la masse d'épargnants américains ou étrangers qui viennent de se faire ainsi voler leur patrimoine trouvent cela normal. Il n'y a plus de dettes en excès dans le système.

L'économie retournerait-elle pour autant à l'état d'avant-crise ?

La réponse est non, parce que cet état reposait sur une psychologie des foules très particulière : un état d'euphorie extrême et de perte totale de conscience du risque.
Après la crise que nous connaissons, cette euphorie est cassée pour de bon, un peu plus à chaque jour qui passe. Tous les opérateurs ont redécouvert le risque qu'ils avaient oublié depuis des décennies. Si en plus la valeur de la monnaie est divisée par 3, le peu de confiance restant disparaîtra.

Et les ménages, au lieu de consommer, chercheront par tous les moyens à faire des réserves, beaucoup de réserves, pour se protéger d'un futur qui sera d'un coup perçu comme très menaçant.
Les entreprises auront alors toujours aussi peu de débouchés qu'avant la dévaluation, le crédit ne redécollera pas par manque de volonté et d'appétit des ménages (ou augmentera moins vite que le rythme de dévaluation de la monnaie si les états insistent coûte que coûte, ce qui revient au même). 
Enfin, l'état US (ou Français) ne trouvera plus grand monde pour s'intéresser aux bons du trésor qu'il proposera, et les fournisseurs étrangers chercheront des débouchés vers des pays dotés d'une monnaie plus fiable...

Décidément le keynésianisme est tout sauf une solution. C'est par contre un excellent moyen de transformer une crise grave en catastrophe totale.




Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 28 commentaires - Recommander
Vendredi 6 février 2009 5 06 02 2009 16:37
Elle est assez simple : Que les états cessent leurs interventions intempestives, se contentent d'un simple accompagnement de la crise qu'ils ont créée et laissent la crise jouer son rôle d'accélérateur des évolutions indispensables de notre système économique.
Cela suppose : 

1) Une flexibilisation importante du marché du travail associé à la création d'un filet de secours universel pour que personne ne soit broyé par la crise. Etre libéral ne signifie pas être pour la suppression de la solidarité. Une solution très intéressante me semble être le revenu d'existence proposé par de nombreux libéraux, et un parti comme Alternative Libérale. 
On verse à chaque citoyen (quel qu'il soit) un revenu suffisant pour assurer le minimum vital (mais pas plus, sinon on incite tout le monde à ne rien faire et à devenir parasite, et la société fait faillite en bloc), en remplacement du "fatras" d'allocations actuelles. Ensuite, il reviendrait à chacun de compléter à sa guise ce revenu par son activité et son épargne.

En contrepartie de ce revenu, les salaires minimums seraient fortement revus à la baisse, puisque chacun cumulerait revenu d'existence et salaire : Pour le salarié, avoir un revenu d'existence de 500€ et un SMIC net de 600€ serait plus avantageux qu'avoir un SMIC net de 1030€.
Mais pour les entreprises, cela représenterait une division par presque 2 du coût du travail, un formidable outil de relance de l'emploi avec un marché du travail bien plus flexible, et un ballon d'oxygène providentiel face à la crise. Ce serait une vraie relance de l'emploi, qui bénéficierait à toutes les entreprises, sans exception, et pas de simples "subventions pansement" destinées à maintenir en survie artificielle les entreprises qui ont fait les plus mauvais choix en faisant payer les meilleures.

2) Une liquidation la plus ordonnée possible des dettes en excès et l'absence de tout plan de relance de la consommation, de l'investissement public et du crédit

Ponctuellement et seulement dans certains cas exceptionnels, l'état pourrait venir au secours d'une institution financière pour éviter l'effondrement total du système financier, mais en respectant un objectif essentiel : Réduire le montant de la dette, notamment celle des ménages.
Cela peut se faire en négociant des révisions à la baisse des prétentions des créanciers via l'alternative « vous avez le choix entre la faillite de votre débiteur ou une garantie « low cost » de l'état, qui rachètera par exemple votre créance à 50 ou 60% de sa valeur. Ceux qui ont pris des risques inconsidérés en investissant dans des produits douteux doivent en payer à présent les conséquences, et non être récompensés par une garantie providentielle totale de l'état.

3) Après la crise, que l'on retire aux états et aux responsables politiques toutes les « manettes » permettant le recours à la fuite en avant dans le crédit.
J'étais encore favorable en début de crise au maintien du système monétaire actuel de réserves fractionnaires, qui offre une souplesse qui peut être dans certains cas intéressante, parce que je ne pensais pas que les états iraient aussi loin dans leur fuite en avant. Mon avis a changé : Il faut bien se rendre à l'évidence, ce système n'est pas bon dans les faits, parce qu'on voit bien aujourd'hui que certains responsables politiques le détournent toujours de son usage à chaque problème qui se présente et sont prêts à aller jusqu'aux dernières extrémités (y compris risquer de mettre l'état en faillite).

