flux W3C

  • Flux RSS des articles

Recherche

Dimanche 2 mai 2010 7 02 /05 /Mai /2010 13:11

Rappel : charte du blog

 

Un scénario alternatif à un retour à une situation de forte récession pouvait être envisagé  avant les récents problèmes de dette souveraine de la Grèce :  Qu’il y ait une période longue (10 à 20 ans) de déflation douce et de stagnation économique, associée à une hausse régulière des dettes publiques jusqu’à atteindre par exemple le niveau japonais (plus de 200% du PIB d’endettement public brut*), sans que cela ne pose de problème au marché obligataire (maintien de taux bas).

 

* Ce chiffre doit être fortement relativisé, puisque la dette gouvernementale japonaise détenue par le secteur privé ne s'élève en fait qu'à 52% du PIB. voir cet article sur la dette japonaise


Les récents développements intervenus en Europe, avec des hausses importantes sur les taux à 10 ans de la Grèce, du Portugal, de l'Irlande, et dans une moindre mesure de l'Espagne sont un signal très clair envoyé par le marché : Ce scénario à très peu de chances de se réaliser chez nous, puisque plusieurs pays commencent déjà à inquiéter le marché (la Grèce ayant largement franchi la ligne rouge).

 

Le modèle japonais a nécessité la présence de trois facteurs :


Un pays où un excédent commercial important et régulier a persisté tout au long de la période de déflation douce, grâce à l’existence d’un secteur industriel fort et exportateur.


La présence d’un grand nombre d’épargnants ayant besoin de préparer leurs retraites, et qui investissaient régulièrement dans les obligations d’état.


Un taux de détention des obligations d’état japonaises par l’étranger très faible (6%), qui rendait le Japon très peu dépendant du comportement des investisseurs étrangers.

 

En résumé, les opérateurs privés Japonais gagnaient de l’argent via leurs échanges commerciaux avec l’étranger, et investissaient cet argent en obligations d’état, ce qui permettait à l’état japonais d’augmenter sa dette et de poursuivre une politique de déficits sur une longue durée tout en bénéficiant de taux très bas.

 

Pour l’Europe et les USA, aucun de ces trois facteurs n’existe :

 

- Nous avons affaire à des pays majoritairement désindustrialisés et déficitaires dans leurs échanges commerciaux (avec quelques exceptions comme l’Allemagne).


- Les épargnants du secteur privé ont moins de liquidités pour acheter des obligations d’état.


- Les états sont très dépendants de l’étranger pour le financement de leur endettement.

 

Voici à titre d’exemple quelques données pour la France (source AFT):


- Part de la dette négociable détenue par l’étranger : 67%


- Cette part est passée de 60 % fin 2007 à 67,9 % fin 2009.


- En montant, la part de l’étranger dans la dette négociable est passée de 552 à 779 milliards d’€, soit une hausse de 227 milliards d’€.

Dans le même temps la dette négociable totale de l’état a augmenté également de 227 milliards d’€. Cela signifie qu’en flux nets, ce sont les opérateurs étrangers qui ont financé depuis 2 ans 100% de notre déficit budgétaire !

 

Pour les USA, le niveau de dépendance est moins élevé, mais un peu plus de 50% de la dette publique US est détenue par l’étranger ), et les données récentes des deux dernières années montrent que l’étranger a financé 45 à 50 % de l’accroissement de la dette publique US.

Un problème supplémentaire aux USA vient du fait que la maturité de la dette est courte, avec plus de 50% de la dette arrivant à échéance dans moins de 2 ans

La situation des USA est donc au final à peine meilleure que celle de l'Europe du point de vue de la dépendance vis à vis des créanciers étrangers.

 

Ces différences avec le Japon nous montrent que le scénario japonais a très peu de chances de se renouveler en Europe, ou même aux USA. Mais quels scénarios  prévoir une fois que les pays étrangers prendront peur et ne voudront plus financer nos déficits ?

 

a) Le scénario le plus optimiste :

 

Les états poursuivent leur fuite en avant dans le déficit, mais les épargnants nationaux prennent le relais des financeurs étrangers pour financer celui-ci, permettant aux taux de rester bas pendant des années.

L’ennui dans ce cas est que les plans de relance deviendraient rapidement inopérants : Tout l’argent dépensé par l’état pour relancer l’économie finirait simplement dans les bas de laine des épargnants (contrairement à la situation actuelle de reprise artificielle où de « gentils » mécènes étrangers paient les ménages européens et américains pour que ceux-ci puissent consommer autant qu’avant pendant quelques temps encore). La récession et la déflation font alors son retour.

 

b) Le scénario rigueur / déflation :

 

Les états prennent conscience du danger à temps et donnent un gros tour de vis budgétaire (coupes dans les dépenses + hausse des prélèvements), cela provoque un retour à une situation de récession / déflation, mais préserve la confiance des marchés dans les états. C’est évidemment le scénario qui est le moins mauvais à long terme.

Vu la situation de fuite en avant actuelle, qui atteint des niveaux totalement délirants, il faut être conscient que ce tour de vis devrait être rapide et de très grande ampleur pour simplement approcher l’équilibre budgétaire : Le budget 2010 envisage ainsi des recettes nettes (après prélèvements des collectivités territoriales et de l’Europe) de 169 milliards et des dépenses nettes de 322 milliards : Les recettes nettes (fiscales et autres) couvrent ainsi à peine plus de 50% des besoins de notre état, le reste n'étant que de la fuite en avant dans la dette !


 

c) Le scénario argentin :

 

L’état tente de limiter ses déficits, mais son action n’est pas suffisante et pas assez rapide pour rétablir la confiance des marchés. Après une période de déflation et de crise, pouvant durer plusieurs années, associée à des défauts d’un nombre croissant d’états, puis à l’éclatement de la zone euro, la pression des créanciers devient telle que notre état doit se déclarer en situation de défaut.

 

Il négocie alors avec ses créanciers un remboursement partiel de sa dette suivant un scénario de type argentin (les détenteurs d'obligations d'état qui veulent être remboursés rapidement touchent par exemple 30% de la valeur de leur créance, ceux qui sont moins pressés 60%…etc).

