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Mercredi 25 avril 2007

Ce blog n'a pas pour objet la politique, mais en tant que citoyen, je ne peux pas rester inactif dans le cadre de la campagne électorale actuelle.

Je donnerai donc mon point de vue une fois et une seule sur cette élection pour expliquer mon choix.

D'abord, comme je l'ai expliqué j'attends une crise économique importante au cours du prochain quinquennat. Quel que soit le vainqueur du 2ème tour, nous aurons à y faire face, et aucun des deux candidats ne pourra empêcher son arrivée, vu que ses causes dépassent très largement le cadre hexagonal.

Mais en situation turbulente, la personnalité, la compétence, l'énergie de celui qui sera aux commandes pendant ce quinquennat est quand même importante !

Quand un ouragan frappe un navire, il vaut mieux avoir un capitaine responsable et énergique, capable de tenir fermement le cap pour passer au mieux la tempête plutôt qu'une personne qui improvise avec un plan d'action totalement flou.

En situation de crise, l'insécurité, la violence et la délinquance a tendance à augmenter fortement...il nous faut des gardes-fous solides.

En situation de crise, il nous faut quelqu'un qui ait un programme d'action précis, chiffré et pas quelqu'un qui refuse toute explication détaillée sur son programme et refuse tout débat sur les "questions techniques."

En situation de crise, il nous faut quelqu'un qui tienne compte des réalités du monde moderne, pas quelqu'un qui veuille gouverner avec des idées datant de près de 40 ans, et dont les alliés s'appellent "lutte ouvrière", "ligue communiste révolutionnaire, "parti communiste". Le mur de Berlin est tombé il y a près de 20 ans !

Pour toutes ces raisons, je choisirai sans hésiter Nicolas Sarkozy le 6 mai.

Ceux qui voudraient plus d'arguments et comprendre le danger que représente la candidature de Ségolène Royal pour notre pays pourront consulter le blog "esperance2007".

Bon vote à toutes et à tous le 6 mai, quel que soit votre choix !

 

 

par loïc abadie
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Mercredi 18 avril 2007
Rien de très nouveau cette semaine sur le front de l'économie et de l'immobilier aux USA :
Un petit rebond des mises en chantier observé en mars, une petite baisse des permis de construire, le tout ne remettant pas en cause la tendance baissière observée.
 
La crise des emprunts hypothécaires n’a pas eu le temps d’impacter les mises en chantier et les permis de construire, ce qui est assez normal vu que ces évènements sont l’aboutissement de projets qui ont démarré plusieurs mois auparavant, et on se situe dans une petite pause au sein d'une tendance baissière qui a commencé il y a près d'un an.
 
La semaine prochaine (mardi et mercredi), nous aurons des statistiques sur la vente de logements neufs et anciens, et donc une première indication sur l’effet de la crise des emprunts hypothécaires sur les ventes immobilières. Mais pour avoir une idée plus précise de la situation, il faudra probablement attendre le mois de mai (statistiques d’avril), peut-être même juin pour les statistiques de mai.
 
Coté emprunts hypothécaires, la flambée de défauts d’emprunteurs continue plus que jamais, avec des saisies immobilières en hausse de 148% en un an en Californie.
 Mais au niveau de l’économie générale, les liquidités continuent visiblement d’affluer (comme le montre la récente hausse simultanée des marchés, des matières premières et métaux précieux), et l’impact de la crise immobilière est encore modéréla courbe de l’agregat M2, qui ne fléchit pas est le signe que la création de monnaie par les banques privées (liée directement au crédit bancaire) n’a pas encore diminué.
 
Les ventes au détail restent assez dynamiques, ainsi que la production industrielle.
Le crédit à la consommation lui commence à s’essouffler, passant d’un rythme d’augmentation annualisé de 6% au T2 2006 à 1,5% en février 2007.
 
En résumé, il faut pour l’instant être très prudent avec les positions baissières (stop loss serrés et indispensables), les haussiers n’ayant pas dit leur dernier mot, et l’entrée effective en récession des USA étant plutôt à attendre pour la fin 2007 (pas avant). En même temps, pas de prise de risque à long terme sur les marchés actions, si le scénario de l’entrée en récession des USA fin 2007 se confirme, la hausse n’en a que pour quelques mois tout au plus !
Pour ceux qui voudraient tenter malgré tout une position de moyen terme sur une action peu risquée et décôtée sur capitaux propres, il y a la société "explosifs et produits chimiques" (EXPL / eurolist C en PEA ou les parts fondateurs EPCP hors PEA qui présente un bon profil (je ferai bientôt un petit article sur cette valeur défensive).
par loïc abadie publié dans : économie générale
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Mercredi 11 avril 2007

Malgré les apparences et la hausse des marchés actions, la situation continue de se dégrader sur le front des prêts immobiliers US :

Les défauts d'emprunteurs ont encore augmenté au cours du 1er trimestre 2007, dépassant les plus hauts niveaux de la récession de 2001 :

source

Une récente enquête confirme cette tendance dans les grandes villes pour le 1er trimestre 2007, avec des hausses de saisies immobilières de 31%  à Miami, 56% à New-York et 24% à Los Angeles

source

L'indice des constructeurs de logements (home builders index) n'a d'ailleurs pratiquement pas suivi le récent rebond des indices généraux, et cote ce soir entre 590 et 595.