Il serait donc préférable d'en revenir à un système monétaire à réserve pleine, basé sur un étalon non manipulable par un état et suffisamment rare pour ne pas être gonflé selon les envies de fuite en avant de tel ou tel dirigeant politique (par exemple un panier de métaux comportant l'or). Ce système briderait sans doute fortement la consommation et le crédit (les banques ne pouvant plus créer de la monnaie « temporaire », et devenant de simples intermédiaires entre déposants et emprunteurs), mais notre planète ne s'en porterait pas plus mal, et cela stimulerait la croissance « qualitative » (transformation plus poussée des matières premières) au lieu de stimuler le gaspillage.

Si il y a une théorie économique qu'il serait utile de revoir aujourd'hui, et qui a été complètement oubliée, c'est bien le libéralisme authentique (celui de l'école autrichienne), et certainement pas le keynésianisme, dont tout le monde a usé et abusé depuis trop longtemps !





 


Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 71 commentaires - Recommander
Samedi 21 février 2009 6 21 02 2009 18:12
Nos chers étatistes qui ont contribué à grande échelle à la formation de la bulle de crédit responsable de la crise actuelle prétendent à présent avoir trouvé un nouveau remède miracle : la nationalisation.
Il suffirait donc selon eux de nationaliser les banques, les constructeurs automobiles, et pourquoi pas demain les compagnies aériennes, les promoteurs, les compagnies de BTP et tout ce qui leur passera par la tête pour que la crise s'arrête, et que les consommateurs se remettent à consommer et à vivre au dessus de leurs moyens.
Comme si le fait de renommer "Citigroup" en "US State Group", "General Motors" en "USState motors", "Bank of America" en "Bank of US state" allait effacer miraculeusement toute les dettes en excès du système.

Qu'en est-il vraiment ?

Le premier point est qu'il faut comprendre que dans le contexte actuel (nous nous dirigeons vers une situation de dépression économique dans la plupart des économies développées), l'ensemble des crédits risquent d'être concernés par une hausse exponentielle des taux de défaillance. 
Pas seulement les « subprimes », les créances titrisées à risques aux USA et en Grande-Bretagne, et les prêts à l'Europe de l'Est pour les pays de la zone euro : Les prêts « classiques » à taux fixes sur les marchés domestiques finiront eux aussi par être touchés.
Dans un contexte de dépression, les ménages « sans risque », les entreprises « solides » ayant des crédits « tranquilles » peuvent se retrouver en cessation de paiement.
Avec les niveaux actuels de leverage ratio de la plupart des banques européennes, et avec les niveaux d'exposition au risque des banques américaines, il y a des risques importants pour que cela ne passe pas, c'est à dire qu'en l'absence totale d'intervention de l'état, une majorité de grandes banques pourrait se retrouver en situation d'insolvabilité, ce qui aboutirait à un « bank run » général et à un effondrement total du système financier.
Je ne dirai donc pas que l'état devra rester totalement sans réagir face à ce risque.

Mais l'option « nationalisation » des keynésiens partisans de l'inflation est tout aussi dangereuse pour trois raisons : 

- Elle est injuste, parce qu'elle revient à prendre de l'argent aux contribuables et aux générations futures pour récompenser les acteurs les plus irresponsables et incompétents , c'est à dire que par exemple les créanciers détenteurs d'obligations à risque, qui ont touché des taux d'intérêt très élevés pendant des années pour leur « prise de risque » vont se voir d'un coup « couverts » miraculeusement par les états. La gestion étatiste / socialiste consiste d'ailleurs presque toujours à prendre de l'argent aux acteurs raisonnables pour le donner à ceux qui ont fait les plus mauvais choix.

- Elle aura un effet « boule de neige » catastrophique : A partir du moment où l'état nationalisera une ou plusieurs grandes banques, dans un contexte de peur général, les déposants choisiront sans doute de confier leurs fonds aux banques nationalisées, et retireront leurs fonds de celles qui ne le seront pas.
Résultat : les banques « survivantes » seront à leur tour mises en difficulté et devront être nationalisées.

- Conséquence finale : l'état se retrouvera à la tête de tout le système bancaire (et accessoirement, en fonction de la folie des grandeurs des adeptes du keynésianisme, de toute la production automobile, des transports, des entreprises immobilières et autres).
 Vu que la dette totale présente actuellement dans le système dépasse largement les capacités d'intervention des états (la dette totale, plus de 50 000 milliards de $ aux USA représente environ 20 fois les recettes annuelles de l'état US), l'état se retrouvera à son tour en faillite et le résultat sera identique au final à l'absence totale d'intervention : une catastrophe.