La monnaie se trouve fortement dévaluée, le pouvoir d’achat et les niveaux de protection sociale chutent fortement, jusqu’à ce que les salaires rendent la France de nouveau compétitive sur le plan international.

L’économie repart ensuite sur des bases assainies.

 

d) Le scénario « planche à billets ».

 

L’état décide ici d’explorer la fuite en avant jusqu’au bout, refuse de reconnaître sa situation de faillite quand il ne parvient plus à trouver d'acquéreurs étrangers ou nationaux pour sa dette, et décide de faire acheter sa propre dette par la banque centrale (après sortie de l’euro), imprimant ainsi la monnaie dont il a « besoin » pour financer son déficit.

Dans ce scénario qui est quand même pour le moment le moins probable et le pire imaginable, notre monnaie perdrait rapidement toute sa valeur et toute sa crédibilité à l’international.

Le pays ne pourrait plus s’approvisionner à l’étranger en matières premières et en pétrole, et les fonctionnaires (notamment l’armée et la police) seraient payés dans une monnaie sans valeur. Ce serait une situation évidemment explosive rendant possible toutes sortes de dérives totalitaires ou anarchiques.

 

e) Le rôle du FMI

 

On entend actuellement beaucoup parler du FMI comme "sauveur potentiel" des états en difficulté. Mais là encore il faut être réaliste : L'essentiel des ressources du FMI provient des USA et de l'Europe, c'est à dire d'états surendettés.


Une aide du FMI (tout comme le plan de soutien de l'Europe à la Grèce), ce n'est au final que des états surendettés qui empruntent de l'argent pour pouvoir permettre à un état encore plus surendetté de continuer sa fuite en avant. Cela revient à creuser une série de trous pour boucher un trou plus petit !

 

Ajoutons à cela que les ressources du FMI sont d'environ 239 milliards de $ (ligne IX de ce tableau, ce qui représente moins de 13% du montant de la dette d'un état moyen comme la France.

En cas de défaut d'un seul état moyen type France ou Angleterre, le FMI serait donc totalement dépassé, et le serait encore plus dans un contexte de défaut de plusieurs états :

 

Nous ne pourrons en aucun cas compter sur le secours du FMI pour des états de la taille de la France.

Par loïc abadie - Publié dans : économie générale
Ecrire un commentaire - Voir les 150 commentaires
Retour à l'accueil

Commentaires

Bonjour Loïc,

En résumé, si j'ai bien compris, il y aura forcément de la casse...

Commentaire n°1 posté par kapitaineflamme le 02/05/2010 à 14h48

Pour moi d'une façon ou d'une autre, vu que notre niveau de vie ne tient que par l'expansion de la dette, elle même liée au bon vouloir des financeurs étrangers, il va forcément baisser.

Réponse de loïc abadie le 02/05/2010 à 16h15

Super article Loic ! tu as vraiment tres bien expliqué les différents scénarios, il ne nous reste plus qu´a espérer que nos politiques francais choisiront l´option b (les allemands semblent deja sur cette voie), meme si ca signifiera certainement une hausse des impots a tres cour terme...

Commentaire n°2 posté par yannick le 02/05/2010 à 15h01

Il me semble urgent pour les PIGS d'annoncer des tours de vis budgetaire en "solidarité sociale"avec ceux fourni par l'état Grec, et afin de faire prendre conscience a tous les citoyens italiens, francais, portuguais, espagnols, que nos états se sont fourvoyé dans une voie pas tenable.

Je n'ai vu ce scenario nul-part. Le problème est que cela renforcerait immédiatement la valeur de l'€uro, avec pour conséquence des exportations plus difficiles pour nos sociétés exportatrice,l'avantage serai de  rassurer les marchés et ferait baisser les taux des obligations et le cout de la dette

Commentaire n°3 posté par dupontel le 02/05/2010 à 15h02

Quand je dis "je n'ai vu ce scenario nul part" je veux dire que je n'ai entendu aucun politique, aucun commentateur expert, enfin bref, ceux que l'on voit ou entend sur les ondes envisager cette éventualité...en tout cas en france....triste pays

Commentaire n°4 posté par dupontel le 02/05/2010 à 15h06

Est-ce que les mesures de quantitative easing ne signifient-elles pas, en pratique, que les Banques centrales achètent déjà la dette des pays ?

En tout cas merci pour cet article et ce blog en général.

Commentaire n°5 posté par Shox le 02/05/2010 à 15h15

Oui, mais pour l'instant ça se fait à une échelle assez modeste, l'essentiel de la fuite en avant se fait via les déficits.

Réponse de loïc abadie le 02/05/2010 à 16h14

Et pourquoi une monétisation de la dette des états européens par la BCE comme le fait je crois la FED aux US ?

La sortie à terme serait alors une inflation / hyper inflation..non ?

Commentaire n°6 posté par kapitaineflamme le 02/05/2010 à 15h16

augmenter les impôts ??? et se préparer à une guerre civile alors. ou alors, pour une fois, faire payer ceux qui ont vraiment de l'argent, cad les 30% des français les plus riches soit ceux qui détiennent la quasitotalité de l'argent en france.

déjà, si on faisait payer correctement les impôts à tout le monde, au lieu d'aménager des milliers de niches fiscales et des milliers de manière de defiscaliser ses revenus, ça ferait rentrer des paquets de milliards d'euros.

et deuxièmement, il faudrait faire voter les dépenses budgétaires par le peuple, que ce soit au niveau de l'état, des régions, des départements ou des localités. ainsi les élus et les aristocrates de la républiques ne pourraient plus faire n'importe quoi avec notre argent (guerre en afghanistan, dépenses présidentielles iniques, fêtes à la con pour amuser la populace, aides sociales aussi imbéciles qu'inutiles et coûteuses, salaires ahurrissant des élus et avantages sociaux inadmissibles dans une démocratie digne de ce nom etc etc).

mais pour cela, il faudrait rendre le pouvoir aux citoyens, limiter l'état dans son rôle et sa capacité d'action et réduire dragstiquement la portion de l'administration dans la vie de ce pays...

Commentaire n°7 posté par pouet le 02/05/2010 à 15h43

Je ne suis évidemment pas pour les hausses d'impôts ! Je ne fais ici que présenter des scénarios qui risquent d'arriver.