 

 

par loïc abadie publié dans : immobilier
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Mardi 10 avril 2007

Les indices ISM sont des sortes de sondages effectués auprès des directeurs d'achats de sociétés américaines, qui indiquent le niveau d'activité. C'est une sorte de "baromètre des affaires" qui existe depuis 1931. Une valeur supérieure à 50 indique une expansion (croissance) et une valeur inférieure à 50 indique une contraction de l'activité (récession si le phénomène dure).

Voici les graphiques des ISM depuis 2004 aux USA, avec courbes de tendance : on peut voir une courbe en trois temps :

- Fin 2004, baisse des ISM depuis les sommets de 2004 (maximum de croissance du cycle) .

- Sorte de "palier" en 2005 - S1 2006 à un niveau encore élevé.

- Reprise de la baisse depuis le milieu 2006.

Les courbes de tendance obtenues vont dans le sens des prévisions de ce blog : poursuite du ralentissement aux USA pour le 1er semestre 2007, entrée en récession attendue à la fin 2007.

 

par loïc abadie publié dans : économie générale
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Mercredi 4 avril 2007
Une fois la crise passée, la demande mondiale en énergie va reprendre sa hausse, sous l'effet de la reprise économique et du développement rapide de pays comme la Chine et l'Inde. Le problème des ressources en énergie devrait alors refaire surface.
 
Les énergies renouvelables sont pour l'instant marginales (le site de l'expert Jean-Marc Jancovici est très clair sur ce sujet) :
 
-         l'éolien et la géothermie ne sont utilisables que dans des situations bien particulières (Islande et géothermie, certaines zone littorales pour l'éolien) et sont des sources très marginales incapables de couvrir une part importante de nos besoins énergétiques.
-         les bio-carburants nécessitent trop de surface cultivable et sont également assez marginaux en terme de contribution à nos besoins.
-         l'hydraulique est déjà massivement exploitée).
-         L'hydrogène dont les médias parlent beaucoup n'est pas une source énergie mais un simple moyen de stocker l'énergie produite par d'autres moyens.
- Seule l'énergie solaire est capable de couvrir nos besoins (et même bien au delà), mais on ne sait pas encore l'exploiter à des prix compétitifs face aux énergies fossiles.
 
Malgré tout pour l'approvisionnement du monde en énergie (de façon générale), il n'y a pas de problème majeur pour les 200 ans à venir à cause de l'abondance des réserves de charbon (c'est le niveau estimé des réserves en charbon).
 
Ce n'est pas écologique du tout, c'est clair (même si les techniques actuelles sont beaucoup moins polluantes qu'avant au niveau des particules et du soufre, le problème du CO2 existe toujours), mais l'écologie ne pèsera malheureusement quasiment rien dans un contexte de reprise économique mondial et de forte demande en énergie après la crise.
 
Pour le pétrole, la situation est plus complexe :
 
On peut trouver sur le web des sites qui nous parlent d'un prochain épuisement des ressources en pétrole (peak oil) et d'un monde dans lequel le pétrole viendrait à manquer ou deviendrait extrêmement cher. Plus en détail, la théorie du peak oil est en partie vraie : Le problème de l'épuisement ne se pose pas quand près de 100% des réserves ont été consommées, mais à 50%.
Au delà de ce seuil « fatidique » de 50%, la production commence à fléchir (la moitié des réserves a été consommée), alors que la demande (via chine et inde) continue d'augmenter.
Résultat : les prix flambent même si il y a toujours du pétrole.
 
Actuellement, on a de bonnes raisons de penser que ce seuil de 50% est proche (on l'atteindrait dans un délai de 5 à 15 ans, difficile à dire). En tout cas les champs d'Amérique du Nord et de la mer du Nord sont déjà sur le déclin, et la moitié des réserves du plus gros champ du monde (Ghawar en arabie-saoudite) a été consommée.
 
Par contre, et c'est à ce niveau que les tenants de la théorie du peak oil se trompent, il existe des solutions de remplacement relativement bon marché :
 
1) Les sables bitumineux canadiens  forment des réserves potentielles en pétrole équivalentes à celles de l'Arabie Saoudite et permettent de produire du pétrole synthétique à un prix de revient d'environ  20-25$ US (25-30$ canadiens)/baril. Des ressources du même type existent au Vénézuéla (Orénoque) et en Sibérie.
 
Le groupe Syncrude a fait depuis longtemps la preuve de la rentabilité de son modèle économique (il existe depuis 1978) et a déjà produit près de 2 milliards de barils avec une forte accélération ces dernières années qui va se poursuivre (200 000 bpj actuellement, 500 000 bpj prévus pour 2015). Syncrude couvre déjà 15% des besoins en pétrole du Canada et de nombreux autres projets voient actuellement le jour dans la région de l'Alberta. N'hésitez pas à consulter le site du groupe Syncrude pour en savoir plus !
 
 
2) Autre source possible, encore plus importante, et appelée à un développement considérable : le  « coal to liquid »
 
C'est à dire la transformation du charbon en pétrole synthétique via la réaction de Fischer-Tropsch.
 
La réaction de Fischer-Tropsch utilise comme matière première (au choix) le charbon, le gaz naturel, ou même la biomasse et fonctionne très bien avec le charbon seul (tous les types de charbon sont utilisables, la lignite, présente en abondance sur tous les continents étant économiquement le type de charbon le plus rentable pour cette réaction).
 
Ce procédé est connu depuis longtemps (1923) et a assuré l'autonomie en pétrole de l'Allemagne nazie et de l'Afrique du Sud sous le régime de l'apartheid.
 
Pour les aspects économiques, voici quelques ordres de grandeur :
- Les investissements nécessaires sont de l'ordre de 60 000 à 80 000 $ par baril de production journalière (bpj) d'après les études américaines disponibles mais Sasol prévoit d'abaisser ce seuil à 50 000$/bpj dans les nouveaux projets de grande taille lancés en Chine (article).
 
A ce niveau de prix (60000-80000$/bpj), les projets sont économiquement rentables dès 30 ou 40$/baril avec la lignite (un peu plus avec d'autres types de charbons), et la firme sud-africaine Sasol en Chine prévoir d'abaisser ce seuil de rentabilité sous les 20$ avec ses nouvelles grosses unités de production.
 
A noter que des projets comparables, avec niveaux d'investissements de 50 000 à 70 000$/bpj ont déjà été réalisés au Canada avec les sables bitumineux (voir syncrude) et ont donné de grosses unités de productions très rentables.
 
En dehors de la Chine qui a décidé de développer à grande échelle le procédé « coal to liquid » pour subvenir à ses besoins en pétrole (article 1 et article 2), certains responsables politiques aux USA commencent à faire pression dans le même sens, notamment pour que les USA dépendent moins des dictatures religieuses moyen-orientales.
Voici le point de vue d'un sénateur américain démocrate en faveur du "coal to liquid"
 
Et pour finir une étude technique économique et stratégique sur la transformation charbon -> pétrole.
 
Pourquoi ce procédé n'a -t-il pas déjà été massivement développé ? Tout simplement parce que le pétrole au dessus de 40$/baril est un phénomène très récent et que vu les investissements nécessaires, beaucoup d'entreprises et d'investisseurs attendent encore d'être sûrs que ces niveaux de prix seront maintenus à l'avenir.
 
En résumé, avec des réserves en charbon prouvées d'au moins 200 ans et la possibilité de fabriquer du pétrole synthétique à prix raisonnables à partir du charbon ou des sables bitumineux, nous ne manquerons certainement pas de pétrole après la crise. Il sera juste un peu plus cher que les 15-30$ que nous avons connu à  la fin des années 90 (mais on sait en fabriquer à des prix inférieurs au cours actuel du baril).
 
Evidemment ce n'est pas une bonne chose du point de vue de l'effet de serre, mais c'est quand même très probablement la « solution de facilité » qui sera choisie après la crise en attendant qu'on parvienne à maîtriser le solaire à des prix suffisamment bas (espérons que cela se fasse assez vite), ou la fusion dans un avenir lointain. 
 
D'un point de vue géopolitique, le charbon liquéfié offre un autre avantage : celui de ne plus dépendre du moyen-orient et de ses dictatures religieuses. Le charbon est présent sur tous les continents et Il est frappant de penser qu'avec les 500 milliards de $ gaspillés inutilement dans la guerre en Irak (coût moyen estimé, certains prévoient des chiffres bien plus élevés), les USA auraient pu se construire une capacité de production de 10 millions de barils / jour (soit près de la moitié de leurs besoins) en "coal to liquid", et bien plus encore si des capitaux privés avaient été associés à l'opération.
 
Ils auraient ainsi porté un sérieux coup à l'ensemble des dictatures religieuses du moyen-orient d'une façon totalement pacifique et naturelle (il n'y aurait même pas besoin de sanctions ou de blocus)  au lieu de les financer abondamment et seraient en prime devenus indépendants énergétiquement...
 
Cette stratégie de l'isolement avait d'ailleurs bien fonctionné face au bloc communiste et peut-être que ce sera finalement ce qui sera fait dans les 15-20 prochaines années comme le suggère le sénateur  démocrate Bryan Schweitzer !
 
Le secteur « coal to liquid » sera en tout cas sans aucun doute un thème d'investissement très porteur après la crise. Gardons en réserve le nom de la firme sud-africaine Sasol pour la prochaine reprise !
 
 
 
par loïc abadie publié dans : économie générale
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