File trading juin 2009 : vers la fin du rebond ?

Publié le par loïc abadie

charte du blog

Les premiers signes d'essouflement du rebond en cours depuis mars apparaissent sur les indices.


a) Les volumes sont en chute libre sur le Dow, et baissent aussi sur le SP500 (de façon moins marquée), et le chaikin money flow confirme cette situation :



b) Exprimé en onces d'or, le SP500 forme une figure de sommet bien nette, la même remarque peut être faite sur le dow exprimé en euros.



c) Des divergences haussières apparaissent sur le VIX, dont les points bas sont de plus en plus hauts depuis 2 semaines.



d) Le put-call ratio (moyenne à 20 jours, utile pour cerner les grandes tendances) est au plus bas depuis novembre 2007, et semble amorcer une figure de creux.



e) Le bull bear spread est à son plus haut niveau depuis le début 2008, à 17,2%, et même les économistes pessimistes comme Nouriel Roubini (qui a produit de nombreuses analyses intéressantes sur la crise en cours, bien qu'ayant assez fortement sous-estimé son importance, au moins à ses débuts) semblent commencer à croire à une reprise. La progression de cet indicateur depuis trois mois (+37%) correspond à l'amplitude habituelle de ses plus grandes vagues de hausse.




Il n'y a pourtant pas la moindre raison fondamentale qui permette de croire que les plans de relance actuels puissent avoir un quelconque autre effet que d'aggraver encore la situation.
Je suis d'accord avec les analystes qui anticipent une récession en W, mais certainement pas sur l'endroit où nous nous trouvons dans ce W (dans le premier quart de la branche descendante...qui peut quand même avoir quelques zigzags ponctuels de quelques mois vers le haut !).


Dans le contexte d'une crise provoquée par la plus grande bulle de crédit de l'histoire, certains estimeront peut-être que le fait que la dette totale des USA soit passée de 350% au debut de la crise à 373% au 1er trimestre 2009 (et certainement plus au T2 2009, les chiffres seront disponibles le 11 juin), est un signe d'amélioration.
Ils restent persuadés que la dette du système peut augmenter infiniment, que les pays émergents seront toujours enthousiastes à l'idée de travailler pour livrer gratuitement aux cigales que nous sommes tous les produits dont nous avons besoin, et que nous pourrons continuer éternellement à les payer à l'aide de reconnaissances de dettes pour  consommer toujours plus sans produire...


Laissons ces experts croire à leurs rêves de reprise durable, laissons les imaginer que l'impression de quelques milliards de morceaux de papier va constituer pour nous une création de richesse et une croissance grâce à la relance du "Saint-Graal du boomer de base", la "consommation"...et regardons les faire de loin !

N.B : Il n'y a évidemment ici aucune attaque de ma part contre une catégorie d'âge, mais contre une forme de pensée excessivement hédoniste qui s'est développée à la fin des années 60 et  qui peut se recontrer dans toutes les tranches d'âge aujourd'hui. Vouloir profiter de la vie est une excellente chose, mais vouloir profiter de la vie avant d'avoir produit ce dont on a besoin, en vivant aux crochets d'autres  pays et des générations futures ne peut que conduire à une impasse totale.
 
En conclusion :

- La période actuelle me semble être une bonne opportunité pour alléger ou même solder les positions actions pour ceux qui en ont (sauf rares cas particuliers d'actions non sensibles aux indices généraux). Même si les indices peuvent encore gagner 5 ou 10%, il est prudent de sortir aux niveaux actuels après un rebond des indices de 35 à 40%.

- Elle constitue un point d'entrée possible pour des positions baissières, vu les signaux d'essouflement donnés plus haut. Il est encore risqué vu que les indicateurs de sentiment de marché ont encore une marge de progression pour atteindre un niveau d'optimisme extrême, et qu'aucune rupture de la tendance haussière n'est  visible pour le moment. Les plus prudents attendront d'être à 20-25% sur le bull/bear spread, 22-25 sur le VIX, au risque de rater le début du retournement. Cela supposerait un SP500 nettement au dessus de 1000, et l'invalidation des signaux d'essouflement du rebond que j'ai donnés plus haut.

Pour ma part j'ai commencé à prendre des positions baissières pour un peu plus de 20% de mon portefeuille.


Au niveau des devises, il y a sans doute aussi une opportunité à la baisse sur la parité euro/dollar à moyen terme (quelques semaines à 3-4 mois) vu le consensus haussier record présent actuellement sur l'euro.