La seule option raisonnable dans le contexte actuel est une action limitée et temporaire de l'état visant à obtenir une liquidation ordonnée de la bulle de crédit.
Il faut renverser le dogme keynésien (on investit 1$ pour créér 5 ou 10 $ de nouveaux crédits censés « soutenir la consommation »), pour aboutir à ce que chaque $ ou chaque € investi par l'état permette de négocier avec les créanciers du système une réduction de la dette totale de 5, 10$ ou plus  :
Au lieu de chercher à relancer le crédit, il faut rechercher le désendettement du système.
En pratique, cela consiste à faire payer au maximum les acteurs qui ont pris des risques : détenteurs de créances titrisées, d'obligations bancaires...etc.

Cela peut se faire de deux façons (qui peuvent être combinées) : 
- L'état apporte une garantie limitée en montant aux dépôts bancaires (100 000€ par déposant et par établissement par exemple) et accepte que les faillites jouent leur rôle au delà de cette limite.

- L'état force les créanciers des banques (hors déposants) à accepter une grosse révision à la baisse de leurs prétentions : Leurs créances seront garanties à hauteur de 60 ou 70%, le solde étant transformé en capitaux propres permettant de renflouer les fonds propres des banques. L'état devrait être assez vite en position de force pour négocier des actions de ce type (même si ce n'est pas encore le cas), vu que dès que les créanciers auront réalisé que le système devient globalement insolvable, ils ont le choix entre risquer de tout perdre ou accepter une perte limitée.

Enfin, il faut que les dirigeants soient conscients qu'ils ont une marge de manoeuvre, mais qu'elle est limitée.
Les états ont actuellement la chance de disposer d'un grand capital confiance des investisseurs, les taux longs étant sous la barre des 5% dans presque toutes les économies développées. Si cette marge de manoeuvre est gaspillée en actions inutiles, coûteuses, et inefficaces (plans de relance du crédit, gonflement du bilan des banques centrales par "quantitative easing"...etc), elle ne sera plus disponible quand les gros problèmes se déclencheront au niveau du système bancaire.





Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 161 commentaires - Recommander
Samedi 4 avril 2009 6 04 04 2009 05:57

Charte du blog


J'ai déjà eu l'occasion de dire ici toute l'estime que j'avais pour Angela Merkel, et je vais donc continuer.

Pour la première fois, une dirigeante d'un pays très influent vient de détailler  la vraie cause de la crise (lire l'interview dans le Financial Times), et la technique de fuite en avant dans le crédit qui était jusqu'ici la pensée unique des dirigeants du G20 (depuis bien trop longtemps) :


"La crise ne s'est pas produite parce que nous avons distribué trop peu d'argent, mais parce que nous avons créé de la croissance économique avec trop d'argent et que ce n'était pas une croissance durable. Si nous voulons en tirer des leçons, la réponse n'est pas de répéter les erreurs du passé ».


"Nous devons regarder en face les causes de cette crise. Elle s'est produite parce que nous vivions au dessus de nos moyens ».


« La responsabilité repose sur des efforts de relance inadaptés aux USA, conduits par le gouvernement et la FED, visant à faire redémarrer artificiellement l'économie (...) en injectant des liquidités toujours moins chères dans le système financier. »


Interrogée sur l'échec d'un placement de bons du trésor anglais auprès des investisseurs cette semaine, elle a répondu : « Cela nous montre que les états ne peuvent pas éternellement vivre à crédit".


Tout est dit, et nous voyons bien ici la différence de vision entre des dirigeants « boomers-euphoriques » intoxiqués par une mentalité générationnelle de l'expansion infinie de la dette, de la consommation et de la vie à crédit aux crochets des autres, et une dirigeante qui a connu un vrai environnement de crise et un système en faillite (l'ex-RDA), et qui n'a pas du tout la même façon de penser.


La présidente Allemande ne prend pas non plus ses électeurs pour des idiots qu'il faudrait flatter ou de rassurer gentiment avec des discours creux, et n'hésite pas à parler sans langue de bois de la situation de son pays :


« Germany, she says, is an over-indebted, export-oriented economy with an ageing, shrinking population. It cannot boost consumption at the expense of exports"


Et cette petite phrase pour finir :


« It isn't just that the banks took over too many risks. Governments allowed them to do so by neglecting to set the necessary [financial market] rules and, for instance in the US, by increasing the money supply too much"


Inutile de dire qu'un tel discours, émanant d'une dirigeante de premier plan et très influente au niveau européen, représente une excellente nouvelle et un vrai espoir de changement : la pensée unique basée sur la fuite en avant keynésienne commence à se fissurer sérieusement.



Par loïc abadie - Publié dans : arrêtons la fuite en avant !
Ecrire un commentaire - Voir les 159 commentaires - Recommander

Calendrier

Décembre 2009
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

indices

 

 

 

Home builders ind. 

 

 

 

Nikkei 

 

 

 

Dow 

 

 

 

track.bear BX4

 

 

 

Shangai

 

 

 

Inde-BSE

 

 

 

un compteur pour votre site
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés