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Publié le par loïc abadie

Une semaine qui ressemble aux précédentes, avec le lot habituel de paniers obligataires déclassés, des dérivés de crédit qui continuent de plonger et des fonds de trésorerie dynamiques en difficulté (les trois derniers en date appartenant à la BNP, ça ne concerne que 2 milliards d'euros, mais ça fait quand même mauvais effet, surtout pour des fonds censés être des placements de trésorerie à court terme).

Signe que les tensions commencent à devenir plus sérieuses, la banque centrale européenne se voit obliger d'injecter un montant record de liquidités (94,8 milliards), le précédent record (69,3 milliards) remontant au lendemain du 11 septembre 2001.
http://www.boursorama.com/infos/actualites/detail_actu_marches.phtml?news=4491090

On suivra avec intérêt les chiffres des ventes de détail aux USA (juillet) lundi prochain, pour voir si la récession immobilière US commence à s'étendre à la consommation des ménages...les signes devraient toutefois être plus marqués cet automne et en fin d'année.

Dernière remarque sur les indices : le rebond a bien eu lieu, comme le montre ce graphique du Dow Jones (réalisé à partir du site boursorama), mais semble pour le moment en train d'avorter rapidement après que le dow ait buté sur une résistance importante, et les baissiers ont l'air de reprendre les choses en main. Le cours du tracker BX4 apprécie évidemment !

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Monsieur Glob 13/08/2007 18:32

http://micheldeguilhermier.typepad.com/mdegblog/2007/08/krack-des-march.html#commentsUn article que je me suis permis de laisser sur ce blog ce matin. Je rejoins ton point de vue bearish...Cher Michel,Je ne suis pas mécontent que vous évoquiez ce sujet. Nous avions parlé d’un possible choc des marchés suite à votre post du 22 mai 2007 concernant Blackstone. Lien ci-dessous :http://micheldeguilhermier.typepad.com/mdegblog/2007/05/chine_et_privat.htmlLa dernière période de hausse des marchés boursiers a été le fait d’une économie mondiale performante et d’une création très importante de liquidité par les institutions financières (taux bas et ingénierie financière du type CDO) et les pays émergeants. Cette liquidité a logiquement cherché à s’investir dans des actifs qui tendent à maximiser le couple risque / retour sur investissement.Depuis le 19 juillet 2007, les investisseurs réalisent que leurs investissements sont sans doute un peu trop risqués compte tenu d’un contexte économique qui pourrait se dégrader dans les mois à venir. Les prêts hypothécaires sont une chose, mais les leviers des LBO en sont une autre, le levier des hedges funds une autre encore (un des fonds Bear Stearns à la déroute était leveragé 80x…) et que dire des valeurs actions cycliques qui montent au ciel avec des anticipations de croissance de marges et de CA sans à-coup vers l’infinie (cela ne vous rappelle pas les télécoms en 2000 ?). A y réfléchir, le risque pris par les acteurs financiers était peut être un peu trop élevé…La question est maintenant de savoir ce qu’il va se passer ?Comme vous le soulignez très justement, les banques centrales n’ont pas injectés de très importantes sommes dans le marché monétaire sans raison. Les mots, « risque systémique » ont du être très employés ces derniers jours. Je suis une fois de plus en accord avec vous en disant que c’est un risque «technique » de court terme. Ceci étant, il s’agit pour moi d’une vrai prise de conscience qui entraînera (et entraîne déjà) une révision du prix du risque sur le moyen terme et par conséquent une révision du prix de toutes les classes d’actifs.Autre point inquiétant, la situation US des prêts hypothécaires ne va pas s’améliorer dans l’année qui arrive. Les américains (comme les anglais) empruntent en général à taux variables, chaque hausse des taux entraîne une hausse de leurs échéances et donc une baisse mécanique de leur pouvoir d’achat. Il est cependant possible de se couvrir contre ces hausses en fixant son taux d’emprunt pour quelques années. Ce que de nombreux ménages ont fait. Apres cette période de taux fixes, il convient de renégocier un nouveau taux sur la base du taux variable (qui a considérablement augmenté depuis). Un très grand nombre de ces renégociations arrivent en fin d’année 2007 et surtout au premier semestre 2008. La conséquence devrait être une nouvelle série de mauvaises nouvelles pour les investisseurs en crédit hypothécaire, une réduction du taux de croissance US en raison d’une baisse de la consommation des ménages, de la poursuite de la crise aigue du secteur de la construction et de la contamination du secteur financier.Enfin, le risque d’inflation est actuellement fort. Certes les hausses de taux pèsent sur les ménages et les entreprises mais souvent avec un certain retard. Les chiffres avancés de l’inflation ne sont à mon avis pas bons en raison de l’augmentation des prix des matières premières et des produits alimentaires. Les prix des sous-traitants chinois augmentent également car il faut bien que l’inflation chinoise se compense par une augmentation des prix des exportations. Il est donc possible de parier sur un maintien des taux d’intérêt voire une hausse comme annoncée en Angleterre. La bonne nouvelle pourrait venir d’une politique monétaire plus souple concernant la masse monétaire.Pour résumer : investisseurs qui réduisent leur exposition au risque, baisse de la croissance aux US (sans doute ensuite en Europe) et risque d’inflation non maîtrisé.Autres sujets potentiellement à problème comme mentionnés dans les post du 22 mai 2007 et qui entraîneraient également un repricing du risque : tension sur le dollar (carry trade et taux), défauts sur certains crédits LBO, amorçage d’une baisse de l’immobilier en Europe (inévitable au regards des valorisations et du cycle immobilier; premières baisses en Espagne et au UK), choc sur les marchés actions émergeants. A cela je tiens à ajouter, la chute des profits des banques (déjà assurée compte tenue de la baisse d’activité des hedge funds, des LBO et des crédits structures).Que faire ?Prendre ses profits la ou il y en a et attendre !! Attendre, Attendre, Attendre ! Le pire n’est pas encore dans les cours. Les secteurs les plus touchés seront les financières, le retail, la construction et matériaux de construction, les valeurs cycliques, les valeurs à forte volatilité.Comme le souligne Michel il y a toujours des sociétés qui se porteront bien et qui sauront tirer partie de cette période plus troublée. Il vaut alors mieux connaître très (très très) bien ces sociétés et leurs marchés. Comme Michel a investi dans WFMI et Apple, pour ma part je détiens un peu de Enensys (sur le marché libre) car je crois à l’arrivée massive du DVB-H dans les 5 ans qui arrivent.Concernant ce post, je peux me tromper mais c’est ma vision peu réjouissante des choses. Je préférerais que tout aille bien…Posted by: Bmf2000 | August 13, 2007 at 01:47 PMQue Faire ?Tout dépend de son time horizon. Si on est la pour le long terme, qu'on a pas besoin de capitaux, le mieux est de laisser et d'attendre.C'est mon cas.Si on a un besoin à court ou moyen terme, la on est dans une position délicate, car il faut parier ou pas sur une nouvelle dégradation du marché et, selon sa conclusion, vendre tout de suite ou attendre.

christophe cavaill�s 10/08/2007 10:57

Je m'interroge sur le qualificatif de CRASH boursier pour la crise que traversent les marchés. Qu'en pensez vous ? Pourriez vous m'envouer un mél pour une interview à ce sujet pour http://www.viatolosa.net par avance merci

loïc abadie 11/08/2007 15:06

Bonjour, pour le moment avec des variations quotidiennes de 2 ou 3% ce n'est pas encore un crash boursier, mais de simples "turbulences périphériques". D'autant que les indices restent proches de leurs records malgré la baisse récente (l'écart n'est que de 5 à 10% pour le moment).En situation de crash, on a des baisses sur les indices majeurs qui dépassent facilement  10% en une journée, et des mouvements de 25% et plus à l'échelle du mois.Quand nous serons vraiment entrés au coeur de la crise déflationniste (si elle se déclenche comme je le pense), les mouvements devraient donc être beaucoup plus puissants que ce qu'on observe en ce moment.