Réponse de loïc abadie le 02/05/2010 à 16h10

Loïc tu as "oublié" un scénario...


f- Les consommateurs croient à la relance et selon l'hypothèse d'équivalence ricardienne, ils anticipent le fait que les hausses de prélévement seront neutres pour leur revenus futurs. Ayant une vision optimiste, ils n'épargnent plus. La consommation redécolle. Le chomage décroit et les investissements productifs repartent. Les finances publiques s'améliorent et les taux restent bas. L'équilibre est atteint sur l'immobilier. Paulson demande à GS de créer un fond pour entrer long sur les CDO. Les créances pourries qui plombaient le bilan des institutions financières reprennent de la valeur. Les bilans des banques s'améliorent de façon extraordinaire.


Tout le monde loue la présence d'esprit de nos décideurs qui nous ont permis de traverser cette crise sans trop de casse.


On est le 24 décembre et le CAC est à 5000... et demain c'est Noël.


GameOver

Commentaire n°8 posté par GameOver le 02/05/2010 à 15h47

Bonjour et merci pour cet article.

Mais quelles solutions préconisez vous pour notre épargne face à la situation ?

Mettre son argent en Suisse ? acheter de l'or ? acheter du Francs Suisse ?

Merci pour votre avis qui devrait interesser tout le monde ici.

 

Commentaire n°9 posté par Marc le 02/05/2010 à 15h48

Bonjour Loïc et merci pour l'article. Deux questions toutefois :

1-Vous avez longtemps présenté comme possible un scénario japonais pour l'Europe. Selon vous il est devenu improbable. Pourtant les facteurs déclenchants de la déflation japonaises ne sont pas nouveaux. Pourquoi ne pas les avoir pris en compte plus tôt ?

2- Quelques prévisions selon les différents scénarios pour les indices boursiers ? Pensez vous toujours possible un CAC 40 à 1500 ?

Sylvain

Commentaire n°10 posté par Sylvain le 02/05/2010 à 15h59

A vue de nez, je "sens" bien le scénario argentin ;-)

Mais à moyen-long terme, une dévaluation de l'euro par création électronique n'est-elle pas envisageable si les grands pays, en premier lieu l'Allemagne, s'y résignent  ?

Commentaire n°11 posté par Jean-Marc le 02/05/2010 à 16h04

Merci pour ce nouvel article qui résume bien ce à quoi nous sommes confrontés.

Si jamais les taux montaient fortement, cela ne ferait qu'accéler le processus de faillite, la dette deviendrait insupportable.

Donc dans les différents scénarios que tu proposes, les taux d'un pays comme la France sont appelés à rester bas ou à ne pas trop remonter .

Peux tu confirmer si les taux des pays européens types UK, France,...sont appelés à rester bas pendant une longue période ou s'il existe une autre alternative ? Remontée des taux et explosion en plein vol type Argentine ?

Commentaire n°12 posté par Leo le 02/05/2010 à 16h09

Je plusse Marc:

1) quel scénario est le plus probable? 2) pour chacun de ces scénarios, quels sont les placements qui permettent de protéger/faire fructifier son épargne? 3) A défaut de savoir quel scénario est vraiment plus probable que les autres, n'y aurait-il pas lieu de diversifier ses placements (en d'autres mots, de quitter le placement d'abri en cas de déflation, çad le cash pour se répartir en immobilier, en or, en actions (quels pays, quels secteurs), en obligations et en cash (quelles devises))?

Je réagis à chaud.  Mais je réfléchis à toutes ces questions de mon côté même si j'ai déjà  ma petite idée: cash si déflation, matières premières si planche à billets (mais de toute façon, je pense que les pays émergents se découplent, que leur demande de matières premières va continuer à s'accroître, ce qui va faire augmenter leur prix et donc provoquer une "inflation importée" en Europe et aux USA), de toute façon plus d'obligations d'état (sauf de courte durée) ni d'assurance-vie mono-support...

Commentaire n°13 posté par Actionman le 02/05/2010 à 16h36

Bonjour,

Dans le scénario a) ne pourrait-on pas envisager que l'état Français trouve la clef ou la combinaison donnant l'accès au coffre fort de l'épargne des Français(leur actuel bas de laine qui pèse plus de 1000Mds€) et qu'ainsi ce soit l'épargant Français qui en procédant par arbitrage financerait l'accroissement de la dette gouvernementale nécessaire aux plans de relance. Ainsi l'épargnant pourrait finançer la relance sans amputer sur son pouvoir de consommation, voire même diminuer son taux d'épargne si celle qu'il a acquise est un peu mieux rémunérer. Ce scénario serait la poursuite de la politique des plans de relance comme indiquer dans votre scénario a) mais à la différence qu'ils ne finiraient pas dans le bas de laine des épargnants.

Commentaire n°14 posté par Alain le 02/05/2010 à 16h38

...et merci à Loïc pour ce dernier article comme je les aime.  Je suis en effet moins intéressé par les articles de trading.  Ceci dit, c'est très bien que chacun puisse trouver sur ce site ce qui l'intéresse.  Merci.

Commentaire n°15 posté par Actionman le 02/05/2010 à 17h30

Bon au final on n'est sur de pas grand chose...ni des taux, ni de vers où diriger son épargne, ...

Les taux c'est intéressant car s'ils sont appelés à monter fortement autant avoir du cash prêt à être placé. Mais même cela on n'en est pas sûr...j'envisage les taux rester bas pendant longtemps car si j'ai bien compris la dette deviendra insupportable or elle ne peut pas le devenir pour tous les pays de l'europe simultanément sinon c'est la faillite pour tous les états.

Commentaire n°16 posté par leo le 02/05/2010 à 17h39
A GO, et puis les extra-terrestres, subjugues par notre reussite socio-economique etincellante, jugent que notre progression est desormais suffisante pour qu'ils se decident a enfin entrer en contact avec nous! Suivie par une explosion technologique, culturelle et economique d'un siecle. Cac40 1M. Pourquoi pas? Rendu la... Rappel: Croissance du GPD moins deficit doit etre au moins egal a zero pour que la situation se maintienne, au minimum. Laissez-moi savoir quand cette formule sera positive dans les prochaines decennies. Albi
Commentaire n°17 posté par Albi le 02/05/2010 à 17h47

 

La part de la dette négociable de l’état Français détenue par l’étranger : 67%.