Publié dans bourse

Commenter cet article

zebios 13/10/2009 18:47


Si je peux me permettre Loïc, concernant la comparaison de la crise acttuelle avec la crise japonaise, un commentaire concernant la valeur du yen à l'époque et du dollar aujourd'hui : Le contexte
est totalement différent.

Le yen a grimpé pendant la crise en raison de la demande liée au carry trade, des taux 0 au Japon et plus élevés ailleurs. C'était purement spéculatif et ça n'avait rien à voir avec des
circonstances macro ou la déflation.

Pour cette raison je pense que la valeur du dollar duminuera encore, les taux d'aujourd'hui, bas partout, éliminant toute démarche de carry trade.

L'euro baissera aussi en valeur, mais ce qui précède est surtout important pour la comparaison des monnaies et de l'or ; valeur dont la hausse n'est pas liée à la potentielle hyperinflation
qu'on nous présente, mais bel et bien en raison de la dépréciation générale des monnaies.

La bulle spéculative sur l'or démarrée il y a des années (voir graph. en mensuel)est loin d'être finie je pense. Il nous manque sur le LT une dernière vague haussière hallucinante.


JohnJohnDeParis 06/10/2009 13:31



MARCHE : LE CAC A 3550 DANS DEUX SEMAINES - IG MARKETS - Le 5/10/2009

(CercleFinance.com) - IG Markets vient de publier un note selon laquelle il assure que le CAC 40 est entré dans un cycle baissier à court terme (une à deux semaines). 'L'analyse de marché permet
d'anticiper une poursuite de la consolidation baissière vers le support à 3550 points à court terme', précise l'établissement, qui ne remet pas en cause pour autant la tendance haussière à
moyen/long terme, dont les garants restent ' parfaitement préservés'. Les raisons de cette inversion de tendance : nombre de résistances ont été touchées, ce qui pousse à des prises de bénéfices
techniques.

C'est le cas des indices, comme le Nasdaq Composite qui recule depuis 2160 points, le Nikkei 225 depuis 10800 points, le Dow Jones depuis 9910 points et le CAC 40 depuis la forte résistance à
3850 points.

Tout comme l'or et le pétrole, qui ont aussi atteint d'importants niveaux de résistances, à 1032.8 dollars pour l'once d'or (sommet historique) et 73 dollars pour le baril de pétrole.
L'euro/dollar a lui aussi atteint une cible évidente à 1.4870 dollars. Et, une nouvelle fois, la Livre Sterling a agi comme un baromètre du marché, un indicateur précurseur avec la rupture du
support à 1.15 euros, intervenue au début du mois de septembre.

Dernière remarque, le titre Total (première pondération du CAC 40) ne parvient pas à franchir 42 euros, niveau de résistance majeure depuis plus d'une année. Or, l'indice CAC 40 ne peut pas aller
plus haut sans Total.

Au final, IG Markets dit rester haussier pour les prochains mois 'tant que le support majeur à 3400 points tient'. La traduction de ce support majeur est à 960 points sur
le S&P 500, 8890 points sur le Dow Jones, 5100 points sur le Dax 30 et 9050 points sur l'indice Nikkei 225.



Jonathan Balsamo 15/07/2009 23:44

+ la dette publique augmentera dans le monde , + la préssion déflationniste nous menacera !!!!

Wilfried 29/06/2009 14:10

Début juin, vous avez écrit : "Dans le contexte d'une crise provoquée par la plus grande bulle de crédit de l'histoire, certains estimeront peut-être que le fait que la dette totale des USA soit passée de 350% au debut de la crise à 373% au 1er trimestre 2009 (et certainement plus au T2 2009, les chiffres seront disponibles le 11 juin), est un signe d'amélioration.Ils restent persuadés que la dette du système peut augmenter infiniment, que les pays émergents seront toujours enthousiastes à l'idée de travailler pour livrer gratuitement aux cigales que nous sommes tous les produits dont nous avons besoin, et que nous pourrons continuer éternellement à les payer à l'aide de reconnaissances de dettes pour  consommer toujours plus sans produire..."Mais qu'en est-il exactement de cette DETTE TOTALE, car je suis dans l'incapacité totale de pouvoir trouver un article la dessus !Au plaisir de vous lire !

loïc abadie 29/06/2009 14:32


Bonjour, toutes les infos sont disponibles ici :
http://www.federalreserve.gov/releases/z1/Current/


Lachique Madeleine 22/06/2009 19:36

C'est curieux depuis plus d'une semaine je suis bloquéée au commentaire 211 de la file trading de juin