Oui mais quelle est la part détenue par les étrangers hors de la zone Euro?


Il est probable que des instituts financiers (Banques, etc.) tel que Grec ou Espagnole détiennent des obligations de l’état Français et que à l’inverse des institutions françaises détiennent des obligations espagnoles, mais tout cela reste dans la zone Euro. Donc cela ne change pas grand chose du moins pour l’instant.

 

Commentaire n°18 posté par Jean Yves M le 02/05/2010 à 18h02
Les plus gros perdant dans chaque scénarios : a) Le scénario le plus optimiste : ls generations futures b) Le scénario rigueur / déflation : les contribuables. les chomeurs c) Le scénario argentin : les créanciers, les consomateurs. d) Le scénario « planche à billets ». les éparniants, les benficiaires de rentes non indexees sur linflation.
Commentaire n°19 posté par toti le 02/05/2010 à 18h15

bonjour, en ce qui concerne le mail de shox plus haut, sur le quantitative easing qui permet le rachat de la dette par la banque centrale, est il possible que cette pratique se generalise mais de maniere discrete ( je pense aux questions de ron paul a la fed, qui soupconnait jp morgan et goldman de revendre la dette us pour laquelle ils etaient primary dealer a la fed en sous main ) de maniere donc ,a ce que la perte de valeur immediate de la monnaie n ait pas lieu , vu justement qu elle se fait de maniere discrete, et proportionnee ( justement pour s etirer doucement sur un scenario japonais ) ?? quand je dis proportionnee, je veux dire de maniere a ce que les pressions deflationnistes soient jugulees sans pour autant faire de la distribution de monnaie.

 

 

Commentaire n°20 posté par bobby le 02/05/2010 à 19h12

amha il ne faut pas compter sur le bond market pour empecher quoi qu'il soit. Le bond market savais tres bien les problemes en Grece depuis des annees (ou Italie, France, US, etc.) mais il c'est reveille il y a 3 semaines; penible... Ce meme bond market n'a pas reussi a freine le bulle immo, c'est lui qui controle les taux long et il a laisse faire (taux bas); vers 2007 il c'est reveille, trop tard!

concernant les scenarios possibles evoques par Loic, il faut rappeller que c'est des probabilites, on est dans "du jamais essayer jusqu'ici" et donc il y a pas mal des evolutions possibles. Egalement, ce genre d'article ne doit pas etre interprete comme "il y aura de la casse demain sur les marches"; le monde a vecu pendant des annees avec ce systeme surendete, il est possible qu'il traine encore pour plusieurs annees...

 

Commentaire n°21 posté par dacian(CREDO) le 02/05/2010 à 19h39

Planche à billet !

ça a toujours fonctionné comme ça, l'euro pose un problème mais on devrait bien arriver à contourner ça (BCE->Banque->Etat + assouplissement des règles pour les banques et youpi !) C'est sûr que ça pose un problème aux états les plus vertueux mais je suppose qu'aux états unis aussi certain état sont à la traine et alors ? on va pas faire comme les belges ? Si les allemands ne sont pas content de l'euro qu'il en sorte, on dévaluera sans eux. Le pétrole  coutera plus cher, on en consommera moins, le reste aussi ? On consommera moins de tout. De toutes façons, c'est notre destin, alors un peu plus tôt ou un peu plus tard ...

Commentaire n°22 posté par RonRon le 02/05/2010 à 19h55

Euh... pour ce qui est du concept d'équivalence ricardienne, c'est l'inverse, là. Au contraire les agents anticipent la hausse des impôts, donc ils épargnent plus. Si en théorie leur consommation reste inchangée (du fait d el'expansion monétaire générée avec le déficit), en tout cas elle n'augmente pas ce qui au final n'arrange pas les affaires de l'état confronté à une dynamique récessive.

Quand je dis récessive, c'est au sens économique, n'est ce pas, pas au sens génétique. M'enfin, scientifiquement, la réalité des concepts est supposée conserver un caractère dominant, d'où ma réaction. Bonsoir.

Commentaire n°23 posté par salomon le 02/05/2010 à 20h14

@Ronron,

Pas de planche à billet c'est sur car cela reviens à emprunter sans passer par les banques privés ce qui leur ferait perdre de l'argent, et d'autre part c'est illégal .

Cdt

 

Commentaire n°24 posté par Taxe Payée le 02/05/2010 à 20h26

Ben non Salomon, on cite souvent ce sens, mais concernant les anticipations des consommateurs-contribuables, le principe s'applique aussi dans l'autre sens.

GO

Commentaire n°25 posté par GameOver le 02/05/2010 à 20h42

Cet article résume très bien la situation actuelle et les risques que pose cette situation sur le plan économique et social. Je pense, pour ma part, qu'il est déjà trop tard pour faire marche arrière car nos économies sont beaucoup trop déséquilibrées pour pouvoir supporter une politique de rigueur internationale. La crise financière qui a débuté en 2007, et que l'on peut voir comme étant la suite logique des crises de 1987, 1993, 1997, 2000 et 2001, est en train de s'éterniser, remettant en question les promesses d'une sortie de crise rapide. En effet, comme vous le dites si bien concernant le FMI, qui sera le prêteur en dernier ressort des Etats-Unis, du Royaume-Uni, de l'Italie, de l'Espagne, du Portugal ou de la France? Tout le monde connaît la réponse : personne! Et que dire des déficits futurs du système de santé américain (Medicare, Madicaid) et du retrait massif à venir sur les 401K américains du fait de la loi ERISA de 1974? Que dire du krach immobilier à venir en Asie (Chine, Hong Kong, Singapour) et en Océanie (Australie)? La réponse est évidente, il est trop tard pour faire marche arrière, le plus dure est à venir, malheureusement.

Commentaire n°26 posté par kracheconomique le 02/05/2010 à 20h44

Les ministres des finances de la zone euro ont décidé, dimanche 2 mai, "d'activer" sans délai un plan d'aide à la Grèce de 110 milliards d'euros, dont 80 milliards à leur charge, et le reste apporté par le FMI.

 

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/05/02/l-europe-approuve-l-aide-financiere-a-la-grece_1345672_3214.html#ens_id=1268560

 

Prenons les quatre pays qui devraient prêter le plus :

 

- 1- L'Allemagne devrait prêter à la Grèce 27,92 % du prêt total, soit 22 milliards 336 millions d'euros.

 

- 2- La France devrait prêter à la Grèce 20,97 % du prêt total, soit 16 milliards 776 millions d'euros.

Vous avez bien lu : la France devrait prêter à la Grèce 16 milliards 776 millions d'euros.

 

- 3- L'Italie devrait prêter 18,42 % du prêt total, soit 14 milliards 736 millions d'euros.

 

- 4- L'Espagne devrait prêter 12,24 % du prêt total, soit 9 milliards 792 millions d'euros.

 

Les Etats européens vont maintenant emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, ils vont re-prêter ces sommes à la Grèce. Enfin, ils ne reverront jamais ces sommes car la Grèce ne pourra jamais les rembourser.

 

Cette folie a un nom : ça s'appelle un suicide collectif.

Commentaire n°27 posté par BA le 02/05/2010 à 20h48

Mais non BA, ça va laisser le temps aux banques de transférer les obliS dans l'assurance-vie de millions d'épargnants. Quand on partage à plusieurs ça fait moins mal... Perso je n'ai pas d'assurance vie mais je serais vous, je me demanderaiS si les obli euro n'ont pas été surpondérées pour garantir de tels taux... m'est avis que si.

GameOver

Commentaire n°28 posté par GameOver le 02/05/2010 à 21h11

Aux vues de tous ces senarii , il vaut mieux détenir de l'or . Au moins on peut dormir tranquille .

C'est d'ailleurs hallucinant comme la situation s'est dégradée à vitsse grand V pour la dette europèenne . Il y a encore 3 mois , on s'inquiètait qu'un euro puisse valoir 2 dollars ! Tout ceci ressemble fortement à un coup monté des financiers anglo-saxons pour détourner le problème de la dette américaine vers la dette europèenne .

Ceci dit il est clair que les déficits en France sont insupportables , ce qui n'empèche pas l'état de balancer l'argent par les fenêtres afin de maintenir les prix de l'immobilier intacts malgrè le fait que le secteur de la pierre n'a jamais créer le moindre point de croissance . Il faurdait plutot concentrer ses efforts sur l'industrie mais ce n'est visiblement pas la priorité alors que les chinois imposent des droits de douanes pour tout produit qui rentre dans leur pays . Elle est belle la concurrence libre et non faussée inscrite dans la constitution europèenne !

Et que font nos députés gracement payés pendant ce temps, il légifère sur l'interdiction de la fessée !!  Nul doute que la fessée va arriver et elle sera très pimentée .

 

 

Commentaire n°29 posté par jeanjean le 02/05/2010 à 21h33

On prépare les luges pour la Grande descente ? ou faut-il encore attendre un peu ? Je n'ai pas de produit financier, mais la chute est inévitable!

Commentaire n°30 posté par yojaf le 02/05/2010 à 22h03

Merci pour cette article,

Il serait aussi interressant de connaitre les pays qui achéte les obligation d'état est d'en connaitre les quantité. Je ne sais pas si quelqu'un a deja fait se boulot ?

 

Commentaire n°31 posté par logique le 02/05/2010 à 22h11

@ GO,

je ne demande qu'à apprendre. Références biblio sur internet bienvenues, stp, merci.  

Commentaire n°32 posté par salomon le 02/05/2010 à 22h17

@ Salomon


J'ai pris le premier que j'ai trouvé ici

et il est clairement dit:

"dès lors que les agents ont des comportements altruistes, et peuvent ainsi
contrecarrer les transferts publics par des transferts privés dans le sens opposé"


"Enfin, le dernier thème concerne l’altruisme et la neutralité ricardienne. Depuis
Barro (1974), de nombreux travaux ont étudié les conséquences de l’altruisme intergénérationnel,
et les transferts privés qui peuvent en résulter. Le résultat de base est la propriété bien connue de neutralité ricardienne : les transferts intergénérationnels
publics sont inopérants puisque les agents peuvent les annihiler par des transferts privés en sens contraire."

GO

Commentaire n°33 posté par GameOver le 02/05/2010 à 23h09

Salut Loïc,

Etant donné ces nouveaux constats et anticipations est-ce que tu ne conseilles pas d'augmenter la part d'or physique à plus de 5-7% du patrimoine ?

Bru

Commentaire n°34 posté par Bru le 03/05/2010 à 00h33

@tonton

J'aime bien ce genre de commentaire condescendant. Sauf que ceux qui ont ecoute les grands economistes / financiers etc... en 2008 on vu leur capital ampute de 50% ou plus.

Il n'existe pas de gourou en economie, a chacun de s'auto-former en diversifiant ses sources. Ce blog est une source divergeante du maintream, c'est en cela qu'il est interessant.

Commentaire n°35 posté par Alex6 le 03/05/2010 à 02h00

@ GO,

désolé je crois que tu fais fausse route concernant la neutralité ricardienne.

La base de l'idée c'est le rapport qui peut exister entre une politique de déficit de l'état et la réaction des particuliers (augmentation ou diminution de l'épargne, augmentation ou diminution de la consommation) dans la mesure où la dette liée au déficit devra être payée, au moins en partie, par l'impôt.

les comportement altruistes et les transferts intergénérationnels sont une simple extension de l'hypothèse, extension liée à la politique de protection sociale et de retraite par répartition.

Ces comportements et transferts sont de deux ordres: public (action de l'état) et privé (action des particuliers).

La stratégie de l'état est de mettre à la disposition des particuliers une pérennisation du pouvoir d'achat via le versement d'une retraite. la consommation est maintenue et la croissance est ainsi soutenue.

Une partie néammoins importante de ce pouvoir d'achat est redirigée vers l'épargne et la capitalisation privée. L'effort public visant à soutenir la consommation via le maintien du pouvoir d'achat se trouve amputé de la partie recapitalisée par le privé. Ce qui fait dire:

"les transferts intergénérationnels publics sont inopérants puisque les agents peuvent les annihiler par des transferts en sens contraire."

Il faut comprendre en sens contraire des visées de l'état qui lui souhaite voir ces fonds injectés dans la consommation de biens courants, fussent ils ou non reproductibles.   

L'altruisme est considéré comme motivation de l'épargne intergénérationnelle des acteurs privés, absolument pas comme la mise à la disposition du secteur public ( la consommation et donc la croissance) des capacités du privé.

Ce qui fait dire encore:

"dès lors que les agents ont des comportements altruistes, et peuvent ainsi contrecarrer les transferts publics par des transferts dans le sens opposé."

A mon avis c'est cela l'équivalence ricardienne. Les acteurs anticipent la recession et la hausse de l'impôt. Leur réaction est dirigée vers l'épargne, à visée courte (une tranche de vie) ou longue (un ou plusieurs sauts de génération). 

La consommation , dans le meilleur des cas, est stable.

Bonne journée.

Commentaire n°36 posté par salomon le 03/05/2010 à 06h14

@ GO toujours,

il est même possible de dire que les japonais ont très bien compris le concept de neutralité ricardienne et en présentent une démonstration éloquente. Car comme il est écrit supra dans l'article de Loïc:

"En résumé, les opérateurs privés japonais gagnaient de l'argent via leurs échanges commerciaux avec l'étranger, et investissaient cet argent en obligations d'état, ce qui permettait à l'état japonais d'augmenter sa dette et de poursuivre une politique de déficits sur une longue durée tout en bénéficiant de taux très bas."

 

Commentaire n°37 posté par salomon le 03/05/2010 à 06h37

Les Etats européens vont maintenant emprunter sur les marchés internationaux. Ensuite, ils vont re-prêter ces sommes à la Grèce. Enfin, ils ne reverront jamais ces sommes car la Grèce ne pourra jamais les rembourser.

 

Au moins, nous mourrons noyés à l’intérieur du Titanic « ZONE EURO » … mais nous mourrons noyés tous ensemble.

 

C’est ça, la solidarité.

 

Quand le Titanic « ZONE EURO » coule, personne ne doit rejoindre les canots de sauvetage.

 

Tout le monde doit prendre un seau, descendre dans la cale, et écoper.

 

C’est ça, la solidarité.

 

Nous mourrons tous dans le Titanic « ZONE EURO », mais ensemble.

 

Pour visualiser les prochaines voies d’eau qui vont apparaître dans la coque du Titanic « ZONE EURO », cliquez ici :

 

http://www.nytimes.com/interactive/2010/05/02/weekinreview/02marsh.html?ref=global

Commentaire n°38 posté par BA le 03/05/2010 à 08h51

Merci BA pour le lien.

C'est toujours trés interressant de pouvoir se faire une bonne idée de la réalité financière européenne. C'est dommage que l'on ne voie pas apparaitre la quantité de dette détenu par les pays étranger a l'europe.

Cela ressemble a une grosse montagne en ponzy cette histoire de dette.

 

Commentaire n°39 posté par logique le 03/05/2010 à 09h31

BA

 

A la place de NY Times je ferais pareil pour les etats US, Californie en tete; ils font quand meme tres fort ces winners (non pas que on est mieux en Europe), mais c'est un peu comme avec les japonais; en 90, Easy-Al a l'epoque a la tete de la FED, expliquait aux japonais comment il faut laisser faire defaut sur la dette, etc. pour que l'economie est assainie et puisse repartir; quand ils ont eu les memes problemes, silence. Maintenant ils sortent a nouveau en donneur de lecons; ama il faut rester petit et commencer deja par resoudre les problemes qu'on a chez soi, ensuite si ca marche, on peut donner un exemple; pas avant!

 

Commentaire n°40 posté par dacian(CREDO) le 03/05/2010 à 10h08

Le véritable pb des états... c'est qu'ils ne sont pas des banques!

http://www.lesmotsontunsens.com/si-la-grece-etait-une-banque-7397

La contrepartie aux aides des états l'année dernière aurait dû être une nationalisation du secteur bancaire, ce qui aurait évité ce problème: L'état aurait été la banque!

Au passage on aurait mis tout ce secteur, qui s'est gavé ostensiblement de primes astronomiques dès l'année suivante, au régime et les joueurs de ce casino mondial auraient eu la plumée qu'ils méritaient, non reportée sur le contribuable... Dont il est prévisible qu'il ne se laissera pas faire.

Commentaire n°41 posté par ylo le 03/05/2010 à 10h11

La BCE monétise la dette grecque :

http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?num=d90ab204c4ab15950e55696f1acaccee

On a vite de fait de s'assoir sur le traité de stabilité avec Trichet !!

 

Commentaire n°42 posté par jeanjean le 03/05/2010 à 10h53

La Banque centrale européenne (BCE) vient d’annoncer (aujourd'hui) qu’elle allait accepter les titres de dette grecque en garantie de ses prêts, quelle que soit leur notation financière.

Pour moi, cela signifie une dévaluation de fait de L'Euro par quantitative easing qui amènera l'inflation et pas la déflation. Alors, rester cash, est ce vraiment la solution pour préserver son patrimoine?

Et la déflation annoncée par ce blog, comment pourrait t'elle être possible car même si nos sociétés ouest-européennes reviennent à la frugalité, il faudra bien payer les matières premières nécessaires à notre survie même en quantités supposées moindre mais plus chères à l'achat puisque une asie en croissance interne fera immanquablement monter la pression sur les prix.

Y a t'il une monnaie offrant de meilleures garanties (dollar de Singapour,australien, canadien, couronne suédoise?)plutôt que d'investir dans de l'or?

Commentaire n°43 posté par mordoric le 03/05/2010 à 11h52

Bonjour, trois pays qui me semblent très intéressants (que ce soit pour un achat de monnaie à long terme, où même pour un projet d'exil si ça devait mal tourner en France dans quelques années...on ne sait jamais, l'arrivée au pouvoir d'un gauchiste populiste qui décide de spolier les épargnants) sont (liste non exhaustive évidemment) :

Canada

Australie

Norvège.

Pour la situation financière de ces états, peu endettés, pour la richesse en matières premières et pour la stabilité géopolitique associée à une culture occidentale proche de la notre.

 

Réponse de loïc abadie le 03/05/2010 à 15h17

merci pour cette belle analyse

en gros, loic, le scénario argentin serait le plus probable vu qu'à part l'Allemagne, les gouvernements n'auront pas le courage de réduire fortement les dépenses

cela veut dire qu'on passerait rapidement de la déflation à l'inflation ? on irait vers un krach obligataire, avec dépréciation de la monnaie

Commentaire n°44 posté par Samos le 03/05/2010 à 12h33

Je crois que Loic est parti.

Commentaire n°45 posté par Bill le 03/05/2010 à 12h47

Oui, en général en journée je travaille !

Réponse de loïc abadie le 03/05/2010 à 15h13

@ Salomon 36


Peut-être que je fais fausse route mais toi même tu dis "augmentation ou diminution de l'épargne". Ce qui tendrait bien à prouver que l'on peut avoir un comportement inverse si l'on pressent ou que la situation s'améliore (baisse des dépenses de l'état > anticipation de la stagnation des prélèvements - alors que dans une situation antérieure on envisageait une hausse des prélèvements)


Mais pour ma part c'est comme cela que je réagis aussi. Mais bon, je vais potasser cela.


GameOver

 

 

Commentaire n°46 posté par GameOver le 03/05/2010 à 12h49

Inutile de vous adresser à Loic, il est parti acheter de l'or

Commentaire n°47 posté par Bob le 03/05/2010 à 13h07

http://www.terrefuture.fr/2207/la-france-en-faillite-argentine-en-2010

La France en faillite argentine en 2010 ?

Pour se conformer aux exigences de la Banque centrale, du Pacte de Stabilité et du droit européen de la concurrence, les gouvernements successifs ont littéralement bradé le patrimoine public français, en moyenne à la moitié de sa valeur. Selon la quatrième de couverture de “La grande braderie du patrimoine public des Français”, il aura fallu à Jean Roux 4000 heures de travail pour regrouper, sur cinq ans, 20.000 articles de presse et publications économiques et financières… Ce livre, à partir de faits avérés et publiés, est le premier à mettre en perspective et à décrire la gigantesque « Opération Publique d’Achat » sur le patrimoine public des Français, et ce, au profit des grandes sociétés multinationales et des fonds de pensions américains.

En 2006, la dépossession porte sur plus de 500 milliards d’euros d’actifs : grandes sociétés nationales, transports aériens et ferroviaires, aéroports et réseaux autoroutiers, bâtiments publics, foncier domanial, patrimoine historique et artistique, musées nationaux, industries de la Défense, stock d’or de la Banque de France…
La privatisation sournoise du système public de protection sociale et de retraites, l’abandon à la spéculation anarchique du domaine public et du littoral, la privatisation rampante de l’eau, de l’image, de l’espace… sont également étudiés, ainsi que les techniques financières de dépossession et les montages sophistiqués sur fond de laxisme et de démission. L’auteur estime utile le rôle des syndicats (CGT, CFDT, FO, CFTC, SUD, CGC, etc.) pour la défense du service public et de l’emploi et contre les délocalisations et la désindustrialisation imposées par Bruxelles.

Après avoir décrit l’évolution des paramètres clés, qui, en dix ans (1989-1999), ont conduit l’Argentine à la cessation de paiement, l’auteur étudie l’évolution de ces mêmes paramètres pour la France et annonce le risque d’une faillite en chaîne des budgets publics à l’horizon 2010 : État, caisses de protection sociale et de retraites, collectivités locales !
En vingt ans ˆ la double décennie PS/UMP ˆ la dette de l’État français aura augmenté de 1 000 milliards d’euros (période 1986-2007, prévision). Le cumul des braderies en cours et de l’augmentation de la dette de l’État représente le chiffre effarant de 1 500 milliards d’euros dilapidés… de quoi offrir au peuple français un patrimoine équivalent à 10 millions de logements neufs, de 150 000 euros chacun (1 million de francs).
La France n’est pas le seul pays européen concerné. Mais la richesse historique considérable de son patrimoine et ses atouts économiques, géographiques, culturels, donnent à ce gâchis sans précédent dans son histoire une dimension toute particulière… existentielle.
À la vitesse de 1 milliard d’euros par semaine pour le budget de l’État, cumulé avec 1 milliard d’euros de déficit par mois pour les budgets sociaux, le peuple français, désinformé et inconscient, marche vers « la finale argentine », autrement dit vers l’abîme.

**********

 « La grande braderie du patrimoine public des Français » de Jean Roux, livre paru en 2006

Ce que nous rapporte Jean Roux est si effarant qu’on a peine le croire. Les privatisations opérées en France depuis 1987 auraient été faites, en moyenne à la moitié de la valeur des entreprises: la plus grande spoliation du patrimoine public depuis la vente des biens nationaux. Elles ont rapporté de 1984 à 2002 au total 90 milliards • à l’Etat ; elles auraient dû lui en rapporter deux fois plus.

Tout cela est énorme. Que faut-il en penser ? Jean Roux est un homme sérieux : commissaire aux comptes, financier international et historien, lauréat du Conseil supérieur de l’ordre des experts-comptables, il a dépouillé pendant cinq ans toutes les informations et commentaires de la presse économique et les rapports officiels sur les privatisations. Ses sources sont donc publiques. Il n’a pas de préjugés politiques apparent et en tous les cas ne remet jamais en cause les privatisations dans leur principe. C’est un homme simplement soucieux de la gestion du patrimoine public, de notre patrimoine.

On est d’ailleurs loin en la matière d’un clivage gauche droite : la gauche entre 1997 et 2002 ( gouvernement Jospin) a privatisé davantage ( 50 milliards d’•) en cinq ans que les trois gouvernements de droite qui l’avaient précédée en dix ans ( 40 milliards • ), et dans des conditions généralement plus douteuses.
En 1980, le secteur productif public représentait 1 088 000 salariés ; en 1984, soit après la grande vague des nationalisations Mitterrand, il passe à 1 762 000 salariés ( 16 % du secteur productif, 17 % du CA, 40 % des immobilisations). Après ce pic historique vient la décrue : il ne représente plus que 1 132 000 salariés en 2003, moins encore aujourd’hui. Il est passé de 10,5 % de l ‘emploi productif en 1984, à 5, 3 % en 2000.

L’estimation d’un rabais global de 50 % est une moyenne entre des opérations relativement convenables et des cessions d’actifs publics particulièrement scabreuses. Parmi celles-ci , on citera le cas du BRGM qui vend en 1993 pour 788 millions de F un patrimoine minier estimé ultérieurement à 12 milliards de F ou encore celui de la SFP cédée pour 4,5 milliards • en 2001 , un montant que la profession cinématographique française dans sa totalité qualifia de scandaleuse, une opération intervenue après que l’Etat, obligeant les chaînes de télévision à acheter les programmes hors du secteur public, lui eut coupé les ailes. Comment ne pas évoquer aussi la cession en 2001 des Autoroutes du Sud de la France qui permettent à l’acheteur final de réaliser en 2005, et cela sans le moindre risque, une marge brute d’exploitation de 65 % ! L’Aérospatiale elle-même a été cédée à un prix que l’on estime généralement très sous-évalué.

Aux privatisations d’entreprises proprement dites, s’ajoutent la cession du patrimoine immobilier de l’Etat ou des entreprises publiques, souvent en « bloc » , c’est-à-dire avec des rabais de 50 % : appartements ou bureaux de la Banque de France, de la SNCF, d’EDF, du Crédit lyonnais ou encore la cession d’une partie du stock d’or de la banque de France , « fausse bonne idée de Nicolas Sarkozy » (La Tribune 18 /11/04) , à un moment où tout laisse supposer que l’or est durablement à la hausse.
A cela s’ajoutent différentes techniques dont l’effet est aussi la réduction du patrimoine public : externalisation ( on en a vu les effets fâcheux dans l’affaire du Clémenceau) , titrisation etc.

Au chapitre de la gabegie de l’Etat et de la légèreté de sa gestion au cours des dernières années, Jean Roux décrit aussi les effets dévastateurs de l’affaire du Crédit lyonnais ( 1 milliard • au moins pour la seule affaire Executive Life : on dira à juste titre que ces erreurs là sont l’effet de la nationalisation, mais cela ne justifie pas que l’on privatise n’importe comment ), la légèreté de la gestion de France-Télécom , qui a fait cadeau de 11 milliards • à sa filiale allemande Mobicom ( dont 8 milliards sont revenus à l’Etat allemand par le biais de la vente d’une licence finalement inutile !).

Malgré les recettes des privatisations, les années 1980, 1990 et 2000 voient l’endettement public français cro&i

Commentaire n°48 posté par yoananda le 03/05/2010 à 13h38

Je suis assez intéressé par votre discussion. Effectivement les fondamentaux économiques classiques (qui feraient tendre la situaton actuelle vers la déflation) ne résistent pas à une nouvelle donnée : l'impact de la croissance exponentielle des pays émergents, en d'autres termes l'impact de la mondialisation.

Comment évaluer l'impact de ce relais de croissance hallucinant qu'est la mondialisation.

J'avais déjà eu l'occasion d'interroger Loïc sur ce point, n'étant pas spécialiste. Une étude serait en tout cas très intéressante.

Commentaire n°49 posté par Zébio le 03/05/2010 à 13h40

Le scénario a) est juste un scénario retardateur.

Le scénario b) est celui de l'argentine de 1999 à 2001. Il fabrique toujours et immanquablement les conditions du scénario c), le défaut.

Sauf dans le cas a) où l'Etat s'endette massivemment pour contrebalancer. Mais ça ne fait que retarder le problème.

Le scénario c), le défaut, ne résoud rien. La source du problème étant le libre-échange et un rapport de force à l'avantage des financiers/créanciers. La preuve : moins de cinq ans après son défaut, l'argentine se retrouve confronté au même problème et à commencer à s'inscrire très largement dans le cadre du scénario d)

En somme, tout conduit toujours et immanquablement au scénario d)

Or, le scénario d) est parfaitement maîtrisable. Dans la mesure où les planches à billet sont des lignes de crédit, l'hyperinflation est techniquement impossible.

En revanche, une monétisation douce, combinée avec le retour du financement monétaire des Etats (fin des marchés obligataires), la dévaluation des devises occidentales et une toute petite dose de protectionnisme peuvent tout à fait permettre une sortie de crise sans heurt, qui devra de toutes façons se faire sur le dos des épargnants et des apprentis spéculateurs, de type BX4.

Commentaire n°50 posté par Dav le 03/05/2010 à 13h44

"Dans la mesure où les planches à billet sont des lignes de crédit, l'hyperinflation est techniquement impossible."

Il faut arrêter de rêver ! Les pays qui nous fournissent en pétrole et matières premières vont accepter de nous fournir en échange de bouts de papier sans valeur ? Et continuer à nous faire confiance éternellement ? Non seulement l'hyperinflation est possible dans un scénario de monétisation, mais elle est même très probable (sauf monétisation à un rythme très faible, qui ne résoudrait pas les besoins de plus en plus insatiables de nos états boulimiques).

une sortie de crise sans heurt, qui devra de toutes façons se faire sur le dos des épargnants et des apprentis spéculateurs, de type BX4.


Nous n'allons pas nous laisser faire, et les solutions de protection sont connues (conversion du cash en biens tangibles en faisant attention au timing). Désolé pour les parasites qui croient qu'ils vivront toujours sur le dos des autres en leur volant leurs biens à chaque fois qu'ils en auront besoin.

Mais quand bien même ces parasites réussiraient leur vol, il y a un fait contre lequel ils ne peuvent rien faire : La France est complètement dépendante de l'étranger pour ses approvisionnements, donc de la confiance que l'étranger a dans sa monnaie. Si on fait fuir les capitaux ailleurs (via une politique de spoliation directe ou indirecte) et qu'on floue les créanciers étrangers, la France (et les boomers-parasites qui vivent dans leur petite bulle) sera mise hors-jeu (le monde peut parfaitement se passer d'elle). Je suppose que bien avant d'arriver à une telle extrémité, les boomers auront été mis à la porte par ceux qu'ils voulaient spolier.

Réponse de loïc abadie le 03/05/2010 à 15h12

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recommander

indices

 

 

 

 

 

 

 

Home builders ind. 

 

 

 

 

 

 

Nikkei 

 

 

 

 

 

 

 

Dow 

 

 

 

 

 

 

 

track.bear BX4

 

 

 

 

 

 

 

Shanghai

 

 

 

 

 

 

 

Inde-BSE

 

 

 

 

 

 

 

 

un compteur pour votre site
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus - Articles les plus commentés